Par une froide soirée d´hiver, dans une maison isolée, un vieil homme raconte une histoire à un jeune enfant...
"- Il était une fois,il y a bien longtemps, dans un royaume lointain aujourd´hui oublié de tous un monde qui ne savait plus... Il ne savait plus ou aller, ni comment, ni pourquoi. Les peuples qui y habitait ne savaient plus, ils se contentaient de croire... Croire que le changement était la chimère des déçus, croire que le monde était fait de lois immuables, croire que l´amour n´était qu´un mot. Ce monde était gris, aussi froid que l´acier... aussi froid que l´hiver. Cependant, il faut savoir que sur le plus noir des tableau, une teinte de rose subsiste toujours... toujours. Ainsi, certains soirs, parfois, une vieille mélodie résonne dans le coeur de quelques pauvres fous, des fous qui refont le monde, non pas à leur image, mais à l´image que leur dicte leur coeur. La folie d´un seul homme peut bâtir de grandes choses. Assez de pragmatisme, assez de stastistiques, assez de mensonges. Ne pensons plus, ressentons. Arrachons ce voile de devant nos yeux... Découvrons... simplement.
J´ai longtemps pensé que la vérité était une... Immuable, fixe, innaccessible. Mais que ce soir les esprits m´en soit témoins, je me renie. " L´homme n´est pas la mesure de toute chose " ? Les choses ne sont elles pas visibles que par celui qui voit ? Si oui, alors qui d´autre, mieux que moi même peut en être la mesure ? Les choses existent, et sont, mais quant à leur valeur ? Les choses n´en n´ont pas ? Dans l´absolu ? Et si je leur en donnait une ? Que deviendrait cet absolu ? Ne s´effondrerait il pas aussi surement qu´un chateau de cartes balayé par les vents ? Pourquoi séparer le sensible de l´intelligible ? Vous vous trompez si vous pensez que ce sont les hommes qui bâtissent le monde... non, ce sont les idées. Les idées existent et ne peuvent être tuer que par ceux qui cessent d´y croire... Et mon Dieu, qu´est ce que la possession, l´ambition, le pouvoir, sinon des idées ? Les choses n´ont de valeurs que celles que nous leurs attribuons... Ainsi, pour ceux que l´on appelle fous, ou stupides, le monde n´a pas le même visage et souvent... il est peut être même plus beau, du moins dans leur esprit. Le changement alors ? Est il toujours aussi impossible ? Et si quelqu´un ou quelque chose fesait nos coeurs penser ensemble ? Libres... nous sommes tout simplement libres. Libres de bâtir le monde à l´image d´une idée, l´idée d´un pauvre fou qui aura su nous donner l´envie stupide de croire en lui, par une soirée d´hiver.
De l´éthique de conviction et de l´éthique de responsabilité, choisissons pour une fois, celle de nos convictions. Et vous alors ? Que vous dicte votre coeur ? Fermez les yeux... vous l´entendez ? Ecoutez encore... encore un peu.
- Et alors grand père ? Le visage du monde a-t-il changé ? Les coeurs ont parlé hein dis ?
- Ce chapitre de l´histoire est encore vierge. Chacunes des pages blanches restantes devront être tachées par les plumes de chacuns de nos coeurs... Et c´est ce qui est beau non ? "