Vous vous en doutiez, un sujet aussi vague, imprécis et mal défini ne pouvait qu´être un sujet scolaire. Voilà tout de même ce que j´y ai répondu, en plus succint évidemment car, comme chacun sait, il faut toujours blablater sur une dissert´, ou comme le dit plus simplement le proverbe : la philo c´est dire n´importe quoi mais pas n´importe comment.
I. Définition
a) origine du désir : L´homme primitif, dépourvu de conscience, ne connait pas ses besoins vitaux, il ne sait ce qu´est la faim même s´il en a déjà ressenti les effets et encore moins sait-il ce que c´est que la nourriture ou que manger. Le désir instinctif est donc là pour le pousser à satisfaire ses besoins vitaux, sans quoi il mourrait, et sans même savoir comment. Il n´y a là-dedans aucun apprentissage : le désir, condition de la survie, est inné. Prenons comme exemple les rares hommes primitifs que nous ayons l´occasion de côtoyer : les enfants. A leur naissance, ils têtent leur mère sans que cela leur ait été enseigné par qui que ce soit.
Ce désir, dont on a reconnu l´indispensabilité, se traduit physiquement par un mal, l´état de manque n´est perçu qu´à travers la douleur que celui-ci produit. Une espèce ne pourrait survivre si elle ne ressentait pas de mal lui faisant percevoir son manque.
b) La satisfaction d´un besoin stimule les sens, que l´homme primitif a très aiguisés, et qui lui permettent de déterminer l´intérêt à apporter à chaque aliment. Un aliment comestible et/ou nourrissant sera bon et provoquera du plaisir tandis qu´un aliment non-comestible sera mauvais et provoquera du déplaisir ou dégoût. Cela se vérifie physiquement. Chaque homme, du moins dans son enfance, a toujours trouvé bons les bonbons et autres aliments sucrés. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce sont les plus nourrissants, donc ceux vers qui notre nature nous pousse à nous tourner.
c) Passons maintenant à l´homme moderne. Pour bâtir une société, l´homme a besoin de la conscience. Figurons donc un être humain pourvu de conscience. Il sait alors distinguer ce qui lui est bon de ce qui lui est désagréable, et de là naît le désir réfléchi, et non plus instinctif de ce qui est utile à sa conservation. Hobbes disait : "Il n´est aucun de nous qui ne cherche à obtenir ce qui lui est bon, éviter ce qui lui est mauvais, et fuir le plus grand des maux de la nature qui sans doute est la mort." On lui a souvent reproché de décrire l´homme civilisé au lieu de l´homme à l´état de nature, et c´est précisément ce qu´il fait. En effet, ce n´est qu´une fois pourvu de conscience que l´homme pourra "rechercher ce qui lui est bon" et "éviter ce qui lui est mauvais" car ce n´est qu´à ce moment-là qu´il aura conscience du bon et du mauvais.
d) Cette conscience permet à l´homme de provoquer du plaisir sans d´autre fin que ce plaisir même. En effet, conscience de la cause du plaisir, il va chercher à l´obtenir le plus souvent possible. Le plaisir ne suis alors plus le besoin. De là naît l´art qui a pour but de stimuler agréablement les sens sans aucune autre finalité. Le besoin de se nourrir devient gastronomie etc. L´homme désire se procurer du plaisir.
II. Excès
a) Ce désir de plaisir mène à tous les excès. En effet, la satisfaction d´un besoin vital n´étant plus le but du plaisir, le désir se poursuit sans aucune autre limite que l´insensibilité des sens. (==> Hybris)
b) Cette addiction au plaisir peut toutefois se révéler destructrice, autant pour notre prore personne que pour les autres. Cela vient du simple fait qu´en société, nous avons besoin des autres pour satisfaire notre désir de plaisir. En effet, à l´état de société s´est opérée la spécialisation qui fait que chaque homme ne se suffit plus à lui-même et que sa survie dépend d´un service prêté par d´autres membres de la société. Si ces derniers nous refusent ce que nous leur demandons, quelle autres solutions que la violence ?
Quant à nous-mêmes, les excès physiques nous mènent à la maladie et bien souvent à la mort. (la flemme de détailler, vous m´excuserez)
c) Dès lors, deux réponses existent. Pour protéger les autres sont instaurées les lois, ou comme le dirait Rousseau : la société pallie au problème qu´elle a elle-même créé. Pour nous protéger nou-mêmes, rien d´autre que le travail sur soi et la modération, le contrôle de nos désirs.
III. On va un peu répondre à la question passque sinon j´aurais une sale note
Là, désolé mais j´ai vraiment pas envie de la faire cette parie-là, c´est la moins intéressante. C´est celle où, après avoir défini correctement le sujet, on se met à discuter et émettre des opinion divergentes pour finalement conclure à moitié. Evidemment, je la ferais, mais je pense que c´est du blabla inutile et subjectif qui n´a rien à voir avec de la philo. Par respect pour le forum, je vous l´épargne.
Voilà, si vous avez des idées (même pour la partie III) je vous ordonne de me le faire savoir. 