Il faut que le référentiel soit galiléen, ce qui n'est pas le cas d'un de ceux liés à l'une ou l'autre des voitures puisqu'elle ne vont pas à vitesse constante par rapport à la route (l'étude est celle du choc et ça passe de 50 à 0
), route assimilée à un référentiel supposé galiléen.
Quand on est dans le train et qu'il accélère on se sent partir en arrière et on peut modéliser ça par une force fictive dite force d'entrainement. Le référentiel du train devient alors galiléen à condition d'appliquer cette force fictive à tous les objets de l'étude.
Dans le cas d'une translation ça va simplement être
-masse_objet*accélération_train_par_rapport_rail.
Donc ici avec notre voiture A qui sert de référentiel, tant que A va à vitesse constante pas de problème EcB=0.5*m*(50+50)²
Mais au moment du choc l'accélération de A est non nulle, il y a même un pic. Il y a donc un travail de force fictive qui intervient au niveau de B et du coup ça fout tout en l'air.
Comme on a absolument aucune idée de l'accélération de A au moment du choc (si on connaissait la durée du choc on pourrait se dire que la vitesse a diminué linéairement jusqu'à 0 mais on n'en sait rien) on ne peut rien faire et impossible d'utiliser le référentiel lié à une des voitures pour faire l'étude.
PAR CONTRE, un truc qu'on peut faire c'est utiliser une troisième voiture sur une autre voie mais qui poursuivrait son chemin après le choc. Si cette voiture C allait à vitesse constante, pas de problème elle constituerait un référentiel galiléen et si elle allait à la vitesse de A, alors on aurait du point de vue de C :
avant le choc :
Ec=0.5*m*0 + 0.5*m*100²
après le choc :
Ec=0.5*m*50²+0.5*m*50² (une fois arrêtées, A et B vont à -50 pour C)
soit une variation de -m*50² compatible avec le point de vue de l'observateur en bord de route :
avant : Ec=0.5*m*50²+0.5*m*50²=m*50²
après : Ec=0
variation : -m*50²
