Bon, je n´ai pas établi de Background ou de scénario depuis que je faisais du RP sur table, y´a quelques années, et je connais moyen le background Warcraft. Donc ça vaut ce que ça vaut, mais j´ai un peu bossé pour mon nain préféré ( http://www.munchlenain.skyblog.com pour les screens). 
Voici l´histoire, j´attends vos commentaires:
Je m´appelle Munch, et je suis un fier guerrier nain. C´est tout ce que je savais de moi-même, jusqu´à aujourd´hui. L´histoire que je vais vous conter est la mienne, ou tout du moins celle de la seule partie de mon existence dont j´avais conscience jusqu´à présent. Elle commence à la Gorge des Vents Brûlants.
Une vision: celle d´un ciel à la fois noir et rougeoyant, des pics abruptes et angoissants, une terre aussi aride que désolée. Une douleur à la tête, une résonance, comme si deux marteaux s´étaient abattus simultanément sur mon crâne, comme si l´on m´avait subitement transformé en cloche humaine! Un sentiment de vide. De vide complet. Qui étais-je? Où étais-je? Mon esprit s´apparentait à ce moment précis à un grand trou noir. La seule chose qui m´habitait était un sentiment d´échec et de tristesse, inexplicable. J´essayais de bouger, avec le plus grand mal, car mon corps refusait obstinément de m´obéir. Je ne me sentais plus que comme une courbature vivante.
C´est en retombant à terre que je sentis la première chose agréable depuis mon réveil: une sensation de froid sur ma peau meurtrie. Du métal, noir comme le geais. Les restes d´une hache. Seule la cogne subsistait, le tranchant avait été purement et simplement pulvérisé, comme en témoignaient les fragments éparpillés ici et là. C´est en soulevant les restes de cette arme, que je distinguais un détail: la hache avait été forgée pour quelqu´un, car dans la masse imposante du manche, on distinguait le nom Munch. Cette arme était mienne, je le devinais. Je le savais.
Je laissais tomber l´arme, inutilisable, mais je trouvais la motivation nécessaire pour me tenir debout, sur mes deux jambes. La découverte de mon patronyme m´avait rassuré. J´étais Munch. J´étais un nain. J´étais un guerrier. Le reste, j´allais le découvrir par moi-même.
La marche qui suivit fût épuisante. Une fois sorti de l´enfer sur terre qu´était cet endroit, je dus traverser cette région hostile, les Terres Ingrates, dignes voisines entièrement désertiques, où lorsque les ogres ou les scorpions n´ont pas raison de vous, c´est la soif qui devient généralement votre ennemi fatal. Je finis par m´en extirper, et par atterrir dans la verdure qui entoure le Loch Modan, le lac le plus imposant de l´univers d´Azeroth. Je me laissais choir dans l´eau, et j´eus tout juste le temps d´avaler quelques gorgées avant de m´évanouir, apaisé, laissant le soulagement avoir raison de mon physique comme de mes nerfs.
J´ouvrais les yeux. Je souris intérieurement, en me disant que cette fois-ci, je n´avais rien oublié de plus! De plus, toute douleur avait disparue. En regardant autour de moi, je me rendais compte que j´étais dans une petite habitation, taillée dans la roche, et où tout était à ma taille. Je me levais. J´étais manifestement dans Ironforge, capitale des nains. Un autre nain, visiblement garde d´Ironforge selon l´armure imposante qu´il portait et les conditions frustres dans lesquelles il vivait, me sourit. Il m´expliqua la manière dont il m´avait retrouvé, agonisant sur le bord du lac. Il me tendit des vêtements, que j´enfilais aussitôt, mais je ne sus quoi répondre quand il me questionna sur mon identité. De plus, je ne pouvais refouler un sentiment bizarre de distance entre lui et moi qui me tiraillait, alors celui qui se trouvait devant moi était pourtant de mon peuple. Je saisis le premier prétexte venu pour éclipser, et aller visiter la grande Ironforge. Et curieusement, cette cité millénaire ne m´évoquait rien, bien au contraire. Je me sentais en territoire hostile.
De ce jour, n´ayant aucun passé, je commençais à m´efforcer de construire mon avenir, en attendant l´opportunité de découvrir qui j´étais. De petits travaux en tâches ingrates, je gagnais de quoi m´équiper un minimum: une armure simple et peu pratique, une hache en fer corrodée et usée par le temps, ainsi qu´un bouclier d´aspect fragile, mais dont la résistance semblait encore suffisante. En attendant mieux… Je logeais non loin d´Ironforge, dans une minuscule maison que j´avais construite de mes mains, dans le petit mais chaleureux village d´Anvilmar, la foule et l´ambiance de la capitale naine ne m´attirant guère.
Le temps passa, et au fil des jours, des mois et des années, j´explorais région après région, aidant parfois les gens sur mon passage, combattant dignement la horde en tant que fier défenseur de l´alliance, et ce durant des années. Mon équipement ainsi que mon expérience du combat s´amélioraient, et j´appris à connaître de nombreuses personnes. Je connus quantité de compagnons de route, aux côtés desquels le fait d´aller au combat me rebutait un peu moins.
Malheureusement, jamais aucun indice sur moi-même ne me permit de parvenir à ce qui était mon réel objectif. J´avais presque tiré un trait dessus, car mon existence actuelle, malgré cette impression résiduelle de vide intérieur, finissait par me satisfaire en grande partie. Jusqu´à ce jour où je traînais dans Ironforge, et où apparut devant moi ce groupe d´aventuriers.
Un groupe hétéroclite, visiblement très éprouvé, dont le chef, un nain paladin assez connu pour être une huile parmi les aventuriers d´Ironforge, arborait fièrement ce qui semblait être un simple morceau de fer. Mais cette masse de métal me semblait familière, j´avais la persistante impression d´être happé par une aura invisible qu´elle aurait dégagée. Je me dressais devant lui et le questionnais sur la nature et la provenance de ce minerai. En le touchant, j´éprouvais une sensation à la fois inquiétante et familière. Je touchais au but. Quand il prononça le nom de Dark Iron, l´or des nains dissidents, mon sang ne fit qu´un tour. Un flash. Tout me revenait.
Je m´étais précipité sur un griffon en direction de la Gorge des Vents Brûlants, et une fois à terre, je me dirigeais au bord de la petite falaise entourant le camp nain où j´avais atterri. Je prenais une grande inspiration, et sifflais aussi fort que possible. Dans un premier temps ne répondit que le souffle lugubre du vent chaud et agressif si caractéristique de cette région, décidément peu attirante. Mais soudain, un bruit de sabots retentit, comme sorti de nulle part.
Apparut Ixidor, ma fière monture. Mon compagnon de toujours apparaissait à la lueur du soleil teinté de rouge. Un bélier des montagnes, d´un gris tellement profond qu´il tirait vers le noir, dont le regard, teinté d´une incomparable lueur vert émeraude suffisait à mettre à genou la plupart des assaillants de par sa majesté. Oui je me rappelais de tout: j´étais un Dark Iron. Je faisais partie de ces nains qui n´en n´étaient pas vraiment. Ennemis jurés des nains de Khaz Modan, rejetés par l´Alliance mais aussi par la horde, les Dark Iron vivaient dans une autarcie la plus complète, et se complaisaient dans la haine de toute forme de vie sur Azeroth. Seul comptait pour eux l´extraction de l´or sombre, leur seule et unique richesse: le minerai Dark Iron.
J´étais un Dark Iron, soit. Mais le tort que j´avais eu était de m´être dressé contre mes congénères. Ma colère contre ce mode de vie, cette violence et cette haine omniprésentes avaient grandi au fil des années, jusqu´à me faire perdre le teint sombre caractéristique des nains Dark Iron, mais aussi la raison, puisque je m´en étais pris à notre chef. Toutefois, et de manière très curieuse, les seul détails qui m´échappaient étaient le visage et l´identité de celui qui avait sans doute pensé être mon bourreau, sous-estimant ma résistance et me laissant agonisant. Mais j´allais le retrouver sans faute, et lui faire payer.
Je m´appelle Munch, et je suis un fier guerrier nain. Un seul sentiment dirige désormais mon esprit: la vengeance. Pendant des années, j´ai aidé les gens, exploré le monde et pris de l´expérience. J´ai toujours essayé d´éviter les conflits autant que possible, mais aujourd´hui, l´heure est à l´affrontement. Cette fois, c´est moi qui déclenche la bataille, et le chemin que j´emprunte est peut-être sans retour. Toutefois, je n´ai pas peur et je n´éprouve aucun regret, car la deuxième vie qui m´a été offerte ces dernières années m´a conforté dans mon opinion: les miens ont tort. Je ne chercherai plus à les raisonner, mais à me venger. C´est la seule chose qui m´habite.