Saint-Girons – Loudenvielle : Analyse des cols
A l’occasion du centenaire du Tour, je propose dans cette rubrique, de détailler les principaux cols prévus sur le parcours 2003 mais aussi d’apporter une vue d’ensemble des meilleurs grimpeurs de l’histoire du Tour. ( suite..)
Etape 14 : Saint-Girons – Loudenvielle 191.5km
Col de Latrape cat2 5km à 7,4%
Col de la Core cat1 13,4 km à 6,6%
Col du Portet d’Aspet cat2 5,9km à 6,8%
Col de Menté cat1 7km à 8,2%
Col du Portillon cat1 8,3km à 6,9%
Col de Peyresourde cat1 13km à 7%
Premier col sérieux de la journée, après le col de Latrape ( 1100m) où Charly Gaul s’imposa en 1956 ; le col de La Core ( 1395m) fut abordé pou la première fois en 1984 et c’est Bernaudeau qui passe au sommet alors que l’an dernier, Laurent Jalabert fait de même.
Un classique du Tour, la première ascension du Portet d’Aspet ( 1069m) date de 1910 où Octave Lapize inscrit son nom au palmarès. Depuis, le Tour est passé à 48 reprises et les spécialistes sont :
Jean Alavoine 14-19-22
Bahamontes 58-62-63
Julio Jimenez 64.65.66
Dans la descente du Portet d’Aspet aura lieu un hommage à Fabio Casartelli.
Ensuite, viennent les cols de Mente ( 1349m) franchi 14 fois depuis 1966 et théatre de la chute d’Ocana en 71 et le col du Portillon ( 1320m) franchi 15 fois depuis 1957.
Enfin, le célèbre col de Peyresourde ( 1569m) témoin du passage du Tour, 55 années et ce depuis 1910.
Les spécialistes du Peyresourde :
Jean Robic 47-48-49-53
Federico Bahamontes 54-58-62-63
Bernard Hinault 79-81-86
--------------------------------------------------
------------------------
Les rois de la montagne ( suite)
Aujourd’hui, Fédérico Bahamontes et Julio Jimenez, les rois de la montagne.
A la fois fantasque et fantastique, Fédérico Bahamontes est vainqueur à 6 reprises du GPM 54-58-59-62-63-64 et 2ème en 58, en 10 participations !
Premier espagnol à gagner le Tour en 1959, il s’impose dans un chrono de 36’15’’ au Puy-de-Dôme laissant Anquetil à 3’41’’!!!
En 58, il s’impose à Luchon après le survol de l’Aspin et Peyresourde et à Briançon par delà l’Izoard.
En 62, il gagne le chrono de Superbagnères et traverse les cols de la Chartreuse en 63, pour arriver premier à Grenoble. Dans l’étape de Chamonix, bien qu’ayant franchi en tête les 4 cols de l’étape, Anquetil lui résiste magnifiquement.
10 ans après sa première participation, il s’envole dans le Galibier et gagne encore à Briançon ainsi qu’à Pau après une attaque dans l’Aubisque. Il abandonne dans le Tour de 1965.
Son sucesseur direct est Julio Jimenez qui remporta 3 fois le GPM en 65-66-67 pour 5 participations et 5 victoires d’étape : à Andorre et au Puy de Dôme en 1964, à Bagnères de Bigorre et Aix-les-Bains en 65.
Enfin, à Briançon, après la montée du Galibier, en 1966. Il termine 2ème en 1967, derrière Pingeon
Galibier, Tourmalet, Aubisque ; tel était son terrain de prédilection.