J'ai lu la moitié de l'Apologie de Socrate, de Platon, et il se trouve que j'ai trouvé Socrate bien trop bavard dans son opposition à Métélos. Bavarad, non au sens où il disait des choses inutiles, mais disons plutôt qu'elles étaient de peu d'utilité, et qu'il utilisait un langage que les autres haïssaient certainement et qui, semble-t-il, n'était même pas forcément le plus adapté à la vérité.
Que Socrate souhaite éviter de tomber dans le jeu du mensonge, et ne pas se préoccuper de stratégie, fort bien ; mais il a ici bien trop parlé, lorsqu'il n'en était pas besoin. Bavardage ! Il a en face de lui un avorton ! Métélos, ridicule personnage, si peu versé dans la logique, ne réclammait d'autres proposition que celle-ci : "Métélos, tu m'accuse de corrompre la jeunesse, et ce faisant, en inventant de nouveaux Dieux, et à côté dis-tu, en en reconnaissant aucun ; mais un enfant de 7 ans pourrait voir l'absurdité de ce chef d'accusation, et peu s'en faut que je ne t'accuse, moi, en vérité, de mensonge et de diffamation".
Mon ami Descartes, ne se serait certainement pas tant fatigué, à s'employer à ce discours, pour faire voir la très apparente absurdité d'un tel chef d'accusation, oeuvre d'un adolescent, et je n'ai nul doute qu'il ait également ajouté, que même un enfant de 7 ans la pouvait démontrer pour fausse.
Je ferais voir ce chef d'accusation à mon petit cousin, sous fond d'exercice scolaire, qu'il daignerait bien me répondre, entre deux obscénités, et me dire que cela est ridicule.
N'était-ce pas la une peine inutile, et si impropre à Socrate, que de faire un tel discours, pour démonter un chef d'accusation aussi naïf et ridicule ?