Voici venir le temps de mettre fin à l'attitude blasé de mon être nihiliste. Voici venir l'instant ou par liberté je décide de bâtir mon propre mensonge. Voici enfin la pluie de sens tombant sur l'absurdité de ma raison...
J'avais toutes les réponses juste devant mon nez... D'une clarté aveuglante, immuable dans leur vérité... elles étaient la. Qu'ai je fais en pudiquement détournant le regard ? J'avais pourtant connaissance des écrits passés mais comble de l'ironie je dénonçais les autres comme prisonnier d'une caverne ou je m'étais volontairement enchainé...
La liberté découlait pour moi de la vérité... Je pensais que la vérité était la seule chose qui valait la peine de se battre, de chercher. Et c'est en cherchant que je m'en suis fait une idée. Elle est pour moi relative, nous ne devons pas parler d'une mais de vérités. En tant que bon relativiste je me suis efforcer de critiquer tout ceux faisant preuve d'une objectivité exacerbée, essayant de leur faire comprendre que le monde n'était qu'une pièce derrière une porte et que son contenu changait suivant la clef que l'on inserait dans la serrure. Je le pense toujours d'ailleurs. C'est ainsi que logiquement j'ai cherché à avoir connaissance des multiples artefactes permettant de changer le monde, d'avoir une idée des differents paradigmes tout en prenant continuellement de la distance vis à vis de chacun d'eux. Tristement nihiliste je m'efforçais de reculer de plus en plus, car comme nous le montre l'exemple de Descartes c'est dans le sceptissisme le plus radical que l'on à le plus de chance de trouver l'immuable frigide fixité de la vérité.
Et puis je suis tombé dessu, je n'admettais aucune forme d'objectivité si ce n'est dans les prédicats nécessaire à une telle affirmation. L'unique vérité étant la relativité de sa propre expression... Voila l'évidente clarté d'une solution de facilité. Etais je pour autant plus libre ? Libre de faire ce que je voulais par delà bien et mal ou moralité, oui peut être... N'être lié que par les normes sociales que j'acceptais ou par les determinismes sociaux les plus radicaux dont le détachement était synonyme d'exclusion, oui certainement.
Pourtant ce que j'ai compris, c'est que la liberté ce n'était pas cela. Le relativisme ne conduit en réalité qu'à l'immobilisme ou l'absence de légitimité de nos actes. Oui peut être le besoin de légitimité ( Dieu, Unniversalité de la science ou beauté artistique ) est plus ou moins relative à une mauvaise conscience liée à l'attachement inconscient à certains déterminisme sociaux mais ne fait on pas nous même une analogie entre mal et mauvaise conscience lorsque nous la dénonçons comme pourriture, perversion ou non naturelle ?
Ce que je veux dire, c'est que nous avons quasiment tous fait abstraction du fait que le terme Philosophie signifiait amour de la sagesse et non pas de la vérité. Voici venir une question : La sagesse se résume-t-elle à la simple connaissance de la vérité ?
Non évidement, voila l'erreur que je faisais... Je pense que la connaissance est un moyen et que la sagesse est une finalité. La liberté que je recherchais instinctivement est l'arme permettant de transformer notre connaissance en sagesse.
Ainsi j'ai pour connaissance que la seule vérité réside dans la relativité de sa propre expression. Mais je reste confronté au paradoxe venant de mon incapacité à définir la sagesse si ce n'est comme relative aux différents empirismes de sagesse existant. Si je définissait la sagesse je serais en contradiction avec ma définition de la connaissance et de la vérité alors que faire ? Me voila confronter à l'immobilisme relativiste... Sauf si je considère la sagesse comme le fait même de volontairement faire abstraction de ma propre définition de la connaissance ! De mettre de coté ma définition du vrai pour vivre !
Voila pourquoi je ne peux définir la sagesse qu'uniquement comme la construction volontaire d'un mensonge, tout simplement et logiquement parce qu'il n'est pas sage de vivre dans la vérité. Voila comment surmonter la contradiction avec mon propre relativisme. La liberté n'étant que la possibilté inhérante à ma connaissance de la vérité à en faire abstraction, voila aussi pourquoi on n'est pas libre sans connaissance.
Ainsi si me mentir à moi même me permet de me fixer des contraintes, des buts, sans pour autant croire à une finalité de ses mêmes buts, je donne du sens à ma propre vie. Ses contraintes n'ayant pas de légitimité ni d'unniversalité dans leur existance, elles ne sont pas vrais ce sont des mensonges uniquement vrais pour celui qui décide d'y croire. En disant cela je reste relativiste mais c'est dans la nature même du mensonge que j'abandonne ma définition du vrai.
Et les mensonges en question me dictent d'être en accord avec mes propres déterminsmes, tout simplement pour vivre en paix et bien-heureux et c'est cela que Nietzche nomme lacheté et que Socrate et Platon définnissent comme sage. Ainsi je pense que vous commencez à avoir une petite idée de la nature même du mensonge nécessaire à l'existence de l'humanité que les philosophent noment sagesse. Ca commencerait par :
" L'homme est un animal social " Aristote
" Pour moi, je suis à peu près persuadé que, parmi les philosophes, il n’y en a pas un qui pense qu’un homme pèche volontairement et fasse volontairement des actions honteuses et mauvaises ; ils savent tous au contraire que tous ceux qui font des actions honteuses et mauvaises les font involontairement, " PLATON Les sophistes
C'est admettre l'existance de notion comme le bien et le mal.
C'est parler de contrat social.
C'est être en accord avec la modernité.
C'est commencer à sourire et à vivre en accord avec soi même.
Ainsi l'originalité de cette pensée, en résumé, réside dans une conception circulaire de la spiritualité permettant d'unir relativisme et modernité et dans l'affirmation comme thèse que : la connaissance et la recherche de la vérité n'ont pour finalité que l'acceptation de nos propres déterminismes. ( Je vous laisse faire le lien avec Freud et l'enfance etc... )
Je terminerais par deux citations :
"Nous ne devrions ni juger sans comprendre, ni comprendre sans juger."
"Un esprit libre prend des libertés même à l'égard de la liberté"
C'est trop con ou trop long ![]()
C'est intéressant, je suis en parfait accords avec cette philosophie. L'acceptation du relativisme et son dépassement par l'acceptation de sa propre condition et de la subjectivité qui en découle.
(Préviens moi si c'est pas du tout ça hein ...).
A part ça je vois difficilement que l'on peu dire d'autre.
Si si t'as bien compris, je faisais ni dans la métaphore ni dans le second degrés ![]()
"Ce que je veux dire, c'est que nous avons quasiment tous fait abstraction du fait que le terme Philosophie signifiait amour de la sagesse et non pas de la vérité. Voici venir une question : La sagesse se résume-t-elle à la simple connaissance de la vérité ?"
Ne l'aie-je pas déjà dit Snoopy ? ![]()
En tout cas ce que tu dis est intéressant mais je ne suis pas d'accord sur le fait que la vérité ne serait pas en adéquation avec la sagesse. On le croit simplement parce que notre condition humaine fait que nous ne sommes pas suffisament éclairés pour avoir pleine conscience de cette adéquation.
Ne dit-on pas de Dieu, dans la religion chrétienne, qu'il est suprêmement bon et qu'il est le Verbe de Vérité ?
Ne dit-on pas, considèrant que l'être est l'omniscience même, que le mal n'est pas conçevable chez cet être parfait étant donné qu'il est un défaut d'être ?
Je tiens à préciser que je ne suis pas chrétien et que je me désintéresse du verbe croire, néanmoins ces symboles, s'il ne sont que cela, nous ouvrent certaines pistes de réflexion.
"Ne dit-on pas de Dieu, dans la religion chrétienne, qu'il est suprêmement bon et qu'il est le Verbe de Vérité ? "
Mouais, laisse moi douter de ce que dit la religion chrétienne.
Mais fais, fais ! ne te gêne surtout pas !
Si un discours religieux était indubitable, il n'aurait aucune valeur !
C'est précisément dans le fait que le discours chrétien est dubitable, parce qu'il apporte plus de questions et de mystère que de réponses et de clarté que ce discours est beau et qu'il faut, autant que cela nous est possible et pour autant que nous nous y sentions poussés, nous y plonger sans hésitation mais avec circonspection.
Donc doute mon ami, doute; tu ne saurais me faire plus plaisir.
Cela est vrai, mais je voulais surtout exprimer le fait que même un conte, bien qu'entièrement fictif, est utile à certaines pistes de réflexions.
Je veux bien Kanbei que par la Foi on puisse voir idéalement en une représentation l'allégorie combinée de la sagesse et de la connaissance comme dans la religion ou autre chose.
Mais je suis relativiste et ce qui manque à chaque démonstration de sagesse ou de vérité c'est d'une part une légitimation objective et d'autre part l'unniversalité de ses potentialités d'expression et ça je ne l'ai jamais trouvé...
Ce que je dis à travers ce topic c'est que la sagesse consiste à bâtir sois même cette dite légitimation et c'est ce qui est beau non ? La plus part des gens dont moi, se sentent perdus lorsque le chemin à suivre n'est pas indiqué mais ce qui vraiment génial en réalité c'est de bâtir sois même son propre chemin même si pour cela il me faut faire des concessions.
Pourquoi beau ?
Parceque c'est à travers nos choix que s'exprime toute notre potentialité d'Homme, je trouve.
Et c'est beau notre potentiel ? L'entéléchie humaine ou presque. ![]()
Le potentiel d'un aspirateur, c'est pas mal non plus. Je serais bien incapable de dire si on fait plus de choix que les aspirateurs (surtout les Dyson qui sont vraiment super !).
"Parceque c'est à travers nos choix que s'exprime toute notre potentialité d'Homme, je trouve"
T'as fait une overdose d'Harry Potter ![]()
Ouais, ouais je sais très bien bien que c'est qu'une pseudo-phrase de latin-lover qui ne peut être justifiée que par le jugement de gout de son auteur ( d'ou la super critique sur les aspirateurs Dyson et Harry Potter ) mais perso je trouve ça beau après bien sur que ça reste relatif mais ça n'enlève rien au raisonement précédent. J'assume mon coté romantique à deux balles moa ![]()
"J'assume mon coté romantique à deux balles moa"
Moi aussi, moi aussi
Ce sont nos choix qui nous déterminent Harry
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Tout ça c'est très bien, mais en fait tu essaies de donner un sens à ton existence là... Et pour moi, s'il y a bien deux choses qui sont vraies, c'est bien ce que tu dis sur la relativité et le fait que l'existence n'a pas de but (en fait ce propos est à la fois une objection et une confirmation de la relativité). Donc en fait, je pense que la seule chose qu'on peut faire, c'est etre subjectif et profiter de la vie, en dehors de tout cadre moral et social... ou pas (personnellement j'essaie en ce moment de trouver un compromis entre les deux mais c'est pas facile
).