Les RNR (Phénix, Superphénix, Astrid, etc.) permettent de réduire fortement les déchets par rapport aux réacteur à neutrons thermiques (ou neutrons lents) qui constituent la 3ème génération actuelle (REP, REB, etc.).
En effet, il permettent de valoriser l'uranium 238, autrement dit l'uranium naturel (voire appauvri). Il permettent également de fissionner d'autres atomes lourds (actinides mineurs) qui constituent une grande partie des déchets de la 3ème génération en terme de radioactivité (en terme de volume ils ne représentent rien). Ils permettent aussi de consommer les stocks existants de plutonium (ce que permet déjà la 3ème génération via le MOX).
En résumé, ils valorisent l'uranium 238 (autonomie du nucléaire multipliée par 50, soit 5000 ans de production d'énergie au lieu de 100 ans pour couvrir les besoins actuels), et limitent les déchets en terme d'activité. Mais ils restera toujours des déchets, quel que soit la technologie de réacteurs (les assemblages combustibles usagés, les produits de fission, etc.).
Quant à la fusion, le rêve des physiciens est de développer la fusion froide, mais à ma connaissance personne n'en est proche. Le projet le plus sérieux est ITER (fusion "chaude" par confinement magnétique), qui est un projet de recherche. En admettant qu'il fonctionne, la fusion industrielle serait peut-être maîtrisée à l'horizon 2100. Mais elle génèrera elle-aussi des déchets.