Bonjour à tous ^^
Un petit sujet pas forcément intéressant, ni même peut-être philosophique, mais qui me titille l'esprit depuis un certain temps.
Nous sommes en 2008, ce que j'ai cru observer a tout de même démarré un peu avant, et s'est fait au travers, principalement, du cinéma. Je ne sais pas vraiment par où commencer, alors soyons directs, l'aube de ce nouveau millénaire serait-il révélateur d'une psychose (ou simplement grande peur) de la solitude ?
Regardez les fils sortis il n'y a pas longtemps, il apparaît de plus en plus souvent de petits groupes d'humains, voire un humain seul, seul face au monde entier, il ne s'agit plus d'une solitude dûe à un rejet ou d'une solitude par choix, mais d'une solitude subie, une solitude infligée par le temps et ses évènements. Citons quelques grands titres : Resident Evil, Je suis une légende et sûrement d'autres (j'ai une fâcheuse tendance à oublier le nom des fils que je vois ^^).
Tout autant de films où l'on voit l'être humain perdu dans l'immensité d'un monde qu'il ne peut pas (plus ?) contrôler ou envisager ? Sans cesse menacé par des "choses", de plus en plus petites, de plus en plus dangereuses (virus, bactéries, micro-bombes...).
Je n'ai pas vraiment développé la question, peut-être n'a-t-elle même pas lieu d'être et peut-être ce phénomène a-t-il eu lieu de tout temps, ma culture n'est malheureusement pas assez vaste pour affirmer ou non ce point ^^
Il n'empêche que je n'ai jamais ressenti de manière aussi intense dans l'imaginaire collectif cette peur de la disparition, de l'anéantissement, du combat perdu d'avance. Hollywood ferait-il de la psychologie sans le savoir, n'est-ce qu'une mode, une passade, ou alors sommes-nous tout simplement fascinés par ces hommes qui, si peu nombreux, peuvent lutter contre un imaginaire affreux, cruel et imbattable ?
Pour les films je citerais volontier Into the Wild.
Pour les philosophes Pascal et la distraction.
http://www.litteratureaudio.com/index.php/2007/11/17/blaise-pascal-pensees-compilation/
Ecoute les Pensées sur "Divertissement".
Si ça peut t'éclairer. ^^
Oui! Moi aussi j'ai remarqué ça!^^ Mais je l'interprète plutot comme un désir de retourner aux origines, à la survie, et échapper ainsi à notre société étouffante (mais c'est très subjectif
)... Personnellement je trouve ces films porteurs de l'espoir d'un nouveau départ. D'ailleurs je ne pense pas qu'on puisse parler de solitude dans Resident Evil : il s'agit plutot d'une petite communauté, et je dois dire que je trouve ça plutot convivial ![]()
la plus grande peur de l'Homme est sans aucun doute la solitude et ce peu importe la période
on à tous peur intrinsèquement d'être seul et oublié , on a tous envie d'être aimé , on a tous envie d'aimer , de partager , ...
Les ermites ne semblent pas partager ton opinion nature_genocide.
les ermites ?
déjà ça court pas les rues , et de plus on est pas dans leur tête , on ne peut pas savoir réellement leur but , leurs frustrations , leurs desseins
je peux me tromper mais je ne parierai pas qu'un ermite sois tellement heureux et épanoui
nous sommes des animaux sociaux après tout , on a besoin d'être entouré
Le discours classique consiste à dire que les ermites en ont un jour eu marre de l'hypocrisie de leurs congénères, des commérages de leurs mégères et de l'artificialité de leur société si bien qu'ils sont finalement partis suivre leur propre bonhomme de chemin et que cela c'est plutôt bien passé malgré quelques difficultés au début mais qu'au final ils ne regretaient pas leur choix et que si c'était à refaire ils le referaient ![]()
mouais pas convaincu , parce que peu importe la société , on a tous besoin d'amour , voilà pourquoi je doute du fait qu'ils soient heureux mais bon ce n'est que mon avis personnel , j'ai du mal à croire les gens et leurs motivations qui sont bien souvent que des faux-semblants
La sensation de l'ermite peut paraître étrange. Mais finalement ce n'est qu'un refus de "l'illusion social", l'illusion des liens superficiels et artificiels entre êtres vivants. Un refus total de tous les préjugés. Un chemin de croix parfois (Jésus dans le désert). Un désir de paix total et d'autonomie spirituelle (Lao-Tseu ou Bouddha se retirant).
Maintenant, est-ce qu'on peut parler d'ermite dans des cas comme Nietzsche ou Spinoza (à des périodes données) ..? Je ne sais pas, peut-être une forme moderne d'anachorétisme.
La recherche de l'ermite est aussi et avant tout (dans la plupart des cas) une introspection la plus complète possible. On cherche en soi (ses origines, Dieu, les vérités éternelles, l'ataraxie, le souverain bien, et caetera). On fait plus ou moins ce que Descartes propose de faire en une semaine dans les Méditations Métaphysiques.
Néanmoins et de plus, on peut supposer que l'ermite va et est seul parcequ'il n'a personne pouvant l'aider, le soutenir, le guider dans sa démarche (son "ascencion"). Le cas des monastères stricts ou des lamasseries où certains moines vont jusqu'au voeu de silence, par exemple : on a des personnages assez extrêmes dans l'anachorétisme mais qui peuvent s'intégrer dans un groupe donné qui suit les même règles de vie et cherche la même chose.
De plus, le fait qu'un ermite ne soit pas heureux (pourquoi devrait-il d'ailleurs chercher le bonheur ? "L'Homme ne vaut-il pas mieux que le bonheur ?" disait Liszt) est, s'il recherche le bonheur, en contradiction direct avec le fait qu'un ermite est défini par le choix de sa condition d'ermite, contrairement au paria qui lui y est forcé.
[ http://fr.youtube.com/watch?v=SVQEsKDcl2A&feature=related A propos. ^^ ]
"leurs motivations qui sont bien souvent que des faux-semblants"
Hypocrisie de quoi ? vis-à-vis de quoi/quoi ? L'ermite, qui meurt souvent seul, chercherait un bien social ?
L'ermite serait alors un imbécile, un être absurde.
je ne vois pas en quoi c'est moins superficiel de se planquer seul dans une forêt au milieu d'une montagne que la soi disante légèreté des rapports humains , de plus touts les individus (même de nôtre société) ne sont pas superficiels , ce que je voulais dire , c'est que j'ai du mal à croire un ermite heureux , heureux de sa condition d'homme seul , maintentant ce n'est que mon avis comme jel'ai dit
ps : j'exclus les formes religieuses d'ermitage
Ben t'exclus la plupart des ermites, hein. Si tu considères comme religion les "philosophies orientales".
Donc, explique-moi pourquoi un ermite choisirait de l'être (puisqu'il a le choix) ?
Donc, explique-moi pourquoi un ermite choisirait de l'être (puisqu'il a le choix) ?
justement , pour moi c'est une énigme , et à mon avis , ce mode de vie ne rend pas si heureux que le fantasme qu'il dégage
Disons aussi que c'est souvent plus simple, lorsque l'on veut énormément travailler, de s'isoler totalement.
Ainsi si une personne souhaite ne se consacrer qu'à une seule tâche, un but unique, il choisira sans doute de se retirer de toute autre activité (religion, arts martieux, et caetera).
Nous avons peur de la solitude parce que tout ce qu'il nous reste, c'est l'autre. C'est le temps de l'individualisme confronté a sa liberté de concevoir, libre par la fin de ce poids écrasant qu'est la conscience collective sur l'individu ![]()
Je pense qu'il y a toujours eu des solitaires... Mais la peur de la solitude se développe dans les sociétés occidentales paradoxalement à cause du developpement des communications, la plus part des gens s'ignorent dans le métro avant de se parler via des chat sur le net. Le developpement de truc genre meetic, des speed dating etc... On vit plus vieux mais on vit moins je pense.
Et pis dans Into the wild, le héros s'isole par choix, ptêt par ressentiment mais tout de même par choix, on peut pas parler de psychose de la solitude dans ce cas la.
Choix déterminé par un passif, ça me semble assez évident dans le film (ça finit quand même par "le bonheur ne peut être que partagé" même si l'aventure en elle-même est un passage forcé pour le comprendre/ressentir). ^^
"la plus part des gens s'ignorent dans le métro avant de se parler via des chat sur le net"
C'est vrai que c'est assez incroyable, vu comme ça (sans que le côté "timidité"). ^^
J'ai pas envie d'etre avec d'autres gens, je veux etre seul! V powaaaaaa!!!!
Pour moi la solitude, ça fait vraiment réaliser la futilité de l'existence donc je serai pas ermite
Mais dans la société, je préfère rester seul... En fait je pense que le mieux c'est d'etre seul, mais de pouvoir ne plus l'etre dès qu'on le désire
D'ailleurs cette sensation d'aller-retour entre solitude et société n'est pas si rare.
Pour ma part j'irais bien dire que dans une société qui se mondialise et où les gens requis sont de plus en plus anonymes, étant donné que nous possédons un besoin d'être perçu comme entité unique au sein d'un groupe, l'absence d'expression de cette unicité peut déclencher une sensation de solitude.
De ce fait la solitude subie par l'absence d'écoute pourrait bien être le mal "à la mode" de notre époque.