C'est pas développé parce que ça prendrait beaucoup de temps... Pourtant c'est une des briques essentielles du modèle standard. C'est pas facile de comprendre les détails mais ça peut se comprendre avec les mains. Déjà, quand on est dans la physique des particules on ne parle pas de radioactivité puisque finalement, c'est vraiment une interaction.
En fait l'interaction faible est décrite dans le même cadre que l'EM et l'interaction forte : ses équations sont basées sur un groupe de symétries, ce sont ces symétries qui génèrent l'interaction entre les particules. C'est-à-dire qu'on peut interpréter l'interaction faible entre deux particules par l'échange d'un boson de jauge.
Il y a plusieurs choses très intéressantes :
- L'électromagnétisme et l'interaction faible ont la même intensité à une certaine échelle d'énergie. Cela veut dire qu'à cette énergie, ces deux interactions sont unifiées en une seule interaction, l'interaction électrofaible.
- L'interaction faible possède 3 bosons de jauge (W+/- et Z0) contrairement au seul photon lié à l'électromagnétisme. Aussi, pour expliquer la portée finie de l'interaction faible, il faut que ces 3 bosons de jauge soient massifs. On peut dire que ces 3 bosons sont un peu comme des photons massifs. Le problème, c'est que le modèle leur prévoit une masse nulle...
Ces deux remarques sont à la base de la théorie électrofaible et du mécanisme de Higgs, qui décrit une brisure spontanée de symétrie dans la théorie électrofaible, et qui permet de générer une masse aux 3 bosons de jauge, et donc de différencier EM de l'interaction faible à plus faible échelle d'énergie ! 