A notre époque, en occident du moins, la vertu et la notion de modèle, de maître, ou de sage ont quasiment disparues. Nous sommes tous devenus nos propres maîtres à penser. Et nous ne réfléchissons plus qu´en terme d´utilité ou de productivité, Individualistes et capitalistes en gros. La notion d´exemplarité est désormais obsolète, ni venant d´autrui, ni de soi-même. Les grecs faisaient pourtant grand cas de cette qualité qui traduisait probablement un effort sur soi-même, une vie de principes, une droiture morale. Aujourd´hui, même nos politiciens n´ont plus besoin de vertu pour accéder au pouvoir.
Décadence?
Décadence.
Mais au moins on tente de transmettre ces meme vertus a nos progenitures, meme si on ne les applique pas. Conscience parentale ? Surement.
bien sûre que nous sommes en décadence,regarde l Europe du 19ieme siecle et celle actuel,et tu comprendras la différence de puissance
l Europe actuel telle l empire romain,ne pensent que a ses jeux(le football,les stupidité télévisuelle telle que la star ac)et pendant se temps des gens se battent pour nous préserver(les USA),mais ils passent pour des barbares.un jour nous serons envahi par un enemie en ayant marre de nous,de nous regarder nous comporter comme des décadents,tout sa en jetant l argent par la fenêtre,alors que eux sont pauvre.et par dessus tout,tout comme l empire romain d occident,nous n avons pas de quoi nous défendre
nous sommes l empire romain d occident,les USA sont l empire romain d orient,les mercenaires au service de Rome se sont les pays de l Est(exemple:la Pologne),les barbares se sont tous les étrangers crevant la gueule ouverte et qui ne se gêneraient pas pour nous envahir(en l occurence les africains,les arabes voir même certain pays de l est ou pourquoi pas les asiatiques).
Un peu antique comme vision non petito? ^^
essayez de coller au thème à propos de l´exemplarité... parce la dérive est facile sur ce sujet ![]()
tu parlais de décadence de notre société,je ne fais que te répondre.bien sur cela est plus du plan politique,que philosophique(certain " stratege politique" en parle,et passe d ailleur pour des fous parfois...)
mtn en passant,je ne jete pas la pierre au présumé " barbare",il faut les comprendres.
est ce que quelqu´un pourrait m´expliquer en quoi c´etait mieux avant ? quand etait se fameux age d´or ou tout le monde se faisait une joie de servir d´exemple aux autres ? à quand dates tu ce paradis perdu ?
c´etait mieux avant ? sans doute, mais quand ?
Everlasting
Posté le 24 mai 2005 à 19:05:20
A notre époque, en occident du moins, la vertu et la notion de modèle, de maître, ou de sage ont quasiment disparues. Nous sommes tous devenus nos propres maîtres à penser.
>> Là, déjà je ne suis pas d´accord. Le modèle du Sage ( Socrate en est le meilleur exemple, surtout de la vision de notre époque ) a disparu dans sa forme antique, effectivement, mais il a été substitué par d´autres formes de vertues et surtout demaître, de modèle, principalement de réussite mais aussi d´intelligence ( qui rejoint indéniablement la notion révolue de Sagesse ou de sapience ) .
Il est vrai que la société s´est individualisée mais il n´en reste pas moins que nous ne sommes pas nos " maîtres à penser " , nous possédons un système élitiste ( faites abstraction des jugements de valeurs, la question n´est pas de savoir si cela est néfaste ou bénéfique ) qui nous fait nous affilier à toutes sortes de systèmes de penser, de valeurs subjectives, d´idées ( politiques, philosophiques, économique... ) . De plus, il est possible de considérer cette société occidentale comme une société normée, hierarchisée ( et c´est ce qui importe ici ) qui érige une sorte de classement, certains étant les " modèles " à suivre des autres. C´est en ce sens que la notion de maîtres subsiste, celle de modèle également bien sûr.
La vertu, il est vrai, est devenue plus que " personnelle " , l´universalité du clivage vice/vertu ayant périclité. Mais est-ce réellement un mal ? La disparition de la vertu au sens ou on l´entendais autrefois n´implique pas l´individualisme outrancier ni la disparition des modèles. Au contraire, elle les multiplie, permettant à chacun de choisir son modèle de vie, calqué sans doute aucun sur celle d´une autre personne l´ayant précédée ( un personage célèbre très relativement, mais dont la réussite est reconnue, mais aussi un parent ou un proche... ) .
La vertu étant incontestablement subjective, il n´est pas plus mal qu´elle disparaisse, ou plus exactement qu´elle se mue, se divise et deviennent modelable à souhait, dans la limite de l´acceptable moral.
Et nous ne réfléchissons plus qu´en terme d´utilité ou de productivité, Individualistes et capitalistes en gros.
>> Un peu simpliste, mais pas tellement faux. Et le " nous" ne peut inclure la totalité des occidentaux ni leur globalité, ce serait absurde. En revanche, ce que l´on peut dire sans se risquer, c´est que cet " utilitarisme" dérivant sur l´emergeance de l´homo oeconomicus est en perpetuelle expansion et se développe de plus en plus en société capitaliste.
" La notion d´exemplarité est désormais obsolète, ni venant d´autrui, ni de soi-même. Les grecs faisaient pourtant grand cas de cette qualité qui traduisait probablement un effort sur soi-même, une vie de principes, une droiture morale. "
>> Non, quand même, c´est hyperbolique ! L´exemplarité est fortement mise en exergue par ce type de société, institutionnalisé, normée à l´extrême, bienpensante et où l´exemplarité n´est pas inexistente selon moi. Le meilleur exemple étant la société américaine, ou le puritanisme découle sur une exemplarité ethique, morale, et surtout très a cheval sur les principes ( attention, c´est ici la société et les mentalités que j´évqoque, pas le gouvernement ou quelque autre mouvement ou fait politique ) .
Il faut dans nos sociétés être exemplaire, se montrer droit, ne pas sortir du droit chemin, ne pas dévier ( la déviance étant fort mal vue et parfois criminalisée ) , et ce sur le modèle du bon petit contribuable parfait. Si cela n´est pas l´exemplarité probante...
" Aujourd´hui, même nos politiciens n´ont plus besoin de vertu pour accéder au pouvoir. "
>> Non, de savoir. Après reste à voir si ce savoir, mis au service de leur idéologie, vous correspond ou pas. L´avis de chacun se basera sur ces vertus, sur l´idée que l´on se fait de notre pays, sur les principes que l´on souhaite suivre. La politique influe sur les moeurs et les mentalités, ainsi que sur la pensée générale, c´est pourquoi voter en faveur d´un politicien revient à adhérer à ses principes moraux, à ses idéaux et evidemment à son idéologie.
" Décadence? "
>> Oui et non pour ne pas se mouiller. Oui dans le sens où effectivement les individus sont de plus en plus attachés à certaines choses futiles et moins primordiales qu´auparavant ( la philosophie pour faire original ) , où nous devenons des calculateurs visant à maximiser leur profit nonobstant les principes qu´ils ( n´)ont ( pas), où nous abandonnons peu à peu l´interêt à certaines choses que je pense importantes ( mais encore une fois c´est un avis très subjectif ) ; mais a contrario, il ne faut pas dramatiser ni jouer les alarmistes nostalgiques, nous ne sommes pas en décadence intégrale, la vertu les modèles et les principes n´ont pas été anéantis par l´industrialisation et le capitalisme rentré dans les moeurs , et les politiciens ne sont pas, comme on l´entend si souvent, " tous des pourris " ^^
Mais finalement, n´est-il pas mieux de penser par nous-même ? Parce qu´après tout pourquoi la pensée d´un autre serait-elle meilleure que la mienne ?
penser par soi meme c´est bien beau mais il ne faut pas oublier que ce sont les autres qui nous apprenent a penser
Nous apprendre à penser, oui. Mais nous apprenent-ils QUOI penser ? Je ne pense pas. Si l´on veut s´en sortir n´est-il pas mieux de penser pour soi ? ( je ne parle pas en cas d´égoïsme, mais en tant que pensée propre, sans suivre un courant littéraire ou philosophique ou quoi que ce soit). L´originalité de la pensée n´est-elle pas d´être propre à chacun ? Je pense que nous devrions chacun avoir notre façon de penser, sans donner d´exemples ou dire quelle est la meilleure façon de le faire.
pour moi, ce sont ceux qui nous ont appris a penser ( donc en grande partie les parents) qui nous apprennent quoi penser ou du moins sur les grandes lignes, après on peut evoluer selon ce que l´on apprend au cours de sa vie mais cette façon de penser originelle restera toujours presente
Il est vrai que la façon de penser des parents se fait beaucoup ressentir sur leurs enfants. Mais je pense qu´il faut se détacher de cette transmission de structuration de pensée, notre esprit n´est libre que s´il est seul.
c´est bien beau de vouloir se detacher de tout et de vouloir avoir un esprit pensant d´une façon entierement autonome sans apport exterieur
pour ce faire, commence par penser sans language ^^
C´est impossible ![]()
Chaos_Clad: le principe du maître implique la présence d´un élève ( toi en l´occurence
) . Et le but est d´apprendre, dans un premier lieu les moyens de pensée comme l´a dit Vialatte, dans un deuxième temps de partager certaines pensées. Ainsi le maître confiera quelques unes de ces réflexions sur les principaux domaines de la philo. C´est ce que faisait Socrate par exemple en discutant beaucoup avec ses disciples.
Mais il ne s´agit pas ici de chercher à imiter le maître. Mais de le comprendre et de parvenir à le dépasser en analysant ses dires.
Les parents sont les premiers maîtres car c´est ce qu´ils font: jeter les bases ( morale, principes et autres) puis lui proposer un mode de vie, dont il va s´affranchir à l´adolescence.
Mais sans les bases et quelques éléments de départ, on ne va pas loin et donc apprendre uniquement par soi-même est très limitant. On a besoin des autres pour progresser et c´est agréable d´avoir des gens qui excellent parmi eux. Je suis persuadé que vous avez dans votre vie quelques noms de personnes qui vous ont marquées parce qu´elles ont révolutionné votre façon de penser. Et c´est en personnalisant la pensée des autres, en les réfléchissant qu´on devient original.
Vialatte: tu fais bien de me calmer lol, c´est vrai que c´est pas encoure tout à fait disparu, mais presque quand même.
Le pape JPII avait dit en passant dans ma ville: " vous avez des professeurs, mais avez vous des maîtres?".
Et tu le dis toi même, aujourd´hui les maîtres sont ceux du domaine de l´utilitarisme, de l´économie, de la réussite financière ( mon idole c´est Brithney Spears trop cool). Si il y´a encore des modèles, ils ne sont plus au niveau de la vertu.
Et dans les religions, on a pas de maître souvent, on se contente d´imiter.
Et je ne suis pas sûr que la vertu soit subjective, au contraire. Elle est peut-être modelable mais toujours à partir de l´original ( celle des grecs) et dans des limites assez restreintes.
mais je pense que globalement on est assez d´accord
et puis, puisqu´on y est, de qui on dispose comme maîtres potentiels? j´en vois pas au niveau mondial/national/régional
parce que tu ne les connais pas; c´est des gens simples dont personne ne saura jamais le nom, mais qui sont dans leur entourage des exemples de vertu
c´est justement ça que je décrie
les universels n´existent plus
etre exemplaire n´estp as un devoir , mais c´est tout de meme obligatoire...
non, pas obligatoire ou alors je suis très mal informé sur la loi française. obligatoire au nom de quel réglement ![]()
l´obligation vient de l´exterieur, le devoir vient de l´intérieur