Ca je suis d'accord.
Mais les mots restent des mots, et "bleu" ne fera "voir du bleu" à aucun aveugle, pas plus que "voir du bleu" ne lui en fera voir. C'est vicieux de trop s'en référer au langage, même si c'est nécessaire et pratique pour un humain normal.
" "[...] une pensée vient quand "elle" veut et non quand "je" veux. De sorte que c'est une falsification des faits que de dire : le sujet "je" est la condition du prédicat "pense". Cela pense : mais que cela soit d'emblée ce bon vieux "je", c'est là, pour le dire en termes indulgents, une simple supposition, une simple affirmation, en aucune façon une "certitude immédiate". Et finalement, ce "cela pense" en dit déjà trop, car ce "cela" contient déjà une interprétation du procès et n'appartient pas au procès lui-même. On raisonne ici selon une habitude grammaticale : "penser est une activité, à toute activité appartient quelqu'un d'actif, par conséquent [...]"
Alors le meta-langage devient nécessaire, même si tout aussi risqué d'un point de vue de la lucidité.