Je m’interrogeais ce matin sur la conscience (oui quand vous êtes au chômage et avec pas d’autre programme que celui que de faire l’oisif le reste de la journée, sa vous prend comme sa ^^) et en particulier sur la distinction/séparation entre ma conscience et le monde extérieur.
Une de mes premières réactions à été de me dire que c’était ma conscience qui donnait un sens à chacune de mes stimulations sensorielles, et que par conséquent j’étais le créateur du monde extérieur.
Mais en poussant la réflexion un (tout petit) peu plus loin, on se rend vite compte que sa ne tient absolument pas la route : ma conscience n’étant elle-même que la sommes de stimulations sensorielles, on voit mal comment elle pourrais à la fois être créatrice du monde extérieur et créer par ce même monde extérieur.
Si on prend le problème d’un autre angle : Pour qu’une simulation sensorielle puisse exister, il faut nécessairement que je sois conscient de cette stimulation. Or cette conscience qui analyse la stimulation n’est elle-même que la somme de stimulations sensorielles antérieures (la mémoire) additionnée avec celle que j’analyse.
Schématiquement cela donne ceci :
http://imagik.fr/view-rl/119848
Sur ce schéma l’on voit clairement que la conscience n’est rien de plus qu’un observateur qui s’observe lui-même. La distinction entre la conscience et le monde extérieur apparait dès lors comme une illusion, une vu de l’esprit (ou une vu de la conscience pourrais t’on dire) :
- L’action de s’analyser revient à ce mémoire additionné à une nouvelle stimulation extérieur analyse la mémoire.
- L’action d’analyser le monde extérieur (d’en prendre conscience) revient à ce que la mémoire additionné à une nouvelle stimulation extérieur analyse une nouvelle stimulation extérieur.
(Il n’y a pas de hiérarchie entre ancienne (mémoire) et nouvelle stimulation sensorielle. Autant la mémoire interprète une nouvelle stimulation sensorielle, autant une nouvelle stimulation sensorielle réinterprète la mémoire : observateur observé).