Dans une enquête menée par nos confrères anglophones de GamesIndustry.biz, il semble bien que les choix technologiques faits par Nintendo pour sa console de Next Gen Revolution ne fassent pas l’unanimité. Selon nos confrères, beaucoup de milieux industriels se posent encore la question des décisions du constructeur japonais en faveur du développement d’un contrôleur de jeu, plutôt que de se consacrer à celui de la puissance graphique de la machine. Il est certes vrai que le standard HD va débouler dans le monde des téléviseurs, et que l’augmentation de la définition d’images de nos TV constitue, en elle-même, une rupture dans la conception même des jeux vidéo pour consoles.
Contre toute attente, Nintendo préfère donc tout tabler sur sa nouvelle conception de contrôleur de jeu, plutôt que d’entrer dans la bagarre ouverte des consoles Next Gen. Reste que ce choix, s’il peut ouvrir la console à de nouveaux types de jeu, rend frileux nombre d’acteurs du jeu vidéo, outre-Manche. Certains affirment même une certaine réticence, craignant pour leur avenir en développant des produits spécifiquement pour cette console, quitte à bouder le développement de jeux pour d’autres plates-formes déjà installées, ou en voie de l’être. Le dernier atout de la Revolution semble résider alors dans son prix. Les dernières estimations tablent sur un prix de vente bien inférieur à celui des Xbox 360 et PS3. Mais pour combien de temps encore ?
Il est en effet quasiment acquis que Microsoft baissera le prix de sa console, histoire de mieux pourrir la vie de Sony (du moins, le géant de Redmond l’espère-t-il) lorsque la PS3 sortira dans le commerce. On comprend mieux la frilosité des développeurs devant ces choix technologiques, et c’est là que le bât blesse : si le catalogue de la Revolution ne se garnit pas, il est clair que la console Next Gen de Nintendo aura un avenir digne de celui de la N64 : c’est à dire celui du feu de paille.
Source: http://www.inpactvirtuel.com/actu/news/4042-Des-doutes-de-la-Revolution.htm