Voici une petite lettre que je vais envoyer au SVJ d´ici quelques jours. Donnez moi vos avis.
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Ô Science et Vie Junior
Voila presque dix ans que j´achète SVJ en libraire et quelques années que j´y suis abonné. Et durant les dernières qui se sont écoulées, j´ai été forcé de constater un déclin certain de la qualité de votre magazine tant par son contenu que par sa forme.
En effet, de nombreux aspects de votre magazine que je trouvais "sympathiques", ou que je considérais comme des détails dans le temps, m´apparaissent à présent comme des points discréditants. Je tiens à vous exposer en profondeur mon point de vue.
Débutons par le contenu. D´année en année il n´a cessé de se diluer pour laisser la place à des rubriques beaucoup moins intéressantes. Les pages de publicité couvrent à présent plusieurs pages. Les pages se référant aux jeux ont doublé. Une rubrique concernant les jeux vidéo a fait son apparition depuis quelques années. Pareil pour la rubrique livre, où chaque mois on est averti de l’actualité littéraire et des nouvelles BD. Tiens ! Comme par hasard se sont les jeux et les livres qui se vendent le plus ... Coïncidence me direz-vous ? Que nenni ! Se ne sont que des pages de publicité dissimulées dans une pseudo-information. Et oui, en bon économiste que je suis, ça ne m’a pas laissé indifférent, et oui, il faut savoir que tout le monde n´est pas aussi dupe que vous le pensez.
Ainsi, les publicités (des pages vides d´intérêt pour les lecteurs) pullulent au détriment de rubriques qui sont condensées ou même enlevées. En effet, la rubrique astronomie par exemple, qui chaque mois informait du positionnement des astres ou des événements cosmiques tels des éclipses ou comètes, s´est complètement volatilisée. Pfiout ! C´est la bonne fée de la rentabilité qui l’a fait disparaître. Il est vrai que le chèque d´un publiciste a plus d´influence qu´une foule de lecteurs mécontents. Mais passons.
Passons car je veux vous féliciter, oui, je vous dis bravo. Bravo à vous qui avez su cibler les adolescents prépubères complexés, balayant au passage les lycéens instruits et avisés. Il est évident que lorsque qu’on voit l´objet des publicités (TOUJOURS celles pour des gels pour coiffure) on a vite compris à qui s´adressait la clientèle. Après tout dans le titre SVJ, le « JUNIOR » prend toute son importance. Les adolescents sont dans des périodes de changements, en proie à des doutes, et donc facilement influençables. C´est si facile de leur faire gober ce que l´on veut ... Des tas d´âneries ...
Mais parlons en des âneries ! Tout les mois d´Avril on y a droit : la fameuse mais non grotesque rubrique "ichtyologique" dite poisson d´Avril, dans l´idiome courant du lecteur abruti. C´est rigolo, c´est marrant, et ça à l´air d´amuser les lecteurs. A mon humble avis, il serait moins content s´il avait deux sous de bon sens et qu´il se rendait compte qu´ils payaient pour ... pour rien vu que ces informations sont fausses et délibérément erronées. Alors pour ce coup de théâtre rocambolesque, oui, je vous tire mon chapeau. Bravo ! Moi même je ne réussirais pas à vendre des magazines qui ne contiennent pas d’informations sérieuses et crédibles. Voici à l´air de bien se débrouiller dans cette branche. Il est bien triste d´en arriver à trouver un lien entre Voici et SVJ ... on mettra ça sur le dos de la sorcière d´expansion de marché.
Ainsi plus l´on va dans le temps plus l´âge des lecteurs visés baisse. Selon mes estimations vous aurez affaire avec des enfants de maternelles d´ici 2030. J´imagine d’ici là très bien les nouvelles rubriques : « La crotte de nez est-elle comestible ? », « Des bavoirs autonettoyants » ou encore « Le complot du père Noël ».
Il ne faut pas se voiler la face, quand on voit que les « inventeurs » sont de plus en plus jeunes, et que leurs inventions sont de plus en plus basiques. Han ! Quelle merveille ! Mais quelles inventions, elles révolutionnent complètement le monde … Soyons sérieux une seconde voulez-vous. Ce n’est que du bricolage avec des mécanismes basiques. On est loin des logiciels de toutes pièces créés par des lycéens, très loin des concepts géniaux que l’on voyait fleurir il y a des années, aux antipodes des robots sophistiqués qui proliféraient. LA les 1000 € étaient valables alors que maintenant ...