+1 VDD ,
de plus j'ajoute qu'en France, contrairement au monde anglo-saxon, il y a une sorte de concurrence foireuse entre grandes écoles et fac.
Dans l'imaginaire collectif (et donc dans celui des directeurs en ressources humaines qui ne connaissent en général rien en sciences même s'ils sont chargés de recruter des scientifiques ... ) un faqueux est un "glandeur" qui a raté les concours des grandes écoles.
On voit donc des situations ridicules où des ingénieurs prennent des postes trop techniques pour eux.
D'ailleurs plusieurs "critiques" disent clairement que c'est l'une des causes de la chute actuelle de la compétitivité technologique des entreprises françaises.
Il y a aussi une sortie de lobby (le mot est grand ... ) d'anciens des grandes écoles (le "réseau" des anciens quoi ) dans les entreprises qui font hériter leurs postes à des étudiants de grandes écoles à leur tour.
Enfin, tout ceci dans le privé. Maintenant quand le public, les postes de chercheurs au CNRS et dans les universités sont ultra prisés en France. En fait la recherche se porte tellement bien, et le métier de chercheur est tellement convoité, qu'il y a beaucoup plus de personnes qui "tentent leur chance" qu'il n'y a de boulots disponibles. La concurrence est énorme, et les avantages du boulot vont bien au delà du "salaire", donc la concurrence augmente même si les salaires "baissent". Ceci est dû au très bon niveau mondial de certains labo français, qui attirent des "cerveaux" du monde entier, et motivent beaucoup de chercheurs à les rejoindre, même pour des salaires dérisoires (comparés au reste du monde) rien que pour rester au top niveau planétaire .
La valorisation du doctorat est entrain de changer aux yeux des entreprises (enfin à ce qu'ils racontent ... on ne sait jamais ) ils disent prendre exemple sur le modèle allemand pour lequel l'expérience de thèse est une preuve d'indépendance scientifique et de maturité assez grande pour mériter des postes très hauts.
Il petit autre bémol , encore causé par le cerveau délabré de DRH sous qualifiés : les histoires de gestion et management.
Même pour des postes de R&D , les DRH ont tendance à préférer des ingénieurs avec des "petits" doctorats, à des gens de formations exclusivement scientifique (faqueux) avec un "gros" doctorat . L'argument principal est que la formation d'ingé enseigne aussi des modules de management, de gestion d'équipes et le baratin habituel. Pour eux "s'intégrer dans une équipe et savoir développer la synergie blablabla" est en général un avantage "énorme" par rapport à quelqu'un qui n'a jamais sorti la tête du monde scientifique (ce qui est bien évidement FAUX (à la Norman ) vu que pour faire des sciences à très haut niveau, il vaut mieux avoir remonté continuellement son niveau et se spécialiser dans son domaine assez tôt , sans perdre son temps avec les conneries parallèles comme le management etc ) .
Je tiens à préciser que ces remarques sont objectives, j'ai vu comment les DRH traitent des profiles très bons sans études managerielles, et je précise que c'est pas mon cas, je suis passé par une école d'ingé donc je ne crashe pas dessus par "frustration"
, mais justement après avoir comparé les deux systèmes, il est clair que les recruteurs se font berner rapidement avec les histoires de synergie et conneries du genre , et surtout que les DRH sont très sous qualifiés pour voir la qualité d'une thèse. Justement ce qui démarque un docteur d'un autre (juste après obtention du doctorat) c'est la qualité de la thèse, les DRH sont en général des gens qui n'ont aucune formation scientifique, ils ne pigent même pas les mots techniques dans les titres des thèses, et sont chargés de recrutés des scientifiques ...
Sinon, l'avenir est beaucoup moins sombre qu'il n'y parait , apparemment les entreprises en bavent et sont donc contraints à trouver des solutions, ce qui améliorera fatalement le futur du doctorat. Ensuite un doctorant ne reste vraiment au chômage que s'il ne se "contente pas" de certains boulots.
Il ya déjà les histoires de l'agreg, avant même d'entamer une thèse on conseille aux étudiants de passer l'agreg, comme ça ils auront des sortis de secours vers l'enseignement supérieur (qui peuvent atterrir dans des postes en prépa, voire à la fac en L1 / L2 ) .
Il y a aussi des métiers très rémunérateurs pour certains profiles, par exemple un docteur en math ou en physique peut se convertir facilement à la finance , au piire il s'inscrit dans un gros M2 de finance (type celui de paris 6) mais pour un docteur le niveau est dérisoire . Il peut se faire embaucher des de grosses banques, faire du quant et du trading, et pomper du fric sur le système qui l'a rejeté
Au pire certains doctorants passent des M2 pro après leur thèse, et se font embaucher en entreprise car les DRH trouvent que ces M2 sont "tellement professionnalisant , et complètent bien leur formation initiales" ...
Sinon l'étranger ...
En gros ils ont toujours du boulot, mais en réalité ils sont frustré de ne pas faire de la recherche comme ils souhaitaient initialement (et là c'est surtout à cause de la concurrence super rude)