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Liste des sujets

désir = marque de la misère de l'homme ?

Bl00dust
Bl00dust
Niveau 10
21 septembre 2007 à 17:17:58

Vous vous en doutiez, un sujet aussi vague, imprécis et mal défini ne pouvait qu´être un sujet scolaire. Voilà tout de même ce que j´y ai répondu, en plus succint évidemment car, comme chacun sait, il faut toujours blablater sur une dissert´, ou comme le dit plus simplement le proverbe : la philo c´est dire n´importe quoi mais pas n´importe comment.

I. Définition

a) origine du désir : L´homme primitif, dépourvu de conscience, ne connait pas ses besoins vitaux, il ne sait ce qu´est la faim même s´il en a déjà ressenti les effets et encore moins sait-il ce que c´est que la nourriture ou que manger. Le désir instinctif est donc là pour le pousser à satisfaire ses besoins vitaux, sans quoi il mourrait, et sans même savoir comment. Il n´y a là-dedans aucun apprentissage : le désir, condition de la survie, est inné. Prenons comme exemple les rares hommes primitifs que nous ayons l´occasion de côtoyer : les enfants. A leur naissance, ils têtent leur mère sans que cela leur ait été enseigné par qui que ce soit.
Ce désir, dont on a reconnu l´indispensabilité, se traduit physiquement par un mal, l´état de manque n´est perçu qu´à travers la douleur que celui-ci produit. Une espèce ne pourrait survivre si elle ne ressentait pas de mal lui faisant percevoir son manque.

b) La satisfaction d´un besoin stimule les sens, que l´homme primitif a très aiguisés, et qui lui permettent de déterminer l´intérêt à apporter à chaque aliment. Un aliment comestible et/ou nourrissant sera bon et provoquera du plaisir tandis qu´un aliment non-comestible sera mauvais et provoquera du déplaisir ou dégoût. Cela se vérifie physiquement. Chaque homme, du moins dans son enfance, a toujours trouvé bons les bonbons et autres aliments sucrés. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce sont les plus nourrissants, donc ceux vers qui notre nature nous pousse à nous tourner.

c) Passons maintenant à l´homme moderne. Pour bâtir une société, l´homme a besoin de la conscience. Figurons donc un être humain pourvu de conscience. Il sait alors distinguer ce qui lui est bon de ce qui lui est désagréable, et de là naît le désir réfléchi, et non plus instinctif de ce qui est utile à sa conservation. Hobbes disait : "Il n´est aucun de nous qui ne cherche à obtenir ce qui lui est bon, éviter ce qui lui est mauvais, et fuir le plus grand des maux de la nature qui sans doute est la mort." On lui a souvent reproché de décrire l´homme civilisé au lieu de l´homme à l´état de nature, et c´est précisément ce qu´il fait. En effet, ce n´est qu´une fois pourvu de conscience que l´homme pourra "rechercher ce qui lui est bon" et "éviter ce qui lui est mauvais" car ce n´est qu´à ce moment-là qu´il aura conscience du bon et du mauvais.

d) Cette conscience permet à l´homme de provoquer du plaisir sans d´autre fin que ce plaisir même. En effet, conscience de la cause du plaisir, il va chercher à l´obtenir le plus souvent possible. Le plaisir ne suis alors plus le besoin. De là naît l´art qui a pour but de stimuler agréablement les sens sans aucune autre finalité. Le besoin de se nourrir devient gastronomie etc. L´homme désire se procurer du plaisir.

II. Excès
a) Ce désir de plaisir mène à tous les excès. En effet, la satisfaction d´un besoin vital n´étant plus le but du plaisir, le désir se poursuit sans aucune autre limite que l´insensibilité des sens. (==> Hybris)

b) Cette addiction au plaisir peut toutefois se révéler destructrice, autant pour notre prore personne que pour les autres. Cela vient du simple fait qu´en société, nous avons besoin des autres pour satisfaire notre désir de plaisir. En effet, à l´état de société s´est opérée la spécialisation qui fait que chaque homme ne se suffit plus à lui-même et que sa survie dépend d´un service prêté par d´autres membres de la société. Si ces derniers nous refusent ce que nous leur demandons, quelle autres solutions que la violence ?
Quant à nous-mêmes, les excès physiques nous mènent à la maladie et bien souvent à la mort. (la flemme de détailler, vous m´excuserez)

c) Dès lors, deux réponses existent. Pour protéger les autres sont instaurées les lois, ou comme le dirait Rousseau : la société pallie au problème qu´elle a elle-même créé. Pour nous protéger nou-mêmes, rien d´autre que le travail sur soi et la modération, le contrôle de nos désirs.

III. On va un peu répondre à la question passque sinon j´aurais une sale note
Là, désolé mais j´ai vraiment pas envie de la faire cette parie-là, c´est la moins intéressante. C´est celle où, après avoir défini correctement le sujet, on se met à discuter et émettre des opinion divergentes pour finalement conclure à moitié. Evidemment, je la ferais, mais je pense que c´est du blabla inutile et subjectif qui n´a rien à voir avec de la philo. Par respect pour le forum, je vous l´épargne. :)

Voilà, si vous avez des idées (même pour la partie III) je vous ordonne de me le faire savoir. :-)

FabienL
FabienL
Niveau 6
21 septembre 2007 à 18:45:44

Bon, j´ai lu en diagonale, je l´avoue en guise de propos liminaire.

Ce qui m´embête, c´est la confusion entre le désir et le besoin. Ce n´est pas la même chose, et pour faire une analogie un peu rapide, je dirais que si la satisfaction des besoins sert de carburant à la vie, alors le désir en est le moteur.

Et c´est un sujet que tu as à traiter ? Peux-tu écrire l´énoncé exact ?

Je reviendrai, pas trop le temps là...

Bl00dust
Bl00dust
Niveau 10
21 septembre 2007 à 19:15:20

Ce qui m´embête, c´est la confusion entre le désir et le besoin.

Si t´avais pas lu en diagonale tu aurais vu que je ne fais pas du tout cette confusion. :-)

Quant a l´énoncé exact, il est contenu dans le titre : "Le désir est-il la marque de la misère de l´homme ?"

FabienL
FabienL
Niveau 6
21 septembre 2007 à 19:58:45

J´ai relu plus attentivement, et désolé, je vois toujours une confusion.

Tu prend au départ comme exemple, l´enfant qui a le désir de téter sa mère. Or pour moi on parle d´un besoin dans ce cas.

Peut-être cela provient-il du fait que nous n´avons pas la même approche de la notion de désir.

Mais, une question subsidiaire pour tirer tout cela au clair. Le désir est-il le propre de l´homme, ou bien les autres espèces animales aurait-elle du désir elles aussi, et pas eulement des besoins...

FabienL
FabienL
Niveau 6
21 septembre 2007 à 20:09:17

Je te livre une approche psychanalytique de la notion de désir, tu me sembles assez grand pour en faire ce que tu veux...

Sur ce plan, on peut dire que le désir naît du choix d´une cible pour une pulsion. La cible devient alors l´objet du désir, qui prend réellement racine dans la frustration représentée par un obstacle qui empêche d´atteindre aisément l´objet.

Sans frustration, pas de désir alors ?

Ainsi, en quelques mots qui méritent d´être développés, je pense que le désire en soi ne peut être une marque de misère, dans la mesure où le désir me semble être commun à tous les hommes. C´est sans doute plutôt dans la façon que l´on a de gérer les désirs qu´on éprouve qu´il faut chercher élévation ou perte.

D´ailleurs, considère un homme sans désir. Je dis bien sans désir, non pas un homme qui maitriserais à la perfection ses désirs (genre moine shaolin pour tomber dans un cliché). Un homme sans désir a tout simplement perdu une grande part de son humanité non ? Va voir en hopital psychiatrique, tu en verras des comme ça, dans la catégorie grand dépressif ou mélancolique. Plus de désir, c´est la misère psychique absolue. Pour ça que je disais plus haut que le désir me semble être un moteur.

Bl00dust
Bl00dust
Niveau 10
21 septembre 2007 à 20:22:17

L´approche psychanalytique est intéressante mais je n´ai pas les connaissances pour la jauger.

"Tu prend au départ comme exemple, l´enfant qui a le désir de téter sa mère. Or pour moi on parle d´un besoin dans ce cas. "

As-tu réellement lu ce que j´ai écris ? Il en a évidemment besoin mais le sait-il ? Un marmot qui vient de naître peut-il comprendre qu´il doit têter sa mère sinon il va mourir ? Il ne sait pas ce que signifie mourir, il ne sait pas ce que signifie têter et, même s´il le ressent, il ne sait pas ce que signifie avoir faim. Il faut donc qu´il ait une pulsion instinctive, un désir, qui le pousse à têter sa mère.

FabienL
FabienL
Niveau 6
21 septembre 2007 à 23:01:47
  • bl00dust profil

* Posté le 21 septembre 2007 à 20:22:17 avertir modérateur
* L´approche psychanalytique est intéressante mais je n´ai pas les connaissances pour la jauger.

"Tu prend au départ comme exemple, l´enfant qui a le désir de téter sa mère. Or pour moi on parle d´un besoin dans ce cas. "

As-tu réellement lu ce que j´ai écris ? Il en a évidemment besoin mais le sait-il ? Un marmot qui vient de naître peut-il comprendre qu´il doit têter sa mère sinon il va mourir ?

:d) ben non, il n´a pas les armes cognitives pour comprendre, c´est en vivant qu´elles se construiront ces armes. Mais il a des réactions biologiques (sensations de faim), et des réflexes primaires (réflexes du sucion par exemple), qui lui permette de faire savoir qu´il a la dalle, et ensuite de téter le sein.

Il ne sait pas ce que signifie mourir, il ne sait pas ce que signifie têter et, même s´il le ressent, il ne sait pas ce que signifie avoir faim. Il faut donc qu´il ait une pulsion instinctive, un désir, qui le pousse à têter sa mère.

:d) C´est là où tu te plante (enfin à mon avis). Comme je voulais te le montrer plus haut, la notion de désir suppose une certaine élaboration du psychisme de la personne. J´ai l´impression que tu met les choses dans le mauvais ordres. Le nourisson éprouvera au départ une série de besoins en lien avec sa vie de nourisson. Sur le plan psychique, ce nourisson aura des pulsions, mais pas encore de véritable désir, car c´est, comme je voulais déjà le dire plus haut, un processus plus complexe qu´une pulsion faite pour répondre à un besoin. Le désir nait par la suite, quand le psychisme se complexifie.

On ne peut en tout cas pas réduire pulsion et désir à la même chose...

singe-noir
singe-noir
Niveau 7
21 septembre 2007 à 23:08:54

"Que les fins de journées d´automne sont pénétrantes!
Ah! pénétrantes jusqu´à la douleur!
car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n´exclut pas l´intensité;
et il n´est pas de pointe plus acérée que celle de l´Infini."

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