marabounta
Posté le 26 mai 2005 à 18:10:26
tout est dans le symbole
>> Dans Oui-oui à la plage aussi, on peut trouver ( inventer ? ) nombre de symboles selon notre propre volonté et notre propre conscience. Faut-il pourtant en conclure que Oui-oui, ses amis et son monde existent ?
Dans ce cas-là prenez n´importe quel livre fantastique et mettez-vous à croire en ce qui y est inscrit, pretextant des images métaphoriques pour les choses inacceptable pour des hommes, trop incroyables et irréelles pour être crédibles, en se concentrant sur ce qui est plus ou moins plausible, exploitant les lacunes temporaires de la Science et de la Raison. Un peu de prosélytisme, un soupçon d´exploitation de la naïveté, un zeste d´élaboration de théories dont l´inexistence est momentanément impossible à prouver, et vous aurez, vous aussi, fondé votre système de coercition morale, de réponses infondées à des problèmes ( méta)physiques, de conditionnement des mentalités et de croyances. N´oubliez-pas de détailler l´histoire façonnée de toutes pièces d´un médiateur entre vos croyances et théories et le monde humain matériel, cela vous confèrera une aura mystique et vous donnera crédit auprès de tous.
Une question : Pourquoi considère-t-on certaines parties de la Bible comme imagées et à ne pas prendre au sens littéral et d´autres commes des choses avérées et à prendre au pied de la lettre ? Concrètement, pourquoi ne croit-on pas que Dieu ait pris la côte de l´homme pour créer la femme ( pretextant que c´est une image ) mais que le Paradis et l´Enfer existe.
Une des excuses de retranchement des croyants et religieux si ces deux lieux post-mortem venait à être réfutés sans conteste serait : Mais c´est un symbole, le Pradis et L´enfer sont les images de la conscience de l´individu à l´aube de sa mort ; L´un est le Paradis, c´est à dire que si cet homme a bien agi tout au long de sa vie, il se sentira reposé, débarassé de toute peur de la mort, dans un état de félicité et de plénitude. L´autre est l´Enfer, dans ce cas-là, si l´Homme à mal agi, il se sentira harassé par le remords, terrifié, dans la peur des maléfices retournés de ses agissements maléfiques.
De même, pourquoi croit-on réellement à ce Dieu miséricordieux, matériel, conscient, à l´image spirituelle de l´homme, donc sentimental, au lieu de croire que ce terme de " Dieu" est lui aussi un symbole, celui de la Nature, de l´emergeance de la Vie chez toute chose, de la création correlée d´éléments porteurs de vie.
Avouez que c´est un paradoxe flagrant...