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Voilà où j'en suis...

Chnetzel
Chnetzel
Niveau 10
12 juin 2008 à 20:42:27

Voilà où j'en suis...

Je suis quelqu'un de terriblement blazé. Si la dépression est une maladie, j'en suis immunisé ou alors donc j'en suis atteint à un niveau inquiétant. Non, sérieusement, même un suicidaire à plus d'espoir et d'ambition que moi. Si j'avais la certitude qu'après la mort il y a quelque chose de moindrement plus intéressant que dans mon existance actuel, vous ne seriez probablement pas en train de lire ceci car je me serais déjà ,depuis longtemps, précipité sans hésiter vers la fosse la plus profonde ou vers le premier objet contondant à portée de main... Mais bon... Heureusement pour vous, ce doute d'une vie meilleure est un risque beaucoup trop grand pour que je mette fin à mes jours. Ceci étant, vous avez de quoi à lire pour occuper quelque instant de votre vie qui, je l'espère, est plus palpitante que la mienne. Pour en revenir à moi et où j'en étais, je suis très philosophe. Dans un quelconque cours de philosophie, on m'aura un jour présenté un "grand penseur" du nom de Jean-Paul Sartre. J'ai bien aimé le personnage et ses idées ainsi que sa fin tragiquement ordinaire dans un accident de voiture. Bref, selon lui, après la mort il n'y a rien, le néant, l'absence totale de conscience et/ou d'existence. Pour faire court: Un endroit très moche. Ce cour dont je ne me souvient d'absolument rien sinon cette théorie du penseur, est probablement la cause de ma survis. C'est ce "rien" qui me donne une impression bizarre face à la mort, une "peur" plus que rationnelle et probablement très à la mode chez la plupart des êtres vivants dotés d'une certaines conscience. Cette idée de la mort qui est inévitable devrais normalement me pousser à agir, non ? Comme la vie est éphémère, il faut se dépêcher à "vivre" pleinement chaque secondes de notre existence, non ?. Celui qui aura dit un jour "il faut vivre chaque jour comme si c'était le dernier" devrait être vénéré, non ? Pourtant... Cette idée d'une fin inévitable me dérange vraiment. Cette idée que tout ce qui est accomplie est fait en vain. Réussite ou échec, on s'en fou, après tout il y a quoi à gagner? Pour en revenir à moi, ma vision des choses est d'une banalité sans bon sens. Les gens qui m'entoure me semble ordinaire, les problèmes sociaux me sont d'une indiférences totales, tout ce que je vois me semble être d'un désintérêt ou d'un dégoût constant. Je suis sans contredit un misanthrope pure et dure et ma propre personne n'en fait pas exception. Chaque jour, je me lève avec la même question, une question que tout le monde se pose et qui semble être une question tellement simple qu'on ne se questionne pas non plus sur l'importance qu'elle peut avoir sur notre existence. Cette question c'est: "Qu'est que je vais faire aujourd'hui?". Généralement, cette question peut tourner en boucle dans ma tête pendant des heures sans jamais avoir une réponse concrète. D'ailleurs, je crois que cette question je me l'ai poser toute ma vie... et je me la pose encore en se moment... Ces mots que j'écris en cet instant même ne sont qu'une façon de contourner la question après tout. J'ai vraiment tout fait pour trouver une vrai réopnse à cette question et dans cette recherche, j'ai posé une question très simple à de nombreuse personne qui m'entoure et même des gens que je ne connais pas vraiment. C'est en fait, la même question mais envoyé vers une autre personne: "Toi, qu'est-ce que tu fait pour passer le temps? Qu'est-ce que tu fait quand tu t'ennuis? Quand t'es avec des amis, qu'est-ce que vous faites???". Et jusqu'à présent, les seules réponses que j'ai obtenu sont des rammassis de non sens ou de phrases qui ne veulent rien dire du genre "Euh... Ont fait des choses là... Je sais pas trop, on se promène, on sort..." le tout généralement suivi d'un rire "niaiseux". Jamais de concrêt, jamais de réponses claires, jamais de solution. On pourrait regarder une fourmillière et dire "Merde, ils ne font vraiment rien d'autre que tourner en rond toute la journée". Puis, je regarde des gens passer... et... Bah, vous savez ce que je vais dire... Vous avez un exemple flagrant de ma façon de pensé, prévisible et redondante. C'est un autre côté franchement déplaisant du quotidien. J'ouvre la télévision... je regarde les nouvelles et tout ce que je vois, ce sont encore et toujours les mêmes histoire, les mêmes scandales, les même potins dont on se fout complètement. Ensuite on voit des publicités qui ne sont franchement pas mieux, voire pire. La télévision est un lavage de cerveau qui fait en sorte que les fourmis se déplacent différemment dans leur grosse fourmillière. Quand je suis saturé d'imbécilité, j'éteind spontanément l'écran et me retrouve aussitôt plongé dans une pièce silencieuse et très ennuyeuse. Tout ce que je peux faire c'est changé de pièce, mais une fois dans l'autre pièce, vous savez ce que je vais penser... ( vous voyez, tout ce que je dis est tellement prévisible...). J'ai remarqué que la seule chose concrète faite par les gens est "travailler". Règle générale, c'est une activité que les gens détestent faire mais qui est obligatoire pour vivre de façon "décente", c'est-à-dire: avoir de l'argent. L'argent c'est utile vous savez, tout le monde en veut, moi aussi... L'argent c'est géniale, quand on en a, "on fait des choses, on se promène, on sort..." on peut s'acheter une machine qui lave les cerveaux et vivre dans une maison avec plein de pièces ennuyeuses. L'argent c'est la belle vie... non? Qu'est-ce qui est mieux, avoir de l'argent et le dépenser ou travailler pour en avoir? Un jour j'ai dit à quelqu'un qui se plaignait de la neige et du froid dehors: "L'hiver sa sert à mieux nous faire apprécier l'été". L'ironie c'est que maintenant que l'été est arrivée, tout le monde se plaint qu'il fait chaud ou qu'il pleut... Je prononcerais bien ma citation en inversant les saisons... Tout ceci nous plonge encore dans le non concrêt. Pour en revenir à ce que je voulais dire, c'est que cette citation pourrait aussi ce dire: "Travailler, ça nous permet de mieux apprécier les congés". Or, lorsque le congé arrive, qu'enfin je peux "relaxer", me vient encore la question suprême... Comme ce texte, ma vie tourne en rond. J'ai déja dit une autre phrase intéressante à ce sujet: " Tout le monde se plaint que la routine c'est toujours pareil, mais le jour où on réussit à briser cette routine, on se plaint que plus rien n'est comme avant...".

Voilà, c'est tout ce que j'avais dire. En fait, j'aurais bien pue me pleindre pendent des heures... La raison première de ce texte n'était pas de dire quelque chose d'intéressant, mais tout simplement de tuer le temps, ce texte est en quelque sorte une réponse à ma question. Mais je dois maintenant aller travailler, j'ai besoin d'argent pour payer mon logement avec trois pièces ainsi que ma télévision 50 canaux, ma voiture qui me sert à sortir pour voir des gens qui ne savent pas quoi faire et acheter de la nourriture qui me permet de rester en vie.

Bien que j'ai l'air de quelqu'un complètement découragé par la vie, je suis quelqu'un des très heureux et qui possède un incroyable sens de l'humour et du sarcasme.

Désolé pour mon orthographe douteux, je n'ai pas jugé important d'avoir à me relire.

Sur ce, bonne et heureuse journée ! :)

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
12 juin 2008 à 21:01:37

Comment ne pas se sentir seul, lorsqu'on est entourés de négations de la vie ? Les quelques personnes intéressantes que je connaisse ne se comptent même pas sur les doigts d'une seule main. Mais que faire alors, quand on s'ennuie ? Il faut créer de l'information : "L'Univers est une machine à créer des Dieux". Couche ton être sur le papier, créé de l'information ; quelque chose qui fasse mine de te survivre et de te faire survivre : un éternel.

Mais le savoir demande aussi à se transmettre directement ; il faut donc que tu trouve une personne intéressante avec qui tu puisse converser.

Mon prochain dit qu'il fait beaucoup : boire, manger, sortir, s'amuser (?), travailler aussi, et tant d'autres choses. A moi, que me dit-il ? Que je ne fais rien. Mais c'est lui qui ne fait rien, lui qui ne se demande rien. Il fait peur. A peine a-t-il montré ses yeux, que déjà je n'y vois rien qu'une âme vide ; un pantin errant sans but dans le vaste jardin de la vie.

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
12 juin 2008 à 21:20:28

Mais c'est sûr que c'est un sentiment curieux que de voir les autres comme appartenant à une autre réalité. Les personnes qu'on salue, nos proches, et des gens pas forcément méchants parfois, mais qui n'ont plus de réalité...

Et il y a une personne ou deux, ou plus, qui existent, et on en a le sentiment en les voyant arriver...

Gensho
Gensho
Niveau 6
12 juin 2008 à 21:28:04

Moi aussi je suis désespéré, je n'ai pas d'espoir pour moi-même. Trop de réflexion peut-être. Toujours ces questions : pourquoi ? A quoi bon ?
Mais j'envie les imbéciles (rien de péjoratifs), ceux qui vivent sans ces interrogations. Les gens pensent qu'être intelligent est une chance, c'est un malheur. Qu'aies-je gagner à réfléchir et à travailler : le nihilisme et le stress. Un éternelle grand écart entre laisser-aller et se redresser. Stress des concours et ce que mes dossiers vont être accepter, et après que vais-je avoir : d'autres concours, une lutte pour ma "carrière". Ah que j'envie les pauvres d'esprit, ceux qui sont capable de croire, de renoncer à leur raison. Je ne peux m'empêcher de lutter. J'aimerais tant me lever et tel Zarathoustra descendre de ma caverne pour dynamiter cette moral hypocrite, ma haine pour le genre humain, ses créations.
Mais je ne le fais pas. Pourquoi ? Ai-je à ce point intégrer les valeurs de la société ? NON

Le système ne peut être combattu que de l'intérieur, il faut que nous luttions pour servir d'exemples aux générations futures, préparer l'avènement de l'homme nouveaux, du surhomme. J'ai trouvé dans cette aide à apporter à mon prochain l'espoir. Espoir qu'un jour les personnes comme moi n'existeront plus. Espoir qu'un jour le bonheur sera accessible. Non par désamour de moi (quoique...) mais parce que j'ai pris conscience que le surhomme ne pourra advenir dans ce monde.

Dès lors trois flammes animent ma vie:
1) préparer un futur meilleur
2) aider les pauvres d'esprit à le rester
3) l'espoir que je me trompe

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
12 juin 2008 à 21:36:33

"Qu'aies-je gagner à réfléchir et à travailler : le nihilisme et le stress"

:d) C'est le premier pas ; celui du faible. Avec un parachute, on ne se jette pas d'un arbre pour voler. La vertu seule suffit au bonheur, et la joie se trouve dans la jouissance de possèder une âme sans tâches ; l'amour de notre être, de notre beauté, de cette flèche qui tend vers la grâce.

N'aide pas les pauvres esprits à rester pauvres ; apprends-leur plutôt à ne plus désapprendre.

Ou si tu n'en a pas la force, occupe-toi de toi seul.

Nietzsche disait de l'or qu'il avait trois vertus : rareté, beauté, inutilité.

C'est pour moi une des meilleures maximes à retenir. Je les ferais bien graver sur une dague, les trois vertus de l'or :noel:

K-Wod
K-Wod
Niveau 10
13 juin 2008 à 13:20:27

Je pense pareil que toi. La notion de "but" est une conception humaine : la vie n'en a pas. La seule chose a faire c'est de profiter de la vie. Mais c'est pas toujours facile (je suis un peu comme Gensho : je ne vais pas jusqu'au bout de ma logique). D'un autre coté, je trouve ça "marrant" que rien n'ait de sens, mais je dois bien avouer que ça me turlupine aussi :( (j'adore ce mot^^)
Néanmoins, j'ai l'impression que cet état d'esprit est le seul qui soit rationnel, logique. C'est pourquoi je n'estime pas beaucoup les gens autour de moi, meme si je les envie aussi parfois. D'ailleurs un autre paradoxe : un de mes grands plaisirs dans la vie, c'est de me sentir au dessus de la moyenne. Le problème, c'est que c'est terriblement banal (surtout en France :sarcastic: ), et la plupart des cons pensent ça :(

Personnellement, je n'aime pas du tout Nietzsche (pour le peu que j'en connais). Sa théorie du surhomme me fait penser à un attrape-couillon : au vu du terme mélioratif de surhomme, les "gens" veulent s'y conformer :( La définition meme s'auto-détruit en quelque sorte... (bien sur, je ne pense pas que ce soit le cas de tout le monde, et d'ailleurs, je ne pense pas que tant de "gens" lisent Nietzsche^^) En ce qui me concerne, les notions de force et de faiblesse me laissent assez de marbre : je les trouve assez vagues et inutiles. La vie est un prélude à la mort : tout ce qu'on y fait ne sert à rien. C'est pourquoi je ne peux aussi qu'etre contre la phrase "quelque chose qui fasse mine de te survivre et de te faire survivre : un éternel" : c'est l'idéologie de ceux qui croient encore à la vie. A quoi bon survivre dans les mémoires, ou dans l'Histoire? Justement, contrairement à l'auteur de ce topic, je trouve une certaine attirance dans le néant de la mort. Bien sur, j'appréhende assez les souffrances qui y mènent, mais quand j'essaie de m'imaginer "n'etre plus" (ce qui bien sur est impossible : réflexivité de la conscience), je pense au silence et au calme quee ça doit etre :)

Davaroi
Davaroi
Niveau 9
13 juin 2008 à 17:50:04

"Pourtant... Cette idée d'une fin inévitable me dérange vraiment. Cette idée que tout ce qui est accomplie est fait en vain. Réussite ou échec, on s'en fou, après tout il y a quoi à gagner?"
Il faut se projeter au bonheur du reste de sa vie, pas uniquement à la fin, ce serait absurde.

"Mais j'envie les imbéciles (rien de péjoratifs), ceux qui vivent sans ces interrogations. Les gens pensent qu'être intelligent est une chance, c'est un malheur."
A part le désespoir, quels inconvénients peut apporter l'intelligence?

Pour réusir à être heureux, il faut tenter d'atteindre le bonheur et chasser le malheur. Voici une variante du copié-collé d'un de mes messages d'un de mes topics ("Argent et bonheur") :

Le bonheur :
-les activités (sports, lectures, jeux...) note : les lectures sont très variées
-créer, raisonner (on peut y mettre une activité professionnelle dans certains cas)
-apprendre
-les sentiments amoureux (lorsque c'est possible)
-les plaisirs liés aux sens
-l'espoir ou le rêve (se projeter dans une autre réalité)
Evidemment, il faut appliquer ces facteurs à ce qui nous interresse.

Le malheur :
-les multiples contraintes qui engendrent le stress
-la souffrance physique
-le désespoir (attention, cela ne veut pas dire pour autant qu'il ne faut pas se projeter sur l'avenir, il faut raisonner mais éviter d'en souffrir inutilement)

Chnetzel, n'as-tu vraiment rien trouvé? Tu n'obtiendras pas un bonheur avec les mêmes activités que les autres mais il en existe bien certaines qui pourraient te satisfaire, non?

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
13 juin 2008 à 20:01:21

Oh la pensée de Nietzsche est souvent très caricaturée (même certains professeurs de philosophie n'en ont rien compris oui y sont tout simplement imperméables ^^). Pour ce qu'on m'en disait, je le voyais comme un diable ; et en le lisant, je n'y ai pas vu un ange, mais non plus un diable ^^.

grandissime
grandissime
Niveau 10
13 juin 2008 à 23:11:54

Hum.. Je me reconnais en toi Chnetzel, enfin tel que j'étais il y a 3-4 ans ( et oui déja... )

On commence à réfléchir un peu ( enfin on le croit ), et on se dit que tout le monde est con, que personne ne voit les choses comme nous et puis surtout que rien n'a d'intérêt. C'est le coté rebelle : société consumériste pourris, le peuple et con, les puissants nous manipulent et tout le tralala..

Mais comme tu le verras si tu te suicides pas avant, après on grandit, on devient plus "mature" ( même si t'es plus vieux que moi :p ), et on commence vraiment à comprendre le monde; et notamment un truc que t'a zappé : Le Bonheur ne se mérite pas !

C'est pas parce que t'es gentils ou intelligent que tu seras heureux.. c'est parce que tu le voudras. Perso j'ai compris que le bonheur ne se trouve pas dans le matériel ( et depuis trouver un cadeau à m'offrir pour noël relève du miracle.. ), mais qu'il se trouve dans les autres ( et c'est là qu'on se dit que tu ne devrais pas admirer Sartre ). Trouve des gens comme toi, et réfléchis à plusieurs en essayant de comprendre le point de vue des autres..

Et puis demande toi l'utilité de chaque chose. A quoi sert le travail ? la société ? la religion ? Ça n'empêche pas les critiques, c'est sur... mais on réalise que même si c'est pas parfait, c'est au mieux ( le mieux est l'ennemi du bien disait-on ).

Donc :

1/on analyse
2/on rejette le monde
3/on le comprend
4/ ? ( j'en suis pas encore là.. )

K-Wod ---> Non, la vie n'a pas de but ( pour les athées c'est évident), mais ce n'est pas pour ça que l'être humain n'en a pas ! Nous sommes des animaux, et notre organisme, notre instinct, tout doit être fait pour l'unique but communs à tout les êtres vivants : la reproduction !

Alors quand les gens aujourd'hui refusent de faire des enfants... c'est que notre société, en plus d'être artificielle, devient anormale !

grandissime
grandissime
Niveau 10
13 juin 2008 à 23:37:25

Sinon, je me permets de répondre à Davaroi :

Tes définitions sont bien restrictifs ! Notamment pour le malheur..
Certaines personnes aiment souffrir physiquement, même sans forcément faire référence à ton esprit pervers : l'endurance, le dépassement de soi-même etc..
Le stress aussi est source de bonheur, suffit de voir le nombre de personnes qui veulent devenir trader ou qui joue au poker... L'adrénaline, l'excitation, le plaisir du jeu..
Pour le désespoir, je crois que tout le monde aime la mélancolie.. Pourquoi écoutons-nous de la musique triste quand on a un bad ?

Et c'est la même chose pour le bonheur : quel est l'intérêt de chaque chose ? Pourquoi aimons-nous rêver ? rencontrer des autres ? jouer au foot ?

A vrai dire.. tout ça c'est du bonheur ou du plaisir ?

C'est du plaisir..

Mais alors c'est quoi le bonheur ? A vrai dire je sais pas trop.. Comme dis précédemment, pour moi le bonheur c'est un état d'esprit : il faut le vouloir. Je le trouve chez les autres, car les autres me font réfléchir.
Mais je pense que seul la sagesse mène au bonheur, c'est à dire à la paix intérieur.. et je sais pas du tout comment on acquiert cette sagesse.. Je pense que c'est à chacun de trouver sa paix..

auto-derisoire
auto-derisoire
Niveau 5
14 juin 2008 à 01:16:21

"Le Bonheur ne se mérite pas ! "
C'est la faute aux parents:
"-Finis tes devoirs au t'auras pas de dessert :ange: "
Pas besoin d'avoir un doctorat en psychanalyse pour comprendre les conséquences d'une telle éducation :diable:

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
14 juin 2008 à 10:47:31

"Mais comme tu le verras si tu te suicides pas avant, après on grandit, on devient plus "mature""

=> Traduction : Chnetzel, dépasse ce stade d'adolescent rebelle/marginal au bérêt apposé sur t-shirt noir (lolz...).

Sous-entendre que l'autre est immature est l'une des inhibations à la réflexion des plus bidon. D'ailleurs, je tiens à préciser que la maturité ne s'entend normalement que de la maturité sexuelle ; et j'espère pour notre ami qu'il n'en est plus au stade du premier poil aux...
Bref, le terme de maturité est employé à tort par tout le monde :(

Sinon, je suis plutôt d'accord avec toi, même si tu as du mal à exprimer ce que tu veux dire et même s'il te faut plus de mots qu'il n'en devrait falloir.

Davaroi m'a semble confondre les intérêts multiples et le plaisir qu'ils procurent, avec le bonheur entier qui nous accompagne, dirais-je, à "notre heure". Comme l'a dit un auteur anglais, l'homme est une horloge arrêtée ; son bonheur ne se fait sentir que lorsque l'heure est exacte, et c'est là qu'il faut en jouir.

Cemajo
Cemajo
Niveau 27
14 juin 2008 à 11:32:39

Chnetzel :d) Troyve un moyen de passer du temps avec des enfants...

Si toi tu ne sais plus pourquoi tu veux vivre, ils sauront te le rapeller :oui:

Davaroi
Davaroi
Niveau 9
14 juin 2008 à 13:49:01

"pour moi le bonheur c'est un état d'esprit : il faut le vouloir."
Oui, mais une série de plaisirs peut faciliter un bonheur à plus long terme. Certains plaisirs n'ont effectivement qu'un effet à très court terme, mais d'autres peuvent même se prolonger sur plusieurs jours, voir plus. Par exemple, après avoir vécu une journée heureuse, basée sur une succession de plaisirs, le bonheur peut se prolonger sur les quelques jours qui suivent, en s'atténuant progressivement, mais en concervant une petite place dans notre mémoire et notre état d'esprit.

"Tes définitions sont bien restrictifs ! Notamment pour le malheur."
Normal. Je présentais juste une tendance. Mais le désespoir et ce que tu appelles la "mélancolie" sont deux choses différentes. Je parlais de désespoir par rapport à un état d'esprit, un sentiment à long terme, de même pour ce que j'ai appelé "espoir" et "rêve".

"Je pense que c'est à chacun de trouver sa paix.."
"Le Bonheur ne se mérite pas !"
D'une part, chacun se doit de déterminer ce qui le rend heureux. D'autre part, se débarrasser des obstacles extérieurs à soi-même n'est pas une chance offerte à tous. Il y a forcément une part d'injustice, d'aléatoire.

Davaroi
Davaroi
Niveau 9
14 juin 2008 à 17:11:34

"Chercher des réponses dans des questionnements métaphysiques sur la mort et sur l'existencialisme avec Sartre ou Nietzsche ce n'est que de la sublimation encore une fois, les réponses sont juste sous ton nez."
Je suis d'accord. :) Enfin, sous son nez... ce n'est pas forcément si facile que ça.

Mais je me demande pourquoi le plaisir est aussi mal vu. Après tout, ce que l'on appelle le bonheur, c'est un peu comme la moyenne des plaisirs vécus non? quelque soient l'intensité et la durée (cf mon précédent message) de ces derniers.
J'ai l'imprssion que l'enseignement de la philo au lycée à ce sujet n'est pas du tout au point. (Enfin, ça, je le saurrai l'an prochain^^)

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
14 juin 2008 à 17:54:02

"Je me suis penché sur la question de la construction du monde Occidental basée sur les valeurs Judéo-chrétiennes, j'ai vu l'amour comme une perversion, une essence de mauvaise conscience"

:d) Sans vouloir t'offenser, tu as dû lire n'importe quoi alors (ou n'importe comment) ! Dans la religion chrétienne, l'amour le plus noble est l'amour de Dieu. Ensuite, à mon avis, vient la charité (qui est amour du prochain), puis l'amour de la femme. Tu as souvent voulu exprimer ta flexibilité, mais tu dis des choses qui me paraissent nettement injustes et révocables :)

Il n'y a que l'amour des sots qui soit "une essence de mauvaise conscience". Lorsque le sot dit "je l'aime", on croirait entendre "je la veut pour moi, je veux la possèder". Ainsi parle Erotome, parce que je l'ai baptisé ainsi, et son nom est sa disgrâce ; mais l'amoureux, lui, ne parle pas de la sorte.

Mais tu as trouvé la même chose que moi, et on est d'accord :

"En fait, il fallait à tout prix que je rende légitime mon amour de l'amour pour me justifier de quelque chose"

L'amour, ce n'est pas l'amour de la femme, ce n'est pas l'amour du prochain, ni même l'amour de Dieu ; l'amour c'est l'amour de l'amour.

Au passage, la science ne traite pas de l'Amour, car ce n'est tout simplement pas son sujet. Les scientifiques qui se permettent de faire le corrélat entre procréation et amour ne sont pas dignes d'être du monde scientifique, car ils font de la science une idéologie torturée qui n'a rien à voir avec la rigueur et la prudence scientifique.

Snoopy_snoopy
Snoopy_snoopy
Niveau 8
14 juin 2008 à 18:30:08

Nan mais Kanbei, c'était un vague résumé sans nuance et sans aucune précision ni approfondissement, tu sais très bien que les termes peuvent toujours prendre plusieurs sens et tu sais très bien ce que j'entends par mauvaise conscience et science sur ceux sale petit chipoteur professionel :-p

Kanbei70
Kanbei70
Niveau 10
14 juin 2008 à 19:43:24

Mais quoi ?? Qu'entends-tu par "mauvaise conscience alors" ??

Snoopy_snoopy
Snoopy_snoopy
Niveau 8
14 juin 2008 à 19:58:02

J'entends que c'est une des perversions possibles est très courante avant le XX ème siècle que prenait le concept de caritas dans le christianisme. Je généralise pas à la " doctrine " ou au message du christ en lui même si tu prèferes ni à l'ensemble des chrétiens :-)
De deux la science est un outil réductionniste lorsqu'il s'applique à l'intelligible et je dis moi même que ça ne doit pas être son champ d'application :-)

Si t'es pas d'accord avec ça alors oui on est pas d'accord :)

Snoopy_snoopy
Snoopy_snoopy
Niveau 8
14 juin 2008 à 19:59:57

Et je conçois pas l'amour de façon uniforme non plus même si on peut dire que l'essence est commune ( je parle pas du même amour lorsqu'il s'applique à une femme, à Dieu ou la famille ) mais j'allais poster un com de trois pages sur du hors-sujet qui plus est :-)

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