Le texte n'est pas très difficile. Dans la première partie, Marx traite de la lutte des classes. Ensuite, dans la deuxième, il traite du communisme, de ses buts.
Le communisme est considéré comme le remède à la lutte des classes. Des classes sont opprimées ? Abolissons les classes. En gros, c'est ce que propose Marx.
Et pour éviter que des classes se forment, corrélativement à sa thèse de la première partie selon laquelle l'économie est une infrastructure, voilà ce qu'il propose :
"En ce sens, les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette formule unique : abolition de la propriété privée."
D'où le terme de communisme : le communisme (dis-le bien, ça), c'est ce qui est commun à tous. Il n'y a plus de propriété privée. Marx ne souhaite pas abolir la propriété (comme on le dit souvent), mais abolir la propriété privée, c'est-à-dire l'enrichissement personnel.
Il n'y a plus d'enrichissement personnel. Il n'y a plus qu'un enrichissement de la communauté.
"Cependant, pour les pays les plus avancés, les mesures suivantes pourront assez généralement être mises en application :
3. Abolition de l’héritage.
5. Centralisation du crédit entre les mains de l’Etat, au moyen d’une banque nationale, dont le capital appartiendra à l’Etat et qui jouira d’un monopole exclusif.
8. Travail obligatoire pour tous ; organisation d’armées industrielles, particulièrement pour l’agriculture."