PS: Le calcul de la vitesse se calcule et se prouve tres aisement -et ce sans reflechir- juste en appliquant betement la formule de la valeur moyenne d'une fonction dans le cas de la fonction v qui vaut v1 = d1 / t1 sur t € [0, t1] et vaut v2 = v2 / t2 pour t € ]t1, t1 + t2]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moyenne#Valeur_moyenne_d.27une_fonction
EDIT: v2 = d2 / t2
+1 à Tbop et +1 à Sir Ken Robinson
"Et dans tous les cas, bonnes ou mauvaises opinions que l'on puisse avoir d'elle, l'ecole ne jugent qu'un spectre plus ou moins etroit des facultees intellectuelles et humaines des individus... Paradoxalement on commence a s'interesser un peu plus aux facultees humaines lors des very dernieres marches de notre education alors que c'est tout l'inverse qu'il faudrait operer ! "
Traditionnellement les facultés humaines sont vues comme ne pouvant pas être enseignées, et à juste titre ce qui ne peut pas être enseigné ne devrait pas avoir de place à l'école. Je pense personnellement que les facultés humaines peuvent être développées par l'école, mais les modalités de mise en place d'un tel enseignement sont loin d'être évidentes. Il ne faut pas reproduire le schéma de certaines matières culturelles de l'école qui favorisent inévitablement les enfants bénéficiant d'un capital culturel important, de plus il faut conserver une certaine universalité dans le développement de ces facultés humaines, et inévitablement il faut favoriser la réflexion personnelle de l'enfant plutôt que de l'endoctriner avec des concepts arbitraires. Bref, c'est nécessaire mais loin d'être évident à mettre en place ![]()
C'est tres loin d'etre evident, en tout cas ca implique une quasi refonte totale de notre facon d'enseigner et donc du courage et un certain sentiment revolutionnaire derriere... Il y a aussi ce vilain lien (mais neanmoins essentiel) entre l'ecole et la societe, il faut prendre le risque de changer l'ecole tout en esperant que les individus en sortent suffisament fort et conscient des perimetres que la societe exterieure veut bien leur donner. Or dites moi si je me trompe j'ai rarement eu autre chose de la part des conseillers et de la majorite des profs (bons ou mauvais) qu'un regard assez deteint, distopique et fataliste de la societe. Rares sont les profs qui nous ont donne confiance dans ce que l'on pouvait faire, et surtout qui l'on pouvait etre. Et les politiques et les grands manitouts quelque part ca les arrange bien aussi (sans complotisme aucun je precise).
Pas simple. Cela dit ca ne nous empeche pas d'y reflechir.
Personnellement je trouve l'ecole totalement desuette vis a vis des avancees de la recherche sur le fonctionnement de notre cerveau. Tout le monde sait que le cerveau n'est pas compartimente entre les matieres qu'on enseigne a l'ecole. Je serais pour un systeme qui pendant au moins tout le primaire ne raisonne que par nos differents types de memoire et de processus de reflection (la pensee laterale est totalement amputee dans le cursus scolaire or c'est un processus plus que fondateur de notre methode de fonctionnement).
C'est quand meme dommage de sortir de toutes ces annees d'etudes pour ne pas vraisemblablement savoir de quoi est fait notre cerveau et comment en tirer partie. Ni comment progresser dans certaines zones ou nous ne sommes pas naturellement bons par rapport a la moyenne statistique constatee ou ces camarades. C'est quand meme dingue non ? L'enseignement ne vous apprend pas de quoi est fait votre cerveau. Ce serait comme faire de hautes etudes de sport sans avoir comment son corps fonctionne un minimum et comment progresser.
Je regrette que l'ecole mondiale ne se reinvente pas et comme le dit Sir Ken Robinson en soit encore a fonctionner dans un modele de pensee industrielle qui date de plus de 100 ans dorenavant.
Autant je suis d'accord avec toi sur le fait que l'école et les études en général ne préparent absolument pas à l'insertion dans la société et les rapports humains, autant ton truc sur le cerveau me fait un peu peur. Pas sur le fond, effectivement une meilleure connaissance des schémas de pensée et des mécanismes qui la régissent est indispensable.
C'est plutôt sur la forme, tout ça reste très subjectif et il y a vite moyen de tomber dans le charlatanisme : j'en veux pour exemple l'enseignement (une approche du moins) de la programmation neuro-linguistique dans mon école. En gros ça prétend modéliser les schémas de réflexion, ça utilise pleins de mots ou tournures qui en jettent pour dire des banalités ou pire des conneries (par exemple la PNL affirme qu'on peut lire dans le mouvement des yeux si une personne pense en images, en sons, par la mémoire ou en inventant). Bien évidemment ce truc des yeux est sans aucun fondement et quand on fait remarquer au prof que ça ne marche pas on nous sort un autre mot savant et on nous dit que la personne fait de la synesthésie. Un peu trop facile tout de même. On nous a parlé aussi du cerveau gauche de la logique froide et du cerveau droit berceau de la créativité et des émotions
, on a eu droit au gif animé de la danseuse qui tourne et il ne manquait plus que le "on utilise 10% de notre cerveau". Il se trouve que cette méthode PNL n'est que du business et que c'est reconnu par les vrais experts comme étant du bidon.
Sans arriver à de tels extrêmes l'enseignement de telles méthodes ne me semble pas une si bonne chose. Je crois plutôt que chaque gamin devrait découvrir lui même quelles méthodes lui correspondent le mieux etc. Il faudrait que l'école leur présente un panel le plus large possible d'activités, par des projets en équipe ou à l'échelle de la classe, en autonomie, pour arriver à une fin commune : par exemple apprendre à lire et écrire. L'ouverture aux autres, le côté social et humain, serait en quelque sorte un dommage collatéral.
Je ne crois pas que faire l'inverse, à savoir enseigner les rapports humains (déjà ça peut s'enseigner ?) et espérer que les connaissances (car oui l'école doit quand même donner de la culture générale) tombent du ciel soit la meilleure solution.
C'est pourtant malheureusement un peu ce qui est tenté de façon complètement ratée par l'éducation nationale avec tous ces trucs bancals comme les itinéraires de découverte au collège, les projets d'ecjs et les tpe au lycée. On enseigne de manière classique les connaissances pendant 80% du temps et la majorité des élèves se fait chier. Et ensuite on case, parce qu'il faut bien, dans les 20% restants, des projets de groupe complètement inintéressants mais dont l'unique but est de faire travailler en groupe.
C'est un peu con. C'est plutôt la forme des 80% qu'il faudrait adapter, pour que les projets de groupe et activités sociales soient le moyen de prodiguer les connaissances et de susciter l'intérêt auprès des élèves.
Le système d'éducation à la française a besoin d'être révolutionné, on est tous d'accord. ![]()
Pour ce qui est des études à proprement parler (j'englobe le post bac mais aussi les études professionnalisantes alternatives au schéma lycée/bac/postbac) le système actuel est trop compliqué mais en même temps il offre vraiment des choix variés, que ce soit sur le fond et sur la forme. Pour les sciences en général, il y a plusieurs voies possibles, par la fac, les iut, les cpge, les bts, ... et très important il y a des passerelles. Je crois que c'est ça qui devrait se généraliser (pour éviter les nombreux retours à la case départ). Mais surtout c'est revaloriser les formations qui ont mauvaise réputation. Les CAP boulangers ne sont pas des demeurés (ça c'est le plus grave, le mépris pour les formations professionnelles alors que finalement ce sont les plus efficaces) et les bac+n pas forcément intelligents au sens large.
Normalement si le plus gros est fait dans les petites classes, le supérieur n'a pas besoin d'être remis à zéro, un gros coup de balai avec une meilleure "connectivité" entre les différentes branches, et une simplification de la nomenclature doit suffire.
Kientz je m'attendais a ce genre de message et tu as bien fait de mentionner le charlatanisme qui rode des qu'on s'aventure dans le terrain des ecole a pensee alternative (l'underground school koi).
Ce que j'ai evoque ne s'inscrit pas du tout la dedans. Je pense juste que le cerveau a plusieurs maniere de fonctionner et qu'il faudrait reperer, eveiller, alimenter chez les enfants ce desir d'apprendre a mieux les utiliser separement et/ou de maniere adjointe. Or dans l'education on est bon en maths, on est bon en francais, ca s'arrete la point, avec un leger fatalisme amer. Mais ce n'est pas comme ca que le cerveau fonctionne et est compartimente. Un cerveau n'est pas bon en math, ni bon en francais ca n'a pas de sens des qu'on s'interesse un peu aux vrais travaux scientifiques sur le sujet.
Je crois que dans toutes mes connaissances on a rate le coche de pas mal de non pas futurs medailles Fields ou de futurs prix nobel de litterature, mais de gens qui auraient pu tout a fait se reveler suffisament doues et interesses par ces matieres si elles n'avaient pas ete amenees de la maniere pseudo-educative dite du rabachage mais dans le langage propre a chacun. On peut enseigner les maths de maniere sensible, on peut enseigner le francais de maniere pragmatique, etc. On peut au moins faire cet effort de renovation de fond dans le cursus scolaire pour acquerir les bases jusqu'au college. Apres on peut estimer que les eleves sont assez independants, forts et conscients de leur facon de fonctionner pour revenir un peu plus a l'industrialisation de la transmission de savoir comme on l'a connait. C'est ce que je veux dire.
Toi et moi on a fini notre scolarite sans jamais avoir ete entraines officiellement a cette demarche d'amelioration du dynamisme de notre cerveau et de sa memoire. La premiere fois que quelqu'un a parle explicitement des differents types de memoire au sein d'un cours c'est il y a deux mois dans mes premiers cours d'allemands pour adultes.... Pour adultes !!! Et en plus de nous en parler, ils tournent tous leurs cours autour de cela. Moi je m'en fous j'etais deja au courant mais c'etait interessant de voir que j'etais bien le seul et qu'en plus notre maniere d'apprendre l'allemand est cerebralement beaucoup plus democratique que le rabachage de masse pour les masses.
Concernant le caractere est l'integration sociale je pointe surtout le manque flagrant d'autonomie et de place laisse a la creativite dans nos institutions. Il y a des tentatives de bonne foi comme les exposes et les TIPE mais c'est toujours amene de maniere academique, finalement toujours englobe dans un cercle restreint et par des lois a la cons, et pour seul but une note et une note seulement. L'initiative est louable mais trop plonge dans ce marasme educationnel qu'il faudrait oui je le dis sans hesiter : repenser voire demolir.
J'ai vu un reportage recemment qui avancait que la generation de nos parents avait une vision du travail beaucoup plus elargi sur le plan humain que les etudiants, entendons que le travail avait pour ambition d'etre autre chose qu'une machine a fric. Aujourd'hui il semblerait que la seule finalite recherchee dans le travail est l'argent, et que ca tend a s'accroisser. Alors bien sur c'est des stats, des reportages, mais ca a un grand de sens tout de meme avec ce que je connais des maux de ma generation et je me dis que cela n'est que la consequence de 17 ans de rabachage d'une course education non pas inhibee par le savoir mais par l'unique accession a la meilleure note. Wahou, en plus de ne toujours pas savoir comment reflechir l'education par son systeme de notations trop bon trop con ferait de nous de bonnes betes a frics.
Et bien messieurs nos ames valent bien plus que leurs chiffres ! ![]()
Je suis d'accord avec ce que tu viens de dire et j'ai pas grand chose à ajouter, juste confirmer que le système actuel laisse peu de place à l'autonomie et que je le ressens aujourd'hui (j'ai comme beaucoup d'étudiants du mal à me mettre au travail s'il n'y a pas un but précis avec un cadre précis et surtout un coup de pied au fesses comme un exam ou un concours), confirmer également que ne pas être bon dans un domaine dans les petites classes c'est juste ne pas être compatible avec la forme de l'enseignement (d'expérience je peux affirmer que les meilleurs dans le supérieur ne sont pas spécialement les mentions TB du bac, les têtes des petites classes, je connais plein d'exemples du type), et enfin que la notation chiffrée ou le classement découragent les uns et sont perçus comme une fin par les autres.
"d'expérience je peux affirmer que les meilleurs dans le supérieur ne sont pas spécialement les mentions TB du bac, les têtes des petites classes, je connais plein d'exemples du type"
C'est bien de le préciser car c'est un mythe ancré dans les mentalités malheureusement et qui se contredit très fréquemment (pour en avoir été le parfait exemple !).
Je suis d'accord avec tout ce qui vient d'être dit
En ce qui concerne l'apprentissage prenant en compte le fonctionnement du cerveau, je me dis que ça serait forcément bien. La difficulté est d'éviter le pur charlatanisme comme la PNL, mais aussi le charlatanisme maladroit/involontaire : on ne connaît pas encore à fond le fonctionnement du cerveau et on peut faire des erreurs, suffit de voir la méthode globale pour apprendre la lecture qui était sensée s'appuyer sur des recherches en psychologie cognitive pour être efficace et qui finalement est une fabrique d'illettré.
" la generation de nos parents avait une vision du travail beaucoup plus elargi sur le plan humain que les etudiants, entendons que le travail avait pour ambition d'etre autre chose qu'une machine a fric"
Cette vision est une bonne chose. Nos parents (ou plutôt nos grands-parents) avaient une vraie représentation de ce que veut dire "entreprise", évidemment avoir un travail ce n'était pas qu'avoir un salaire, c'était aussi un rôle, une utilité, une position sociale.
Mais ce qui aujourd'hui a détruit cette vision du monde du travail, ce sont les entreprises et les écoles qui nous apprennent à n'être (quasiment) que des outils au service d'employeurs qui nous jetteront quand ils n'auront plus besoin de nous. Lorsque l'entreprise ne considère ses employés que comme une force de travail, et non comme un ensemble de collaborateurs, il ne faut pas s'attendre à ce que les employés considèrent l'entreprise comme autre chose qu'une pompe à fric.
Personnellement l'école m'a légèrement dégoûté du monde de l'entreprise. Lorsque j'entends des phrases comme "il faut savoir se vendre" j'ai juste envie de crier que je ne suis pas une marchandise, pas un outil...
Or l'école m'a appris à me vendre, elle m'a appris que je devais être compétitif sur le marché du travail, et tout ce qu'elle m'a enseigné, elle l'a fait dans le but que je puisse être rapidement et efficacement utilisable, en bref elle m'a complètement formaté à mon rôle d'outil... Alors que si l'école montrait que les connaissances qu'elle enseigne servent plus au développement de l'enfant et qu'elles servent à lui donner une véritable importance dans la société, alors peut-être que ça passerait mieux. Mais pour ça il faut réformer l'éducation. Et j'ai presque envie de dire qu'il faudrait réformer l'économie, mais là c'est un autre débat
"Concernant le caractere est l'integration sociale je pointe surtout le manque flagrant d'autonomie et de place laisse a la creativite dans nos institutions. "
+1
Il faudrait une plus grande place pour la création et la réflexion personnelle dans le cursus scolaire. L'exercice de la philosophie pourrait être une bonne solution mais la philosophie n'arrive qu'en terminale, et surtout elle est terriblement mal enseignée... Lorsque j'étais en terminale au lycée, c'était la matière que j'avais en horreur. J'avais l'impression que c'était un immense bourrage de crâne où il fallait apprendre par coeur les opinions des uns et des autres pour pouvoir les ressortir dans des dissertations parfaitement formatées (thèse/antithèse/synthèse) et qui finalement ne laissent que peu de place à la réflexion personnelle. Une fois arrivée à l'université, j'ai pris (malgré moi) des UVs de philosophie, et j'ai eu un prof excellent qui nous as enseigné ce que la philosophie était vraiment ; les cours s'organisaient souvent sur le même schéma : le prof lançait une question philosophique, puis par petits groupes nous réfléchissions à la problématique et donnions nos opinions personnelles, puis les groupes se confrontaient entre eux. Ensuite le prof notait l'ensemble des arguments cités dans les débats et, dans une seconde partie nous comparions nos idées à celles qui ont été énoncées par des philosophes reconnus. En examen, il y avait une question philosophique à laquelle il fallait répondre selon notre propre opinion, en inventant quelques contre-arguments à notre thèse pour pouvoir les contredire. Ces cours exigeaient vraiment une réflexion personnelle, une certaine créativité et un certain art rhétorique, et je pense que des cours semblables (pas forcément sur la philosophie) pourraient avoir lieu dès le collège.