Johan Museeuw a tenu une conférence de presse ce lundi à l´hotel Holliday Inn de Gand. Le coureur de la Domo-farm Frite a clairement annoncé la couleur : Il veut cette coupe du monde !
Voici quelques unes de ses déclarations :
"Ma victoire à Hambourg dimanche ne m´a nullement surpris. Mes précédentes participations à cette course me permettaient en effet de savoir qu´elle était à ma portée, même si mon sprint n´est plus aussi saignant qu´autrefois. Ceux qui disent que j´ai subitement retrouvé mon sprint se trompent, la vérité c´est que je ne l´ai pas tout à fait perdu."
Johan a expliqué sa préparation pour l´HEW Classic en expliquant son absence sur les routes du Tour :
"Je vais maintenant me battre pour quelques points dimanche à San Sebastian, où mes chances de gagner me paraissent proches de zéro. Quatre cents points restent à distribuer, si Zürich ne disparaît pas du calendrier. Paolo Bettini représente donc une réelle menace, même si je ne la crains pas. Je ne vais en effet pas me mettre à paniquer avec onze victoires en Coupe du monde à mon palmarès. Le plus dur sera de prendre un jour la décision d´arrêter. Il le faudra bien, même si je me sens toujours dans le coup, et même à l´avant-plan. Tout a une fin, et je saurai le comprendre au bon moment, qui n´est visiblement pas encore arrivé"
Par contre, s´ il veut à tout prix cette coupe du monde, l´équipe Domo a d´hors et déjà annoncé par la voix de Patrick Lefevere qu´ elle ne se rendrait pas aux championnats de Zurich étant donné que les organisateurs n´ont pas encore payé les primes et les frais de déplacement de l´année dernière. Patrick Lefevere trouve en effet cette affaire inadmissible pour une course de ce statut :
" Dans ces conditions je me montrerais inflexible, si la décision de courir m´appartenait. J´espère que le milieu fera pour une fois preuve de solidarité dans cette affaire gravissime, et résistera aux tentatives de division des organisateurs. Je le regrette pour eux, qui ne sont pas responsables des fautes de leurs prédécesseurs, mais en avaient connaissance, où auraient dû mieux se renseigner. Deux deadlines leur ont été adressés, mais sans aucun effet. Je ne sais pas comment tout cela va se terminer, mais il faut leur montrer que nous sommes aussi résolus que solidaires." a déclaré le manager de la formation Domo-Farm Frites.