Davaroi
Pour l'instant, il est beaucoup trop frivole. Je veux éradiquer toute la fantaisie qui s'en dégage, la bannir autant qu'il est possible. J'opérerai une refonte complète.
C'est mon plus grand projet : je souhaite lui donner une dimension biblique, satirique ; en faire une expérience instructive, tout écrire selon une styllistique des mieux ordonnée, tout organiser géométriquement.
Grossièrement, il n'est pas prêt d'aboutir. Mais sans doute écrirai-je un petit traité pamphlétaire, sur la morale, et "pour le sport" ; mais plus instructif que la "littérature" industrielle : j'entends ces romans dégoutants, ces livres inutiles...
Le vocable même sera réfléchi, les mots importants seront employés à dessein. Je veux tout structurer, et écrire un conte digne de ce nom ; et non un récit léger et frivole comme ce livre que j'ai écrit sous l'impulsion.
Pourtant, certains passages me paraissent conformes à ma volonté...
Snoopy
"Inhibitio vitium, si j'ai bien compris est l'allégorie de notre monde alors que Philia nova est celle de l'Eden"
-> Non. Philia Nova représente "simplement" l'accomplissement, la paix et la vertu. Les individus sont "éduqués" à aimer ; ils y vivent conformément au bien commun, ou sont exilés contre leur volonté (sauf s'ils reconnaissent leurs torts).
"On a une sémantique, donc, très catholique au travers d'un dualisme, naissant dans ton intro, entre le monde et le paradis, donc le corps et l'esprit, le bien et le mal ( même si tu ne le dis pas explicitement )"
-> Le dualisme entre bien et mal est feint ; quant au corps et à l'esprit, il n'en est rien.
Parenthèse : la Bible ne présente pas l'homme comme une dualité mais comme une unité organique. L'âme a été traduit de l'hébreu "nèphèsh" qui signifie "la gorge" ; et le mot "basar" (sai' pu si c'est un "s" ou un "z"
) qui signifie "la chair" est employé pour insister sur la fragilité de l'homme.
Je disais donc : le dualisme de l'introduction est feint. Comme tu l'as remarqué, Inhibitio est une mise à l'épreuve. Et non un affront réel !
L'homme doit dompter ses propres vices ; comme dans la conception platonicienne, on n'affronte pas ses vices : on les dompte.
"et d'une certaine manière de l'éloge de l'effort, du travail ?"
-> Pas du tout. Je critique d'ailleurs la définition contemporaine du travail dans un autre passage (conforme lui aussi à ma volonté ^^). Je le posterai peut-être.
"Bien entendu je vois bien le coup du héros qui va se retrouver sur Inhibitio Vitium ( ou un remake du péché originel ? ) genre allégorie de la naissance de la déchéance d'un ange etc... Bref, le style est excellent et l'histoire semble prometteuse, j'attends la suite"
-> Ouh là ! Non, rien de mystique pour le moment ! ^^ Mais entre ce que j'ai écrit et ce que je VEUX écrire, il y a une marge.
Le héros ne finit pas à Inhibitio. Dans la fin de la première partie du conte, il croit que son propre maître a été envoyé à Inhibitio (ce qui est faux) : et cette rupture me permet de consacrer ma deuxième partie à ce deuxième Monde.
La narration passe à troisième personne, pour traduire "les distances" avec le vice. Cette perspective permet également d'aborder la psychologie du personnage de manière plus réflexive encore.
Pour la suite c'est mort, vu que, comme je l'ai dit, le conte est trop inégal ^^.
Mais je posterai probablement d'autres passages (que j'estime réussis) pour les soumettre à votre appréciation.