De Rooy:
" L´arrivée au Cauberg ne changera rien"
Après avoir fait don de ses talents de rouleur à Panasonic ou Ti-Raleigh dans les années 80, Theo de Rooy veut maintenant apporter sa science de la course à la grande équipe néerlandaise, la Rabobank.
Avec 6 podiums dont 2 victoires pour ses coureurs sur les cinq dernières années, il semble savoir ce qu´est l´Amstel Gold Race...Interview
-L´Amstel Gold Race est-elle la course la plus importante de l´année pour vous?
-La plus importante, je ne pense pas...Toutes les courses sont importantes! Milan San Remo, le Tour des Flandres...l´Amstel c´est différent: c´est en Hollande, tous les yeux sont rivés sur la Rabobank. Il y a plus de pression. C´est vrai qu´en tant qu´hollandais ca donne une motivation supplémentaire aux coureurs.
-Le changement de parcours modifiera-t-il la physionomie de la course?
-Non, je ne pense pas, on verra les mêmes coureurs devant que l´année dernière. Ce seront toujours des coureurs style Bartoli, Ivanov, Boogerd, Van Petegem qui se retrouveront devant, des coureurs aussi rapides sur le plat qu´en montée.
-Pouvez-vous nous décrire le Cauberg?
-C´est une montée de 1.2km avec un passage à 12%. Il faut la monter grand plateau, surtout à l´arrivée. On met un 52*17, 53*17, 53*16...Après 250 km, certains coureurs auront les jambes vides et la feront avec le petit plateau, mais ceux qui veulent faire la différence arriveront avec le grand plateau. C´est une montée dure mais pour ceux qui se trouveront devant, une arrivée sur le plat ou en montée ca ne changera pas beaucoup. Ce qui peut changer un peu c´est la descente de Valkenburg pendant 2,5 km puis le virage très serré à gauche avant d´aborder la montée. S´il y a un petit groupe devant avec des coureurs qui viennent de rentrer et qui craignent le sprint, il y a la place pour attaquer en ville. Si ca se regarde, les audacieux peuvent l´emporter.
-C´est une fin de course qu´il faut connaitre par coeur?
-OUi, comme tout le parcours en général. C´est le principal avantage pour nous avec le surplus de motivation. S´il y a beaucoup de vent, les coureurs savent exactement où se trouvent les endroits avec beaucoup de vent, où celui-ci peut jouer un rôle important.
-Avec Boogerd et Freire vous avec deux cartes à jouer!
-Je ne sais pas trop encore où en sont Boogerd et Freire..Boogerd était malade il y a une semaine et demie, Freire m´a dit cette semaine qu´il ne se sentait pas très bien... Maintenant ca va mieux mais ils manquent encore un peu de points de repère. Les années précédentes il y avait la Flèche et Liège-Bastogne-Liège avant l´Amstel, les favoris étaient plus clairs pour tout le monde.
-Un peu comme Dekker, qui n´a pas beaucoup couru?
-Oui, Dekker surtout...Il a fait la Semaine Catalane, le Tour du Pays Basque, il était un peu malade, mais maintenant il va mieux. Sa présence, sa créativité est toujours très importante pour l´équipe.
-Pourtant, sa victoire dans le GP Erik Breukink...
-Ah oui, mais il manquait vraiment de compétition dans la montagne! C´est une course tout à fait plate ca n´a rien à voir avec la Semaine Catalane ou les classiques! Mais je vois aussi un rôle très important pour Zberg et Wauters demain. Pour prendre l´avantage à un moment donné dans la course, s´ils sont devant et qu´ils peuvent faire travailler la concurrence, ils peuvent être importants.
-Michael Rasmussen peut-il être un bon coureur de classiques?
-Ca, on le verra la semaine prochaine! Mais en attendant, il semble plutôt aimer les courses par étapes, c´est un bon grimpeur.
-Quelle équipe vous semble la mieux armée face à vous?
-Fassa Bortolo! Il y a aussi Quick-Step et Armstrong, mais collectivement la Fassa Bortolo sera très forte. J´ai vu des choses incroyables dans Paris-Roubaix l´an dernier avec Ivanov qui crève, qui chute et qui rentre chaque fois: il m´a fait très grosse impression.
-Armstrong sera-t-il prêt, à votre avis?
-Evidemment, il viendra pas pour rien. S´il est là, c´est pour être dans le final.