Salut à tous.
Je propose une définition de l'éthique et de la morale (si elle est accepté, il sera peut-être judicieux de la mettre en post-it quand il y a des malentendus dans les débats).
Penchons-nous sur les questions relatives au comportement des hommes entres eux pour pouvoir vivre dans une société sans chaos effectif. Ces question existent car un besoin d'ordre existe pour l'espèce humaine, afin de garantir sa survie.
Ce qu'il y a d'intemporel et d'universel (comme le sont par exemple les mathématiques et la philosophie) sur ces questions-là, concernent uniquement l'éthique. L'éthique se forme par un effort de la raison qui va établir quels sont les actions moralement bonnes et moralement mauvaise, mais tout se passe sans aucune référence à l'Histoire, en ne considérant que l'essence de l'homme.
On aboutit à deux types d'éthiques différentes :
- L'éthique de type déontologique : le type d'action va déterminer si elle est moralement bonne ou non. C'est la morale (que je définis plus bas) qui pose quelles sont les types d'actions bonnes (elle le fait par le biais des maximes).
- L'éthique de type téléologique (telos = fin au sens de but) : l'effet (conséquence) de l'action va déterminer si elle est moralement bonne ou non. La morale a alors pour rôle de poser quels sont les phénomènes qui doivent être engendrés par les actions (exemple : plaisirs à autrui).
Passons à la morale : elle établit un ensemble de règles de vie à respecter. Comment ? En se fondant sur une éthique et en ajustant les principes de cette éthique aux circonstances présentes. Ces circonstances : les composantes d'une culture. Donc la morale varie en fonction des cultures.
Exemple 1 : les morales religieuses découlent d'une éthique purement déontologique ; facteurs qui entrent en jeu : principes déontologiques + état culturel lors de la rédaction des textes + rapports extravagants concernant les personnages tels que les prophètes + etc ...
Exemple 2 : Kant (Critique de la Faculté de Juger), propose une morale qui, fondamentalement, se fonde sur une éthique déontologique (notion d'Impératif Catégorique) : ne ment pas, même si c'est pour éviter un meurtre ! Pourquoi dis-je "fondamentalement", parce qu'il y a des ambiguités qui apparaissent quand on considère des maximes telles que "ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse" qui pousse à s'intéresser aux fins des actions.
Exemple 3 : citons aussi la morale utilitariste de l'anglo-saxon John Stuart Mill : une action est d'autant plus moralement bonne qu'elle occasionne des plaisirs nombreux et intenses (téléologique).
Chacun de nous, aussi, en fonction des circonstances, agit en fonction d'une logique qui suit une éthique soit déontologique, soit téléologique. Parfois, le choix est un dilemme : vais-je mentir pour éviter un meurtre (moi je déciderais "oui") ? Vais-je mentir afin d'avoir un bonbon en plus (beaucoup de personnes déciderait que "non", mais pour le fourbe que je suis ce serait "oui" quand même
) ?
Mais nos expériences passées (par exemple : éducation stricte) font que nous avons des tendances naturelles à choisir l'une des deux éthiques.
Par conséquent : les expériences passées qui nous ont façonnées ainsi que les circonstances présentes (risque de meurtre, ou occasion d'avoir un bonbon en plus) sont les deux facteurs principaux qui déterminent nos choix.