Pour rebondir sur le tout premier message et le compléter, voilà un autre article intéressant sur le sujet:
Occasion : la grogne continue
26/05/2006 18:56:00
Elle est ressortie la vieille rumeur disant que Sony chercherait à interdire la revente des titres Playstation 3 sur le marché de l´occasion. La méthode, cette fois, était différente (un accord de licence au lieu d´un verrouillage jeu / console) mais Sony continue à démentir. Affaire classée, à priori, même si les éditeurs semblent toujours aussi décidés à stopper une activité parallèle très lucrative dont les bénéfices leur glissent entre les doigts.
Par : Eric Simonovici
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La rumeur de la semaine, celle dont se sont régalés les américains il y a quelques jours, nous vient en fait d´Angleterre. Les sources revendeurs du site Games Radar avaient ainsi indiqué que Sony cherchait à faire disparaître les rayons occasion des magasins anglais via un système de licence, rendant illégale la revente de logiciels Playstation 3.
Si la nouvelle a paru familière, c´est parce que le constructeur s´était retrouvé impliqué dans une affaire similaire en novembre 2005. La découverte d´une technologie Sony permettant de verrouiller un jeu à une seule et unique machine avait, à l´époque, provoqué la fureur des internautes, qui se voyaient déjà privés de la possibilité de louer ou d´emprunter à un ami leurs titres préférés. La société avait, du coup, dû offrir un démenti catégorique, affirmant que les logiciels Playstation 3 "ne seraient pas protégés contre la copie [de cette manière]".
Cependant, la méthode de cette semaine était différente. On ne parlait plus ici de technologie mais d´un simple accord de licence, ressemblant à ceux qui protègent actuellement la plupart des logiciels professionnels sur PC. Celui-ci stipulait que seul le droit d´utiliser le jeu serait acquis par le consommateur, le contenu du disque optique lui-même restant la propriété de Sony. En d´autres termes, l´utilisateur n´aurait plus eu le droit de revendre quelque chose qui, au départ, ne lui a jamais vraiment appartenu.
Le constructeur aurait-il pu prendre le risque de se mettre à dos consommateurs et revendeurs ? Peu probable au moment où le prix élevé de la Playstation 3 peine déjà à convaincre le public. Les experts interrogés par la presse américaine, eux, citaient de nombreuses complications légales et technologiques. "Sony peut théoriquement vendre une licence d´utilisation pour un jeu, mais l´acheteur devra alors disposer d´un moyen d´accepter cette licence, expliquait l´un d´entre eux. Je ne suis pas sûr qu´il soit possible de l´appliquer sinon." "Un tel système nécessiterait que toutes les PS3 soient reliées à Internet, estimait l´omniprésent Michael Pachter, analyste chez Wedbush Morgan Securities, chez Gamespot. Même dans notre société de plus en plus ouverte au web, cela resterait une tâche gigantesque." De toutes manières, l´histoire a finalement été démentie hier par un porte-parole Sony. "Nous n´avons clairement rien communiqué de la sorte [aux revendeurs], a affirmé Jennie Kong, de la branche anglaise. Tout cela est faux [...] et nous sommes très surpris de voir le sujet revenir une nouvelle fois sur le devant de la scène, pour être francs."
Affaire classée, donc. Mais ce que l´on retiendra surtout de ce nouvel épisode, moins que la rumeur en elle-même, ce sont les réactions menaçantes des fournisseurs de contenu. En fin d´année dernière, le magazine MCV (originaire d´Angleterre, lui aussi) révélait que ces derniers discutaient ensemble d´un plan d´action destiné à enrayer l´essor du marché professionnel de l´occasion, avec le support de l´ELSPA – le SELL anglais – si besoin était. Et mercredi dernier, derrière les commentaires, on a plus que jamais senti le désir de stopper une bonne fois pour toute une activité parallèle lucrative dont les bénéfices glissent entre les doigts des éditeurs. "Sony et le reste d´entre nous adoreraient mettre fin à ce commerce dommageable, a confié l´un d´entre eux au magazine Next Generation. Mais passer effectivement à l´action me semble être un combat qui dépasse même le constructeur. Ca m´étonnerait que [cette histoire de licence] se matérialise, mais j´espère que je me trompe." Rendez-vous est pris, donc. Ce n´est peut-être pas pour cette fois, mais la bataille est loin d´être terminée.
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Source: www.overgame.com (très bon site d´ailleurs, qui ne fait pas dans le racollage et donne ses sources).