La pratique du sport est certainement corrélée à l'envie et au plaisir de la pratique du sport. Clairement, une personne qui souffre beaucoup, qui se sent mal, ou qui n'a pas le moral aura moins envie de pratiquer une activité physique et à l'inverse une personne en forme qui aura de l'énergie à revendre cherchera à bouger.
Donc oui ça s'auto-entretient dans un sens comme dans l'autre et finalement d'un point de vue purement logique ta question type "qui de l'œuf ou de la poule" est légitime.
Mais lorsque tu envisage le cas d'une personne en surpoids, pas très sûre d'elle et avec un moral dans les chaussettes, qui se met à aller beaucoup mieux, être en forme, heureuse, et bouger, c'est bien grâce à l'activité physique. On ne peut décemment pas imaginer que du jour au lendemain elle se soit mise à maigrir par magie et que ce soit ça la cause de son envie de faire du sport.
Ceci dit ça peut se discuter aussi : une personne en forme et active peut très bien sombrer suite à des problèmes personnels et changer de cercle vicieux pour celui de l'inactivité physique et la santé en berne.
Et même en reprenant l'exemple de la personne en surpoids qui se met au sport, si rigoureusement c'est l'activité physique qui améliore sa condition physique, à la base c'est une envie d'amélioration, une impulsion qui initie le passage au bon cercle vicieux de la santé et de l'activité.
Selon la manière d'envisager les choses, il y a donc plusieurs réponses. À titre personnel je pense que le lien "activité physique >>> bon état physique et bon moral" est autrement plus significatif que le lien "bon état >>> activité" car en définitive, même avec le moral dans les chaussettes tu sais pertinemment que c'est bon d'avoir une activité physique suffisante et tu es toujours celui qui choisit ton cap.