Voila, étant moi même un peu philosophe, j´aurais voulu savoir en toute honnêté ce que vous pensiez de ça. J´ai écris un amas d´inepties y a quelques heures, vas savoir pourquoi, et j´me suis dit que j´allais les poster ici.
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Je viens de réaliser une chose, moi grand schyzo fumeur d´herbe que je suis ; je préfère désormais la cocaïne... En effet, j´ose à peine imaginer le bordel en tapant ces lettres. Ca devient vraiment grave. Alors que j´étais en plein délire avec un de mes meilleurs joint d´herbe, voguant au grée des mélodies de Bob Marley, Jimi Hendrix, Dire Strait, P.F. et Led Zep´, j´eu une révélation. Je préférai la cocaïne au cannabis, la coke au cana... C´était fou. Je venais de le réaliser en un instant, là, dès lors que mon délire en barre parti en fumée à l´écoute des rifs effrayant de Eric Clapton. Je reconnaissais sans peine cette douce mélodie, le refrain envoutant de COCAINE, son plus grand titre... Ca venait de me bouleverser. Bob n´était plus là. Et puis merde, c´était ces effets là ? Je ne planais plus, j´avais repris de l´altitude. Ma mâchoire s´est resserré, mon dos s´est redressé ; j’en conclu ainsi que c´était là les effets de la coke... J´en avais pris la veille, et pourtant, alors qu´à l´instant même ou je fumais un trois feuille d´herbe locale, j’eu cette violente révélation. Imaginez vous le choc de ceux avec qui j’fume depuis neuf ans ! Vous imaginez ? On n’est plus dans la drogue douce là mais dans la drogue dur. C’est vrai, pour un certain nombre de gens Bob Marley s’avère être un type cool. Cependant, je doute qu’ils apprécieraient autant la personne de Tony Montana dans ses plus tendres défonces. Ca y est, j’étais séduit. Avant je n’appréciais pas trop, je disais : « Je préfère quand un bon pétard… » Mais là, ce n’était pas pareil. En y réfléchissant, je m’étais même dit exactement l’inverse. Ce n’était pas la faute de la Orange Bud ni du blunt Purple Haze, à l’instant même je ne ressentais plus rien. Tout était redevenu normal, c’était quoi ça ? Un relan de celle qu’on m’avait fait gouter la veille ? Elle était bonne certes, mais… Comment un mec comme moi pouvait préférer ça ? Certes, j’avais beau être rasta depuis prêt de quinze piges, mais j’avais pas de problème dans la vie. J’avais un appart, une bonne bagnole, des pétasses, un bon taf, j’avais tout pour être heureux. L’herbe n’était pas là pour faire artifice, j’aimais vraiment fumer. Cela faisais quinze ans que je bédavais, au début c’était en soirée avec les copains, après, c’était quand les cours nous faisaient chier au lycée, puis plus régulièrement avec les amis pour se détendre du quotidien, et leurs amies, et les amies de leurres amies. 
J’vivais dans une résidence en région parisienne. J’étais là, vautré dans un canapé devant un écran plasma, et je venais de mal comprendre ce qu’il venait de se passer. Je contemplais mon joint, et je réalisa alors que je ne sentait plus rien. Ca venait de foutre en l’air tout mon trip. J’en avais essayé hier en allant en boite, et malgré le mal de crane au réveil, je dois dire que j’avais passé un bon moment. Celle que je découvris au réveil dans les draps pouvait en attester. Je me rappelais l’avoir accosté au détour d’un rail dans les chiottes. Plus tard dans la nuit, elle m’avait emmené chez elle et m’avait pris dans sa toile. Etais-ce pour autant possible ? C’était là mon premier joint depuis que j’étais rentré de la boite. Je n’avais presque pas dormi et j’étais parti bosser tôt – Je ne fume jamais au travail – pour rentrer plus vite, me rouler un joint et dormir. Cela faisait trois jours que je n’avais pas fermé l’œil, entre les soirées, le boulot et les galères. Et putain, quand j’y repense, c’était dingue. Dès le matin je pensais déjà à rentrer pour aller m’en fumer un et dormir, j’étais encore en forme, mais creuvé. La logique aurait voulu qu’un Blunt de cette taille, aussi chargé d’Orange Bud, puisse même défoncer un cheval ! Et pourtant ça me faisait rien… Bordel, Freud avait raison : « Un peu de cocaïne pour vous délier la langue. ». Je n’aurais pas du le lire avant-hier. C’était fait maintenant, j’avais fumé mon joint, et bien que ma tête fusse-t-elle ramollie, mon corps continuait de s’activer éperdument au fil de ces lignes. Ca fait peur quand on connait ses affinités avec Dionysos, le grand Dieu du vin et de l’excès… On ne parle plus de drogue douce là, mais bien de drogue dur, et de quelque chose dont il est très difficile de se séparer. Un jour on m’a dit que c’était nos choix qui faisaient de nous ce que nous étions. Moi, mes choix, je les ai toujours fait sans jamais les regretter… Tant pis pour elle.
Ouah, c’est dingue quand même… En fait, je ne vois pas vraiment où est le problème. Tony Montana c’est un fait, était un cocaïnomane acharné et presque complètement cinglé. Autant, Hendrix était aussi un grand amateur de Ganja, alors à quoi bon ? Après tout, à défaut d’avoir de l’amour, autant se payer une défonce. =/
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Voilà, bonne reflexion. J´pense que vous aurez pas de mal à me comprendre. J´attends vos com.´ lol