"Il faut toujours qu'il y ait au moins autant de réalité dans la cause que dans l'effet."
"Il y aura peut-être ici des personnes qui aimeront mieux nier l'existence d'un Dieu si puissant, que de croire que toutes les autres choses sont incertaines. Mais ne leur résistons pas pour le présent, et supposons, en leur faveur, que tout ce qui est dit ici d'un Dieu soit une fable. Toutefois, de quelque façon qu'ils supposent que je sois parvenu à l'état et à l'être que je possède, soit qu'ils l'attribuent à quelque destin ou fatalité, soit qu'ils le réfèrent au hasard, soit qu'ils veuillent que ce soit par une continuelle suite et liaison des choses, il est certain que, puisque faillir et se tromper est une espèce d'imperfection, d'autant moins puissant sera l'auteur qu'ils attribueront à mon origine, d'autant plus sera-t-il probable que je suis tellement imparfait que je me trompe toujours."
(A replacer dans le contexte des Méditations Métaphysiques (ici la première), certes.)
Comment pourrait-on savoir qui juge le mieux alors qu'on est incapable de prouver ce qu'est Dieu et s'il est, ce qu'il est.
La question n'a pas de fondements.