Je suis tout à fait d'accord avec la thèse exprimée en titre du sujet mais je dirais qu'elle porte en elle un grand vecteur de méprises.
Déjà la souffrance ne mène pas au bonheur mais à la joie, joie qui elle mène en théorie et en certain cas seulement au bonheur.
Mais bien entendu il faut prendre également pour définition de souffrance, la souffrance dans son état le plus vaste possible, comprenant la souffrance physique, mentale, le manque, la frustration, etc.
Pour reprendre les exemples cités précédemment, l'éjaculation ne crée pas de bonheur, elle crée du plaisir, plaisir engendré par la libération d'hormones (l'endorphine je crois bien) et donc n'est pas ratachable directement au problème. Néanmoins une masturbation peut être faite via un état de manque d'activité sexuelle, et donc cette activité solitaire engendrera de la joie.
La naissance d'un nouveau né relâche le manque de cet enfant, manque créé graduellement durant les neuf mois de grossesse, voire auparavant si le désir d'enfanter existait. L'instinct maternel crée naturellement ce manque.
Donc dire que la souffrance mène au bonheur est juste, mais il serait plus exact de dire que l'insatisfaction est nécessaire à n'importe quel bonheur.
Cela se comprend facilement en modélisant un bonheur où tous les désirs seraient satisfait de base, engendrant invariablement un ennui puisqu'il n'y aurait plus rien à faire, la moindre action étant véhiculée par l'insatisfaction de l'absence de cette action.
Bien entendu j'exclus de cette vision le bonheur "originel" d'une vie animale ou l'être ne réagit que par instinct et sans aucune réflexion.