Une question plutôt absurde m´obsède depuis quelques temps, une question qui s´est immiscée dans mon esprit après une soirée quelque peu arrosée, et ses conséquences:
Si notre mémoire est capable de substituer des souvenirs factices aux réels, sous l´effet de quelconques substances, parfois même sous l´effet de dérangements psychologiques, passagers ou décelés en tant que maladies; ce dont nous avons la certitude est-il toujours totalement vrai?
Je vais tenter de m´expliquer... :
Chaque fait supposé concret, perçu par l´esprit, est d´une manière ou d´une autre soumis à notre subjectivité; et même concernant les individus les plus réfléchis, susceptibles de prendre en compte plusieurs réalités potentielles, le contexte, voire la signification de chaque acte, est décidé par l´être.
Là-dessus, en supposant que chacun de ces actes "concrets" n´est plus, après l´instant même de son déroulement, qu´un souvenir; que se passe t-il à chaque remémoration du-dit fait? Les retours au fait, postérieurs, se feront sur la base d´un souvenir. Les réactions seront donc également revécues selon celles que nous sommes persuadés d´avoir ressenties.. N´y aurait-il pas une marge d´erreur, ce dont nous sommes convaincus alors qu´il ne reste plus qu´un souvenir, ne pourrait-il pas être un erreur, la perception de chaque chose, jusqu´à la plus anecdotique, ne peut elle pas être altérée en soi, sans conséquences peut-être, à part pour la réalité absolue?
Je suis désolée de mon explication brouillon, enfin, exposition puisqu´il n´y a ici que question, et non résolution. Cette idée flotte dans mon esprit sous forme de sensation bien plus que de supposition palpable, et il m´est difficile de la retranscrire par les mots.
Excusez cette torsion farfelue de mon esprit, j´en viens à me demander pourquoi j´expose ça ici, malgré son imperfection...