"C'est en rendant tout plus facile que le système scolaire français s'est cassé la gueule et qu'on a tous gagné une flemme énorme qui fait qu'on se vautre dans les études supérieures qui n'ont pas suivi le grand nivellement par le bas."
Faut dire qu'il y a eu une époque où le bac t'ouvrait pas mal de possibilités d'emploi, à l'époque avec juste un bac t'étais l'élite de la nation. Aujourd'hui avec un bac t'as rien de rien, c'est pour ça qu'on a rendu la réussite de cet examen plus facile, pour éviter que des gens se retrouvent à 18, 19 ou 20 ans sans rien du tout. Avec un bac un étudiant même mauvais pourra toujours réussir dans certaines filières du supérieur qui ne sont pas très exigeantes (comme certains BTS). Sans cet allègement de la difficulté du bac il y aurait une masse énorme d'élèves de 20 ans qui finiraient par se réorienter en BEP/Bac pro pour avoir un diplôme permettant d'exercer un travail ou de poursuivre en BTS.
C'est le marché du travail qui a commencé par rabaisser la qualité d'un bachelier, car il est arrivé un moment où on ne pouvait plus se permettre de recruter des bacheliers pour des tâches un peu technique et surtout l'offre de travailleurs grandissante a permis aux entreprises d'être bien plus pointilleuse sur la qualité de leurs employés (et d'ailleurs elles le sont de plus en plus en exigeant des employés formés/diplômés pour des emplois requérant peu de qualifications, comme agent d'entretien ou caissier).
Ensuite, et seulement ensuite, le nivellement par le bas du bac a été nécessaire, mais ce n'est pas lui qui a fait du bac ce qu'il est aujourd'hui, c'est la volonté, parfois la nécessité, pour les employeurs d'avoir des étudiants très bien formés pour des domaines spécialisés (ce qui explique d'ailleurs qu'il n'y ai pas eu de diminution du niveau dans le supérieur).
Et si on regarde à l'étranger, on constate que les autres pays suivent à peu près la même tendance : globalement un bachelier (général) français n'est pas plus mauvais qu'un étudiant américain ou qu'un étudiant allemand au même niveau d'étude.
Pour en revenir au sujet, le problème pour traiter les maladies orphelines n'est pas tellement le manque de médecin, mais surtout le manque de financement : si on avait plein de médecins compétents (ou de biologiste ou de pharmaciens), ils iraient probablement travailler dans les domaines les plus rentables, c'est-à-dire les maladies qui vendent le plus de médicaments. Travailler juste pour l'amour de la recherche, ça ne nourrit pas son homme. Ce qu'il faudrait c'est que l'Etat investisse pour la recherche dans les maladies orphelines (car lorsque le privé fait défaut, le public doit intervenir), seulement ça a un coût pas négligeable.