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Le transhumanisme

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Wemerien
Wemerien
Niveau 7
13 novembre 2008 à 17:17:20

Salut à tous,
C'est la première fois que je passe sur ce forum philo, et j'me suis dit que j'allais tenter le coup de poster pour parler d'un sujet qui récemment me tient à coeur : c'est le titre de ce post. Au cas où personne n'aurait entendu parler du courant en question, je vais le définir brièvement.
Le transhumanisme est une philosophie plus ou moins basée sur les sciences actuelles et en partie sur certains "délires" d'anticipation. L'idée est que l'Homme doit, ou du moins devrait pouvoir, prendre en main sa propre évolution. En gros, il s'agit de permettre à l'être humain d'utiliser les technologies disponibles pour améliorer sa vie, s'améliorer lui-même, le tout dans le but d'être plus heureux : biotechnologies, nanotechnologie, cybernétique... On ne parle pas de finir en tant que "cyborg" déshumanisé, mais au contraire de diversifier, de complexifier et d'améliorer l'humanité. Par exemple, l'un des objectifs avoués (et actuellement plus ou moins visible à moyen ou long terme) est l'augmentation drastique de notre espérance de vie par manipulations génétiques et autres, avec pour idée d'atteindre un jour une forme d'immortalité (ne pas mourir de vieillesse ni de maladie, en tous cas).
Les exemples de technologies sont toutes celles que nos comités d'éthique (rétrogrades à mon avis) craignent plus que tout : sélection (volontaire) des gamètes, implants (on a déjà commencé, pour les aveugles et les manchots), OGM à foison pour lutter contre les famines, "upload" de l'esprit dans des ordinateurs (par exemple juste avant la mort ou par choix), intelligence artificielle... Il ne s'agit pas de simples technologies, mais d'une réelle philosophie de l'évolution "prise en mains par l'humanité", qui doit aboutir à la reconnaissance de droits comme la liberté morphologique ou celle de disposer de son génome. En clair : être son propre dieu.

Vu que les philosophes se saisissent souvent de ces questions, je suis curieux de voir la réaction (agumentées si possible :D ) des forumeurs ici. Pour ma part, mon avis est positif : nous aurions tort de ne pas utiliser les moyens en notre possession pour améliorer notre présent et notre avenir. Toute technologie a ses dérives et ses inconvénients (l'énergie nucléaire, qui nous donne aujourd'hui la majeure partie de notre électricité presque sans pollution, a donné la bombe), mais je pense que les bénéfices en seraient plus grands que les coûts. L'obscurantisme et la peur n'ont jamais vraiment été des moteurs d'avancement et le passé à prouvé que toute technologie est finalement utilisée : l'interdiction du clonage reproductif n'empêchera jamais de créer des clones...

Donc, quel est votre avis ? Si vous voulez approfondir, y'a une assez bonne définition sur wiki... et beaucoup de sites américains sur le sujet.

Sofea
Sofea
Niveau 68
13 novembre 2008 à 21:02:19

Pour ma part mon avis est positif, dans certaines mesures.

Si la cybernetisation de l'être humain ne me pose aucun problème, si l'utilisation de bio et nanotechnologies un peu moins, mais uniquement du point de vue de la modification du patrimoine génétique.

D'un point de vue biologique le clonage est une régression pure et simple, la reproduction sexuée permettant un brassage génétique permettant d'être parée à affronter divers type de menace, ce que ne permet pas le clonage, qui lui copie strictement toutes les vulnérabilités.
Ensuite la retouche du patrimoine génétique me laisse perplexe et à terme je crains qu'on ait le droit à un enfant à la demande (avec catalogue des gènes disponible pour celui-ci) et que certains savant s'amusent à créer des monstres-cobaye sans respect de la vie de ces êtres.

Une des solutions est un encadrement via la bioéthique, pour prévenir ces dérives.
Le désavantage est que cette éthique à tendance à ralentir la progression scientifique, mais à mon avis ce mal est supportable.

Cela dit, pour parler d'un autre domaine que tu as cité, rechercher à atteindre l'immortalité me semble complètement idiot, cela ne mènerait qu'à la surpopulation, la famine et autre trucs du genre.
Augmenter la durée de vie fonctionnelle (ou retarder le vieillissement pour parler plus simplement) est par contre louable en soi.

P.S. : petit conseil personnel en passant, aère un peu plus tes paragraphes (sans exagérer), ça ne coûte rien et ça améliore la lisibilité. ^^

DumbRabbit
DumbRabbit
Niveau 6
13 novembre 2008 à 22:39:58

J'aimerais rapidement en passant rebondir sur ce qu'a dit Sofea ^.^

"Cela dit, pour parler d'un autre domaine que tu as cité, rechercher à atteindre l'immortalité me semble complètement idiot, cela ne mènerait qu'à la surpopulation, la famine et autre trucs du genre.
Augmenter la durée de vie fonctionnelle (ou retarder le vieillissement pour parler plus simplement) est par contre louable en soi."
Voilà, je me demande simplement à quoi cela peut bien servir de vivre de plus en plus longtemps, à part être rassuré et se dire "je vais survivre pour l'éternité". Le problème étant que dans ce cas, rester en vie pourrait revenir à certaines conceptions de la mort, et cela apporterait de toute façon à l'angoisse du "toujours". Qu'est ce qu'on a bien pouvoir faire pendant tout ce temps libre, vers quels buts pourrions-nous nous tourner? Et la "fin" alors?
Même si l'on reste en vie, la planète et l'univers eux, changeront, tout évoluera, et l'être humain obsolète sera bien obligé de se transformer pour s'adapter, mais quelles seraient ces répercutions sur sa pensée?
Cela reviendrais à dire qu'à la fin, l'humain n'aurait plus rien d'humain avec les mutation qu'il se sera imposée, et l'univers ne sera plus l'univers avec les transformation qu'il lui aura fait subir (pour vivre longtemps, je ne pense pas que l'espèce soit la seule chose à changer, il faut également préserver l'environnement afin d'éviter les différents scénarios de "Fin du monde" qui pourrait arriver.
Est-ce que cela voudrait dire qu'au final, l'humanité serait réduite à une bande de vieillards immortels geignant et regrettant son passé, regrettant au final d'avoir vu toutes ces choses changer au lieu e participer à une sorte de continuité naturelle? J'entend par là qu'il est rare que les gens en leur temps aient conscience des changements à venir qu'ils vont produire: le fait de voir son "oeuvre" et son résultat ne viendrait-il pas à anéantir le but même de l'évolution, qui se réserve souvent aux générations à venir, et non pas à celles qui sont?

Bon, je suis d'accord, on nage encore en plein futurisme vague et plein de rêve, j'ai encore du raconter n'importe quoi. x)

MathieuN7
MathieuN7
Niveau 10
14 novembre 2008 à 02:32:43

Je prends le débat en route, et ne m'exprimerai que sur les bribes que j'ai pu lire concernant les problèmes que poserait une vie allongée.

Je pense que le souci majeur dans la gestion d'une vie humaine de 200 ans (par exemple) est que notre société et son organisation sont conçues pour des vies de 80ans (moyenne). Les règles et chiffres sont adaptées, moulées sur notre croissance, et grosso modo on a:

- éveil et enseignement jusqu'à la majorité, âge auquel notre corps a terminé sa croissance, également l'âge où notre esprit achève son développement fulgurant pour revenir à une vitesse moindre
- travail dans la société, avec salaire à la clé jusqu'à 65 ans, âge où notre corps commence à merder: petits soucis de santé, les premiers signes de fatigue physique se font ressentir, les articulations, le coeur, parfois même le cerveau commencent à perdre la boule
- il reste 20 à 30 ans à placer, où on ne nous demande plus rien, où nous sommes considérés comme de bons français ayant assez travaillé, et ayant bien mérité leur retraite.

Si nous vivons plus longtemps, quelle(s) période(s) se verront modifiée(s) ?
Est-ce notre période "pré-adulte", "adulte" ou "vieux" qui va être allongée ? Dans tous les cas c'est très difficile à imaginer !

Imaginez être à l'école pendant 40, 50 ans ?
Imaginez travailler pendant une centaine d'année, si c'est pas 150 ans ?
Imaginez être vieux pendant 100 ans ou plus ? :peur:

Les changements dûs à une augmentation significative de la longévité grâce à la science poseraient bien des problèmes, mais je trouve intéressant d'essayer d'imaginer comment ça se passerait :)

(C'était de l'impro totale, au départ je ne voulais pas dire ça mais j'ai oublié ce que je voulais dire... Du coup il est tard et j'ai sûrement pondu une daube, désolé)

Sofea
Sofea
Niveau 68
14 novembre 2008 à 04:38:37

L'intérêt d'augmenter la durée de vie sans empêcher la mortalité est de permettre de faire des recherches plus poussées sans devoir les interrompre pour changer de chercheur (avec le temps de transfert de connaissances et les imperfections durant ce transfert que cela implique).

Ceci dit DumbRabbit tu as parfaitement raison en disant que ces humains n'auront plus rien d'humain au final, mais qu'importe ?
La nature elle même fait évoluer les espèces en faisant disparaitre les "anciennes versions", le processus sera donc en parfaite continuité, cela dit nous contrôlerions cette évolution alors que la nature la fait au hasard (ou presque).

Quant aux scénarios de fin du monde, les recherche scientifiques classiques sont tout autant porteuse si ce n'est plus que les modifications de l'humanité.

Pour Mathieu, je n'ai qu'une réponse à apporter : qu'importe.
La société actuelle est basée sur une espérance de vie de 80 ans, si l'espérance de vie passe à 200 les mentalités changeront d'elle même, et donc ce ne sera plus un problème de travailler une centaine d'année ou étudier une cinquantaine.
Pour nous par contre ces durées semblent interminables, car nous sommes basés sur un système de vie beaucoup plus court, mais pour eux, ça deviendra tout à fait normal.

Wemerien
Wemerien
Niveau 7
14 novembre 2008 à 16:54:49

"D'un point de vue biologique le clonage est une régression pure et simple, la reproduction sexuée permettant un brassage génétique permettant d'être parée à affronter divers type de menace, ce que ne permet pas le clonage, qui lui copie strictement toutes les vulnérabilités. "

Pas forcément. L'intérêt du brassage génétique par reproduction naturelle est, il me semble, les erreurs de duplication. En d'autres termes, l'ADN d'un enfant n'est pas exactement 50% "mère" et 50% "père". Il y a une série d'erreurs, des mutations, comme des artefacts sur un film ou une photo, qui différencient notre patrimoine.

Qu'est ce qui nous empêcherait de recréer ces "erreurs" sur base volontaire ? Nous parlons en réalité de diversifier volontairement nos gènes pour ne plus laisser la question au "hasard" comme ce fut le cas depuis la naissance de la vie sur Terre. Les vulnérabilités, on peut les enlever nous-même. Plus de maladies génétiques, on pourrait concevoir des humains et animaux incapables de développer des cancers, sans malformations, ... On parle bien d'eugénisme, mais un eugénisme que je qualifierais de "sain" : le moyen n'est pas d'éliminer ou de stériliser handicapés et autres, mais de permettre à ceux qui le désirent d'éviter tout risque pour leur descendance, voire de l'améliorer.

Pour les gènes sur catalogues, je dirais : oui, et alors ? Tout ce que ça ôte est le plaisir de la surprise. Pour les gens cinglés qui voudraient "aller trop loin" en créant des créatures non-viables ou qui souffriraient, l'encadrement peut se faire non par la bioéthique, mais par le droit. La morale n'a jamais eu aucune force dans la société. Elle est innefficace (la loi aussi, vous me direz, mais au moins elle permet d'agir).

Pour l'immortalité : Sofea a parlé du risque de surpopulation. D'une part je dirais qu'il reste pas mal de place sur Terre pour voir venir, d'autre part, que, pour tomber dans le futurisme encore une fois, la colonisation spatiale peut être une solution pour éviter la surpopulation. De plus, la "numérisation" (upload de la conscience dans un ordinateur) règlerait ce problème, mais ce n'est pas pour demain non plus...

Pour ce qui est de "quoi faire de notre temps", croyez-moi, je préfère vivre sans avoir rien à faire que d'être plongé dans le néant éternel. Puis, on est bien d'accord, personne n'est immortel : même si on ne vieillit plus, un jour, rien n'empêche de mourir par mort violente, par choix, lors de la destruction totale de la civilisation humaine (admettons :-d) et si on veut aller vraiment loin, à la fin de l'univers.

Il s'agit juste de se donner plus de temps. La vieillesse fait souffrir, et elle est de plus en plus considérée comme une "maladie". Une maladie, ça se guérit : je refuse de mourir à cause d'une dysfonction comprise dès le départ dans les systèmes qui me tiennent en vie. Mourir de vieillesse est aussi con que de se laisser mourir d'une grippe.

Le vrai problème serait sociétal : vous auriez toute une caste de "vieux" (en réalité physiquement jeunes) déjà installés aux postes-clés, laissant la jeunesse sans travail et incapable de s'intégrer. D'où, peut-être, la nécessité de la colonisation. Ou de règles limitant "l'immortalité" (à un certain âge maximum, ou en forçant la numérisation au bout de X années).

Pour ce qui est de la notion d'humain, c'est un sujet que j'aime bien aussi. En fait, ces humains seraient parfaitement humains. Un jour ou l'autre, il faudra étendre la signification du mot "humain" : une intelligence artificielle capable de ressentir des émotions, de réfléchir comme nous, etc, devrait avoir les mêmes droits et le même statut que nous, tout comme tout organisme transgénique disposant de ces facultés. En soi, il n'y a aucune justification logique pour qu'il en soit autrement.

En d'autres termes, la définition du mot humain passerait de "espèce de primates évolués, etc" à quelque chose comme : "être vivant doté d'émotions, de sensibilité et de conscience".

Désolé du pavé.

DumbRabbit
DumbRabbit
Niveau 6
14 novembre 2008 à 18:57:51

Je ne comprend pas, l'homme se considère déjà comme un être vivant doté d'émotions, de sensibilité et de conscience, j'ai même déjà rencontré des gens qui refusaient de me croire lorsque je leur affirmais que c'était un animal, sans doute parce qu'ils considéraient ce fait comme un rabaissement de ce qu'ils étaient.

Pour répondre à Sofea, pour l'histoire du chercheur, c'est bien évidement quelque chose de très important et de très utile quand on y pense. :oui:
Je suis également d'accord sur l'idée d'évolution des mentalités, et j'en profite pour appuyer: vu notre statut et nos habitudes liées à l'époque à laquelle nous vivons, pouvons-nous vraiment discuter de ces éventuels changements dans le mode de vie sans nous transformer en vieux grincheux qui hurlent qu'on dépasse les bornes dès qu'une nouvelle découverte est faite qui risque de bouleverser l'espèce humaine, ou bien en prenant parti pour une évolution faites à tout prix et à n'importe quels moyens (de toute façon, on supporte bien l'idée que chaque guerre apporte son lot de joyaux technologique ^^) ?
N'ayant actuellement pas une espérance de vie pouvant nous garantir une longévité de 150 ans (et encore :doute: ) et une technologie ne pouvant nous faire mener une vie sans soucis physiques tels que la faim ou la maladie, nous ne pouvons pas vraiment dépasser l'univers de la science-fiction ou du fantastique, mais nous ne devons pas oublier que Victor Hugo par exemple avait "inventé" quelques machines fabuleuses qui furent plus tard mises en route.

Les questions importantes à poser selon moi mettraient plutôt en cause des idées d'ordre moral, et encore, nous ne pourrions pas dire grand chose à ce sujet, n'ayant pas la mentalité de gens "faits pour durer".
Par exemple, en admettant que nous puissions ainsi "stocker" les âmes de façon informatique, à ce que j'ai pu comprendre, qu'adviendra-t-il des idéaux religieux? Les mouvements se renforceront-ils ou bien seront-ils anéantis par l'assurance des humains pouvant désormais se prendre pour des Dieux et manier le monde à leur guise? Les notions d'après-vie, de Paradis, d'Enfer, deviendront-elles obsolètes et impensables? Et les préceptes tels que le bien et le mal (même hors religieux) pourront-ils devenir de vagues notions qui ne seront plus respectées?
Cette immortalité des hommes lui enlèverait donc soi-disant tout désagréments physiques, plus de problèmes de maladies graves et dégénérescences, de faim, de besoins vitaux de base pouvant mener à des carences si ils ne sont assouvis. Mais justement, l'homme de notre époque est basé sur la consommation, le désir d'avoir toujours plus et de conserver ses biens. Si l'on supprime la nécessité de l'acte sexuel pour la reproduction, de tels instincts subsisteront-ils? Je pense qu'on peux envisager deux possibilités.

Soit l'homme deviendra une machine à exister, sans but précis ni envie, il n'aura pas vraiment de raisons de vivre, et de ce fait, certaines choses telles que la guerre pourront être amenées à disparaître car elles perdront tout intérêt.
Mais il se peut également que l'homme ait de nouveaux désirs (que nous ne pouvons imaginer en ce moment), et qu'il continue à se démener violemment pour des prunes, et ce infiniment. Dans ce cas, la situation humaine ne changera jamais, et il continuera de tourner en rond en se battant avec ses voisins et en opprimant les autres. On peut également prendre en compte que du fait de son extraordinaire longévité et résistance, digne d'un parasite tenace, il sera bien plus facile d'instaurer des tyrannies et d'asservir les "peuples", car je suppose que si l'on peut choisir les gènes de ses enfants, alors le racisme ne cessera pas d'exister, on pourra taxer de faute de goût l'apparence que les parent donnent à leurs enfants, et de toute façon, je pense que ce genre de services médicaux seront particulièrement coûteux. Ne nous leurrons pas, si une telle évolution voit le jour, seule une infime partie de la planète y aura droit. :(

Cependant, si les mentalités évoluent, les suppressions en chaînes, au même titres que les créations en chaînes, seront monnaie courante, et il sera bien plus facile d'effacer la moitié de la population en un clic plutôt que d'aller guerroyer. Bien sûr, en notre temps ou les bombes d'Hiroshima et de Nagasaki nous donnent la chair de poule, il est impensable de créer des gens spécialement destinés au travail, avec des facultés corporelles supérieures à la moyenne, et une "intelligence" diminuée... Mais ce type de personnes pourra sans doute être supprimées sans trop de remords, et sans manifestations ou objections, étant donné que leur capacités mentales ne leur permettront pas de protester ou même d'avoir conscience d'être des créatures ayant une quelconque importance.
Alors en effet, nous pourrons créer l'homme parfait, mais je pense qu'il sera aussi plus facile d'aliéner les classes sociales inférieures, et le privilège de la belle vie humaine sera donné à quelques rares élus.

...Je crois que je me suis encore emporté. x)

Sofea
Sofea
Niveau 68
17 novembre 2008 à 10:23:34

Wemerien, les erreurs de recopiage ont lieu lors des divisions cellulaires et n'ont rien à voir avec le brassage génétique d'une reproduction sexuée.

Pour la recréation d'erreur elle est possible mais ne remplacera pas un réel brassage (à moins de simuler un brassage génétique directement style fécondation in vitro mais en encore plus assistée)

Enfin pour ce qui est d'enlever les vulnérabilités, je te laisse faire un parallèle avec l'informatique : existe-t-il le moindre système informatique invulnérable à des attaques extérieures ?
Et pourtant on contrôle plus un système informatique qu'on ne contrôlera une machine biologique.

Pour les gènes sur catalogue, ce qui me gène c'est surtout les expériences servant à créer une progéniture stable, les procès parce que l'enfant n'est pas comme sur le catalogue, etc. en d'autres termes le fait de reléguer la vie au statut de simple marchandise.

Pour l'immortalité, de un toute place occupée par un être humain est de la place non occupable pour ce qui est nécessaire pour subvenir à ses besoins. De plus une telle immortalité est contraire au principe d'évolution puisque permettant de garder des attributs génétiques obsolètes.
Enfin divers facteurs auront raison d'eux avant la fin puisque ne pouvant être mis à jour face aux nouvelles menaces.

Enfin oui tu soulignes un problème : les imbéciles de notre temps considèrent que l'ordre naturel des choses est mauvais (vieillir est une maladie, alors même qu'il s'agit d'une pure bénédiction). Une peur soutenue par les médias par ailleurs.
Mourir est ce qui donne sa valeur à la vie.
On ne peut apprécier indéfiniment quelque chose qui n'a pas de fin, du simple fait qu'on s'y habitue. Et parce que l'on voudrait nous habituer à vivre certains craignent de perdre leurs bonnes vieilles habitudes, comme des vieillards enchaînés dans leur coutumes et incapable de s'adapter au renouveau de la vie.
La vie est et a toujours été changement, comme une magnifique fleur, belle, voluptueuse mais éphémère.

Sinon je ne considère qu'une conscience humaine numérisée soit encore humaine, de même qu'un cyborg ou un modifié génétiquement qui aurait obtenu des caractéristiques inexistantes à l'état naturel (au delà de certaines limites trop floues à mes yeux pour pouvoir les expliciter maintenant). Ils seraient autre chose, une évolution différente, mais plus des êtres humains.

Dumb, l'orgueil humain est quelque chose qui engendre bien des absurdités. ^^
Comment nier que nous sommes des animaux, ayant des caractéristiques spécifique nous différenciant des autres (comme chaque espèce animale d'ailleurs), mais néanmoins des animaux.

Pour ce qui est de l'évolution des mentalités, on peut chercher à conjecturer ces évolutions, et de la même manière que certains vieux acceptent parfaitement le changement nous ne sommes pas obligés d'aller à son encontre.

Néanmoins certaines conjectures seront difficile à faire.
Par exemple si on numérise une conscience, on obtiendra deux individus, un matériel basé sur un cerveau biologique et l'autre sous forme de données virtuelles.
Si on élimine le corps matériel durant la numérisation, serait-ce un meurtre ou non ?
De plus comment assurer la bonne recopie des données ?

Les religions ne disparaitront pas du simple fait que ce qu'il y a au delà de notre univers nous est à jamais fermé (il est imaginable néanmoins de repousser les limites de cet univers, mais pas plus) et qu'il y aura toujours des gens pour imaginer ce qu'il y a au-delà.
Ceci dit elles seront forcées de s'adapter comme elles s'adaptent à la progression scientifique actuellement.

Aussi l'immortalité amènera à mes yeux des motifs de guerre, car offrant une évènement capable de casser l'ennui qui va de pair avec une vie de longueur infinie et que la vie deviendra alors une monnaie d'échange de grande valeur puisque non périssable (à la différence de tout ce qui est créé naturellement).

P.S. : Et dire que je re regarde Ghost In The Shell en ce moment. :(

Metacide-III
Metacide-III
Niveau 10
13 février 2011 à 01:50:11

Un petit up de ce topic car je m'intéresse actuellement au transhumanisme. Ce mouvement gagne a être populaire ne serait ce que dans sa conception "d'instruction" des nouvelles technologie et de la science au grand public.
Il existe d'ailleurs depuis peu une association française de transhumanisme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme

_Villevert_20
_Villevert_20
Niveau 9
20 février 2011 à 13:05:57

Etonnant, par rapport aux autres personnes sur ce topic, je suis totalement pour l'eugénisme génétique mais plutôt contre la robotisation de l'humain .

A vrai dire, je trouve que la cybernétique va à l'encontre de l'évolution puisqu'elle n'améliore pas l'individu en soit mais sert de béquille à ses imperfections naturelles, sans pour autant les corriger . En plus un implant n'est pas héréditaire et il faut donc en faire à toutes les générations . Pas pratique tout ça, sans compter les questions éthiques qui en découlent (on est des machines, etc , etc ...) .
Concernant le clonage, je suis aussi contre et pour les mêmes raisons que sofea .

Par contre, je trouve que les manipulations génétiques sont une solution absolument extraordinaire . Par les manipulations génétiques on peut rendre l'humain plus fort, plus intelligent, plus ... beau (disons plus harmonieux en corrigeant certaines imperfections du visage (boutons/nez de travers/lèvres abîmées et j'en passe)) et en plus c'est totalement héréditaire ! On pourrait de cette manière rendre les gens insensibles aux maladies, les faire vivre jeunes extrêmement longtemps, les rendre résistants à des températures/des pressions/des radiations énormes , etc . On peut même rendre possible certaines choses que les implants ne pourraient pas faire : repousse d'organe par exemple.

Et puis , même si au fond ce n'est pas très important , avec les implants cybernétiques, voire le transfert/copie de la conscience dans un ordi on perd notre "humanité" au sens biologique . Humain est avant tout un terme désignant un être vivant avant de désigner un être conscient . Donc on ne pourra pas nous appeler être humain mais plutôt intelligence artificielle consciente . Certes, ce problème n'en est pas vraiment un mais personnellement l'idée d'être un être vivant/animal me plaît .

skowe
skowe
Niveau 7
21 février 2011 à 17:52:51

"Par les manipulations génétiques on peut rendre l'humain plus fort, plus intelligent, plus ... beau "

Crois-tu que ce soit réellement une vérité scientifique ce que tu énonces là ?

Moi je ne crois pas, la plupart des généticiens que j'ai pu entendre ou lire (par exemple Albert Jacquard)semblent d'accord sur le fait que l'intelligence (comme toutes les autres capacités subjectives des humains, d'ailleurs) n'est pas simplement une donnée génétique mais aussi et surtout une réalité psychologique et sociale (macroscopique dans un sens :o)) .
C'est-à-dire quelque chose qui se construit dans un environnement tout autre...qui n'a rien à voir.
Personnellement je considère ces idées comme rétrogrades et, franchement, je trouve ça pathétique( car je pense que c'est une croyance métaphysique qui prend la forme d'une science, c'est mon avis, car tu es loin d'être le seul à croire en cela), et dangereuse pour la santé et l'intégrité de la vie humaine telle qu'on la connait aujourd'hui... :peur:

-Belet
-Belet
Niveau 10
22 février 2011 à 20:30:00

Le nucléaire, sans pollution ? Les déchets qu'il produit nous embarrassent pourtant bien.
Les OGM ? Ce n'est pas officiel, mais on se rend bien compte que notre corps ne les acceptent pas : recrudescence des maladies génétiques. Mêmes les plus grands médecins ont l'honnêteté intellectuelle de ne plus affirmer qu'il n'y a plus aucun lien entre OGM et les maladies génétiques.

-Belet
-Belet
Niveau 10
22 février 2011 à 20:31:39

(enlevez le dernier "plus")

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