La solution numérique de ce problème peut être calculée en un temps raisonnable par un
ordinateur classique. Certes ce système a toutes les chances d’être chaotique mais à condition
d’encoder les, 6x3=18, conditions initiales avec une précision suffisante, rien ne s’oppose à ce
qu’on prédise l’évolution du système jusqu’à n’importe quel temps t, fixé d’avance. La
solution du même problème, à n>3 corps cette fois, prendrait sans doute plus de temps car le
nombre des variables passerait de 6x3 à 6xn mais le fait est que ce temps resterait raisonnable
et en tous cas accessible à un ordinateur classique. Au fond, ce qui rend le problème classique
à n corps abordable (pour n raisonnablement modéré), c’est le fait que la dimension de
l’espace vectoriel nécessaire à sa résolution ne croît que comme une puissance (ici la première
puissance) du nombre n. En effet, le produit cartésien des espaces de phases de chacun des n
corps ne comporte que 6xn dimensions au total.
L’atome d’hélium. Deux électrons prisonniers d’un noyau d’hélium forment également un
système à trois corps, quantique cette fois. La grande différence est que ces électrons sont
totalement indiscernables : ils forment un système intriqué. Leur vecteur d’état,
( v ,v ,t ) 1 2 * = * , où les vi abrègent la notation des variables externes de position et
internes de spin, doit certainement traduire quelque part cette indifférence à toute tentative de
numérotation des particules individuelles. Nous savons que ce vecteur d’état évolue
conformément à la loi,
La solution numérique de ce problème peut être calculée en un temps raisonnable par un
ordinateur classique. Certes ce système a toutes les chances d’être chaotique mais à condition
d’encoder les, 6x3=18, conditions initiales avec une précision suffisante, rien ne s’oppose à ce
qu’on prédise l’évolution du système jusqu’à n’importe quel temps t, fixé d’avance. La
solution du même problème, à n>3 corps cette fois, prendrait sans doute plus de temps car le
nombre des variables passerait de 6x3 à 6xn mais le fait est que ce temps resterait raisonnable
et en tous cas accessible à un ordinateur classique. Au fond, ce qui rend le problème classique
à n corps abordable (pour n raisonnablement modéré), c’est le fait que la dimension de
l’espace vectoriel nécessaire à sa résolution ne croît que comme une puissance (ici la première
puissance) du nombre n. En effet, le produit cartésien des espaces de phases de chacun des n
corps ne comporte que 6xn dimensions au total.
L’atome d’hélium. Deux électrons prisonniers d’un noyau d’hélium forment également un
système à trois corps, quantique cette fois. La grande différence est que ces électrons sont
totalement indiscernables : ils forment un système intriqué. Leur vecteur d’état,
( v ,v ,t ) 1 2 ψ = ψ , où les vi abrègent la notation des variables externes de position et
internes de spin, doit certainement traduire quelque part cette indifférence à toute tentative de
numérotation des particules individuelles. Nous savons que ce vecteur d’état évolue
conformément à la loi,
Si on s’arrange pour que Bx=Bz et By=0 (d’où Bx=Bz=B/√2), agissent pendant un temps t tel
que cos(μBt / ) = 0 , elle est équivalente à une porte logique de Hadamard. Toutefois cette
procédure n’est jamais utilisée : d’une part imposer une induction constante agissant
discontinument est impossible à réaliser et d’autre part elle affecterait tous les noyaux sans
distinction alors qu’on souhaite une action sélective sur un noyau particulier.
On résout le problème en superposant un champ constant, B0, selon Oz et un champ,
d’intensité B1, tournant uniformément dans le plan Oxy. Nous connaissons le rôle joué par B0
qui est de créer la différence énergétique entre les états de base. Celui joué par B1 est de
stimuler sélectivement les transitions, 0 → 1 et 1 → 0 . Pour le voir, écrivons l’équation
d’évolution,
Un lecteur attentif aura toutefois remarqué que la technique du champ résonant exige
la présence d’un champ directeur constant orienté selon Oz qui a pour seule fonction de
différencier les niveaux énergétiques et d’autoriser la résonance. Or ce champ sollicite tous
les noyaux indistinctement y compris ceux que l’on ne veut pas voir évoluer à cet instant. Il
convient de neutraliser cette évolution parasite et on y parvient en utilisant une astuce dont le
principe repose sur la remarque suivante. Les évolutions quantiques étant unitaires, il doit
toujours être possible de les invertir. Effectivement l’exemple suivant le montre : si un qubit
évolue sous l’action de l’opérateur, e+iασ z , il suffit de le soumettre à deux transformations
supplémentaires de type, σx, à savoir dans cet ordre, z i z
x
i
x σ e+ ασ σ = e− ασ , pour qu’il réintègre
son état antérieur. On voit qu’à condition de tenir à jour sa comptabilité, il devient possible
de programmer à la carte l’évolution des registres.
L’implémentation NMR remplit toutes les prescriptions du cahier des charges de
l’ordinateur quantique sauf une : il ne semble pas possible d’étendre la dimension, n, du
registre de travail au-delà de quelques dizaines de noyaux. Le nombre des fréquences de
résonance augmente au moins quadratiquement (rien qu’en s’en tenant aux interactions spinspin)
en sorte que leur résolution devient problématique. On ne s’étonnera donc pas que si
l’implémentation NMR a été la première à enregistrer un modeste succès, celui-ci tarde à être
amélioré. L'ordinateur photonique présente quelques avantages du côté de la stabilité des
qubits, peu influençables, mais il se heurte au même problème d'extensibilité des registres, du
moins dans l'approche linéaire. L'optique non linéaire améliorerait la situation en pilotant des
modifications d'indices de réfraction à partir de photons de contrôles (effet Kerr) mais les
milieux non-linéaires connus ne sont pas suffisamment actifs. Les cristaux photoniques
pourraient s'avérer utiles mais ils sont encore en plein développements.
Voila pour l'intro 