Il est clair que le vide est mieux, mais ça n'empêche pas la dispersion de l'énergie. Déjà de bonnes antennes directionnelles des deux coté jouent beaucoup.
Ensuite je suppose que c'est surtout une histoire de bitrate et de rapport signal/bruit.
En gros ce qui empêche d'écouter un signal infinitésimal est une question de sa faiblesse par rapport au bruit ambiant. En faisant l'hypothèse d'un bruit blanc (c'est-à-dire que sa densité de puissance est la même sur tout le spectre de fréquence, ou encore qu'il n'est pas corrélé avec lui-même... un bruit vraiment aléatoire on va dire ;)) qui n'est pas trop moche si il n'y a pas de perturbation d'autres dispositifs sur la même fréquence, ou alors beaucoup de dispositifs.
Dans ce cas il suffit d'attendre plus longtemps pour transmettre un bit d'information. En effet si le bit (un 1 ou un 0) n'est émit qu'une seconde, il y a de bonne chance qu'il se perde dans le bruit. Si par contre il est émit en continu durant toute une journée, le signal bruité reçu indiquera une forte probabilité vers le bit envoyé. En d'autres termes si on envoie un 1, le signal même très fortement bruité sera statistiquement décalé vers le 1.
Bref, il "suffit" de ralentir le rythme de transmission de l'information au fur et à mesure que les sondes s'éloignent et faire un post-traitement à la réception
Exemple imagé pour m'illustrer, un signal perdu dans le bruit mais lent:
