Attention aux fautes
Le type me parle en allemand; coool à pars bite shön, gut dank et ich bin fransozïch je dois approcher du zéro absolu en deutch. Je cherche un moyen de quitter le jeu en ignorant le kéké qui commence à me les briser grave. Trouvé! Je note le nom du jeu dans mon phone, ça peut etre sympa de parler avec des gens. Je réveille mon amie dormeuse et lui fait signe que je m’en vais ; elle aquiece et se rendort. Je me dit que ça doit vraiment être le pied de vivre sans ses parents dans une ville d’étudiant. J’envoie un sms à Axel en lui écrivant “ i must sleep a moment, i’m tired” ou un truc dans le genre, je sais plus. Il me téléphone en me demandant où je suis, je lui répond que je suis chez lui et lui demande si ça le dérange, il me répond que le wisky est dans le placard du milieu!! Niquel mais boire seule trés peu pour moi. Axel a l’air de bien s’amuser mais il est un peu vert que je sois partie sans le prévenir. And so what? Aprés une serie de vannes au goût doûteux sur ma capacité à tenir l’alcool il racroche. Je trouve la salle de bain. Je me regarde pendant dix minute dans la glace, sans bouger, sans réfléchir, je scrute mon visage. Je fais un jolie kiss sur la vitre et passe un peu d’eau sur mon visage. Je vais rouiller si je continu. J’ai les cheveux trempés mais ça m’ a fait du bien.
Je retourne au salon mater la télévision. Arg! Les gens qui sont dedans parlent en bosh aussi!! Je vais devenir folle.
Je quitte l’apart en fermant délicatement la porte et je pars trainer dans les rues, j’aperçois un banc et m’assoie dessus. J’allume une chmére et tire une longue taffe dessus en respirant bien fort. Le silence...
L’aube, les volets qui claquent, les gens qui animent la ville et les premiers rayons du soleil. ça caille toujours autant bordel! Il ne va pas tarder à être 7 heures. Je vais attendre devant la grille et me glisser dans les rangs quand ils sortiront. Charlie me voit, elle me fait un signe. Je mets mon doigt devant la bouche et lui fait un “Chuuut”, manquerait plus que je me fasse griller d’une façon aussi stupide. Ma vieille ruse marche d’une façon déconcertante mais mes amis avouent m’avoir couverte. Mon subterfuge a marché, demain on ferra certainement le mur à plusieurs. La journée est terriblement ennuyante, un stage dans une imprimerie pour regarder des presses off-set fonctionner et comprendre les difficultés d’impression sur des machines en cmjn et donc créer des document en pao adaptés à ce type de fonctionnement. Bref des choses dont 99.9% des personnes de cette planéte se foutent royallement. J’ai le teint pâle, une amie me demande si j’ai pris quelquechose. Je me contante de lui dire que j’ai passé ma pire soirée depuis que la terre est terre et la femme est femme. Elle rigole... pas moi. A midi je ne mange rien; pas faim et la gueule de bois. En fin d’aprés midi nous rentrons à l’auberge.
Aprés manger les jeunes trainent dans le parc. On fait les cons, on fume, on se regarde, on se bagarre ; on vit tout simplement. Dans toutes classes il y a des groupes plus ou moins marqués par des façon de penser divergeante. Nous trainons en groupe et laissons de l’espace entre nous.
Soudainement je m’avance vers le groupe surnommé “les pauvres loozes”. Certains ont du mal à parler et mangent leurs mots à un tel point que leurs phrases sont imcompréhensibles. Je sais qu’ils jouent énormément aux jeux vidéos. Ils sont certainement sympa mais la société est cruelle et injuste avec eux. J’en connais particuliérement un. Il s’appelle Antoine. J’ai discuté avec lui en cours d’arts plastiques il est gentil. J’aime pas trop les étiquettes qu’on colle aux gens et il le sait. Je m’arréte devant lui et lui fait la bise. Il est grand et maigre. Il a les cheveux longs, rasés courts sur les cotés et porte un long manteau en cuir noir avec des chaussures de sport grises...chacun son style vestimentaire. Je cherche le nom du jeu sur mon portable. Je lui demande si il connait. Il démarre au quart de tour parlant du jeu avec passion et engoument... je ne comprends que la moitié de son baratin. On aurait dit qu’il cherchait à me vendre son produit. Je coupe la conversation du vendeur enflammé; il va finir par me faire regretter d’être venue. D’aprés son discourt ce jeu a l’air d’être sympa. J’ai l’impression que c’est un genre de messenger virtuel; ça peut être sympa.
Il me dit que c’est payant. Oula mauvaise nouvelle. La conne que je suis lui demande si avec mes 80 euro d’argent de poche par semaine ça suffira. Ils me regardent tous bizarrement. J’ai dit une connerie? Une vrai meute de pouilleux habillaient comme des papies qui partent en camping, préte à me lincher. Je suis mal à l’aise. Antoine me répond “oui”. Ok, ça va le faire alors; very nice!! Je ne lui demande pas le prix mais j’espére qu’il me restera suffisament d’argent pour mes activités nocturnes. Je lui demande où je pourrais l’acheter. Il me parle de “je console” je trouve ce nom bien banal. Je le remercie, salut ses amis et vais calmement rejoindre mon groupe.
Aussitôt arrivée une cellule de crise improvisée m’interroge. “Il te voulais quoi?”, “Vas te prendre un shampoing” ,“Si il te soule, je vais le taper ce tocard”,”tu parles avec eux sans masque à oxygéne?”. Je réponds d’un air sarcastique que je lui demandais si il pensait demander un crédit chez cofidis pour pouvoir me rendre mes feuilles canson avant 2010. Tout le monde rigole bruyament en l’insultant. Je fais semblant de rire en baissant les yeux. Antoine me regarde certainement. Certains moment restent gravés. Ils nous ont marqué d’une certaine façon. Ces moments sont ceux qui nous glacent le sang ou nous donnent du plaisir....là j’avais honte..j’avais mal pour lui...et envie qu’on me donne une baffe.
Suite dans le prochain épisode.