En littérature, traditionnelement le héros est un personnage qui incarne des vertus morales, souvent un peu mièvres, et qui est au centre de l'histoire. Ce terme a plusieurs sens mais le héros que tu entends ici est le héros qui fait partie des récits épiques, chevaleresques, où il se confronte à la difficulté.
Or, quand on a lu l'art de la guerre de Sunzi, on sait très bien que le sage ne se confronte pas à la difficulté, mais évite les obstacles. Tu parles de "subir", et justement le héros subit, crie, souffre, sue ; là où le sage regarde son ennemi s'autodétruire. Le héros n'est pas un sage, il a simplement compris que telle chose était injuste, et il se bat comme un lion pour "conformer la réalité à son idéal de justice", comme le dit Pascal au sujet du "demi-habile". Cependant, le désordre qu'il créé, paradoxalement, s'oppose à l'idée de justice. Le héros est donc un justicier, plein de courage certes, mais fort malhabile.
J'ai trouvé cette définition du héros-combattant :
"Combattant(e) remarquable par sa bravoure et son sens du sacrifice. Glorieux, vaillant héros; héros de la Grande Armée, de la Révolution; héroïnes de la Résistance; mourir, se comporter en héros".
Bravoure, sacrifice, gloire, mourir, que d'émotions 
C'est ça le héros !
Habituelement quand je dis ça aux gens, comme lorsque je dis que le travail n'est pas une vertu, ils n'aiment pas...
Ce qui ne m'étonne pas, et m'insupporte guère car, ne pouvant se justifier, ils prouvent qu'ils ne sont pas sages, et qu'ils correspondent plus à la définition du héros que celle du sage, d'où leur sentiment d'infériorité quand je le dit.