"D'une part je n'appellerai pas cela une hypothèse mais postulat"
Ok, mais à l’époque des Grecs où tu te situes, le mot hypothèse désigne le genre d’une science, c’est le domaine d’une science.
L’hypothèse pose que quelque chose existe. L’hypothèse de la Géométrie pose la grandeur ou l’espace comme domaine de cette science. L’hypothèse de l’arithmétique le nombre. Sans espace, pas de géométrie ; sans le nombre, pas d’arithmétique.
Et sans "êtres en mouvements", pas de physique.
"d'autre part Aristote démontre que l'être existe ainsi que le mouvement ( dans le début de la physique si je me souviens bien quand il critique Zenon )."
Aristote ne démontre nulle part que l’être existe, ou alors il me faut une source. On ne trouve pas de critique de Zenon au début de la Physique, mais à la fin au livre VI concernant le mouvement avec la réfutation du paradoxe de Zenon. Go Wikisource.
"j'entendais le terme métaphysique au sens stricte comme d'une chose qui ne se restreint pas au champ de la physique mais ce permet de discuter sur ce qui demeure au delà de la physique ( pour les grecs il s'agissait du cosmos )."
Pour Aristote le cosmos n’est pas métaphysique, il est supra lunaire. Aristote ne parle presque pas du cosmos dans la métaphysique. Le Soleil et les étoiles sont visibles, il sait que ce qu’il cherche est une réalité invisible.
Aristote n’a jamais utilisé le mot "métaphysique" ?! Il fait une philosophie première, où il cherche, à partir de l’expérience, du sensible, ce qui est à la racine du visible concret. Ce qui est premier dans l’ordre de l’être. Mais il ne se perd jamais dans l’abstraction, ni dans les étoiles, et il part toujours de ce qui existe en face de lui ; qui contient en lui-même plus que du visible.
"la nature chez Aristote ne se réduit pas à du physique."
La nature ne se "réduit" pas, elle est du physique (la phusis). Phusis désigne la nature.
"On ne peut pas dire que l'explication du vivant reste d'ordre physique."
L’explication du vivant est l’enjeu de la physique, c’est la physique qui pose la question du comment face à la nature et va jusqu’à un pourquoi qui lui permet de découvrir la Nature en tant que principe du vivant, c’est-à dire le principe de Nature-Forme. La Nature est le principe de ce qui est mû.
Ce principe invisible et non matériel en tant que principe, se situe à la limite de la métaphysique, puisqu’il donne la cause de l’être visible.
La métaphysique cherchera la cause de l’être invisible, de l’être lui-même en tant qu’il est, antérieur à toutes les réalités visibles.