Peut-on réellement se contrôler ?
Je n'ai pas encore étudié la notion de liberté des anciens mais je pense pouvoir au moins porter une réflexion satisfaisante à ce sujet.
Raisonner en fonction des idées et non des mots requiert une définition stable. La première question qui découle de ce topic est donc qu'appelle-t-on "contrôle" ? Lorsque l'on parle d'un contrôle de la part d'un objet A envers un objet B, cela signifie qu'il existe un lien de causalité consistant en une dépendance de B envers A. Généralement, nous quantifions ce contrôle par l'importance de A au sein de l'ensemble des liens de causalité de B : plus B dépend de A, plus A contrôle B.
Ici, l'utilisation de ce terme paraît ambiguë puisque "on" dépend de "on". Si le contrôleur et le contrôlé sont équivalent, la question n'aurait aucun sens donc pas lieu d'être. Cependant, ici, il semblerait qu'ils soient distincts : le "on" du présent (ou du passé) exerce un contrôle partiel sur le "on" du futur. Ainsi, même si le "on" initial (à la naissance de son objet) serait totalement hors de contrôle selon la vision du déterminisme que j'approuve, la question du topic aurait un sens.
La volonté d'un individu à changer de comportement est le fruit de la nature de l'individu et de la relation avec son milieu extérieur. Quelle est la part de contrôle de cette nature ?
Nous savons tous qu'un individu ne demeure pas en permanence dans un état rationnel. Selon le principe de l'habitude, plutôt que d'user une très grande part de son énergie à raisonner, il utilisera des automatismes de raisonnement, c'est à dire des réactions pré-établi en fonction des stimulis du milieu extérieur.
Dans la phase nommée "volonté de contrôle", il y a volonté de changer de comportement voir de faire tendre ce dernier vers un idéal. Ces phases "rationnelles" contrôlent partiellement les phases "passives". En effet, il en résulte qu'il y a changement progressif des automatismes de raisonnement.
Mais comment provoquer ces phases "rationnelles" ? L'ensemble de ces initiatives dépend de la nature de l'individu. Si nous nous référons au principe du plaisir auquel est soumis le ça, un individu qui aime pratiquer ce genre de raisonnement (le naturel philosophe) aura un avantage certain sur celui pour qui réfléchir est une nécessité mais une contrainte.
Le milieu extérieur a également son rôle à jouer par le biais de l'éducation et surtout à la stimulation de la faculté d'adaptation du sujet.
A méditer : Un contrôle plus approfondi de soi consisterait à engendrer en tant que nouveaux automatismes ces "phases de contrôle".