Sartre n'a jamais privilégié l'existence à l'essence, si mes idées reçues sur la pensée du bonhomme s'avèrent exactes, il a (au contraire ?) affirmé que l'essence était la consécration ultime de l'existence. Si tu préfères on reste un être incomplet durant toute notre vie et c'est seulement lorsque l'on cesse d'exister que notre véritable nature se révèle : ce qui se dégage de tout ce que l'on a fait durant notre vivant.
Quand à moi je pense plutôt notre nature s'altère progressivement au contact d'un monde dont nous ne serons jamais maîtres et que le meilleur moyen pour essayer de préserver notre intégrité c'est de tenter de le dominer. Selon mon point de vue donc il ne faut pas s'adapter mais au contraire résister.