Devoir de philo par rapport à un article défendant la présence de la publicité dans la politique. destiné à être oral donc sous la forme écrite c´est pas le must mais je le post quand même vu que le problème sous-jacent est celui de ce topic.
On peut approcher le sujet ainsi : est-ce que la publicité a sa place dans la politique, est-elle manipulatrice et contraire à la démocratie?
Le problème fondamental qui se cache derrière cette question est l’alliance entre publicité et politique, il faut s’interroger si cette alliance est compatible avec la démocratie, c´est-à-dire déterminer si il y’a manipulation du peuple.
Cette alliance publicité/politique a un caractère éthique, la question porte sur sa légitimité dans un cadre démocratique, qui suppose une liberté de choix. On en arrive aux questions suivantes : l’homme a-t-il la liberté de choix ou ses influences la lui retire-t-elle ? la société moderne ( ses médias, son manque de réflexion, son conformisme) empêche-t-elle l’homme de penser par lui-même ? La démocratie a-t-elle un sens ?
On serait tenté de répondre rapidement que la publicité a une influence suffisamment grande pour manipuler le peuple et que dans ce cas, elle n’est pas correcte. D’un autre côté on peut aussi dire que l’homme est de toute façon influencé par beaucoup de facteurs et que la liberté n’est jamais que relative, qu’il n’y a pas d’absolu.
Les conséquences éventuelles de ces questions sont les suivantes : l’homme est peut-être incapable d’avoir un avis ne prenant pas en compte ses influences, il serait donc incapable d’être objectif. La démocratie n’est qu’une escroquerie si les influences décident à la place de l’individu.
Il est maintenant nécessaire de clarifier des termes, notamment les influences, la démocratie, la liberté, l’objectivité.
Commençons par les influences : L’influence est un terme large qui englobe tous les facteurs extérieurs qui peuvent modifier la pensée d’un individu.
La démocratie est le système qui attribue le pouvoir au peuple ( ou aux délégués du peuple). Le pouvoir implique la décision, la décision implique un choix, le choix n’a pas de sens si il n’y a pas de liberté.
Je choisis la liberté comme maîtrise d’action, c´est-à-dire la faculté d’agir soi-même, sans subir d’influences inconsciemment.
L’objectivité est la capacité de juger en faisant abstraction de son affectivité et de sa personnalité.
Sachant que les influences qui nous conditionnent sont innombrables, il est bon de les catégoriser. On peut distinguer les influences qui relèvent d’un échange ( un dialogue par ex) de celles qui ne vont que dans un sens ( les médias par ex). En effet, on peut admettre que lors d’un échange, la personne peut sélectionner les influences, les juger, les discuter et qu’elles ne sont pas dangereuses. Par contre lorsqu’il n’y a pas de dialogue possible, on ne fait qu’absorber les informations sans les réfléchir. Celles-ci sont probablement inexactes mais elles seront tenues pour vrai. Progressivement, l’individu n’aura plus de pensée personnelle. Ainsi les médias ont le pouvoir d’imposer leur point de vue et finalement de choisir à la place des personnes.
On peut rétorquer qu’avec des sources diverses, le mélange d’opinion est suffisant pour assurer une confrontation des idées bénéfique à la réflexion mais on se rend compte que la plupart des médias racontent la même chose et d’ailleurs on prend rarement la peine de lire 3 journaux différents. S’ensuite une sorte de réaction en chaîne : on a traité le cas d’une seule personne mais les médias touchent une population entière et c’est tout le peuple qui en fait subi ces mauvaises influences. La démocratie apparaît soudain comme toute relative.