En effet, The Wind Waker, contrairement aux deux épisodes de la N64 qui nous avaient laissé la tête dans les nuages, laisse une petite déception une fois parvenu au bout de l'aventure. Je peux me tromper, mais il est plus court, moins riche et finalement moins magique que les Zelda précédents. Attention, c'est un jeu sublime, et je vais revenir sur ce point, mais il manque, je ne sais pas, le petit quelque chose qui faisait par exemple de Majora's Mask une aventure aussi prenante et émouvante. D'une part The Wind Waker est très facile, l'aventure principale peut se finir très rapidement (du moins pour un Zelda). Et s'il y a de très nombreuses quêtes annexes, peu d'entre elles posent vraiment problèmes (à part, par exemple, très bête l'exemple, les puzzles dans la villa). S'il faut s'accrocher pour TOUT découvrir, le vrai point noir c'est que pour peut-être la première fois, on n'a finalement pas tant envie que cela de TOUT découvrir. Car, si au départ le monde maritime de ce Wind Waker enchante au plus haut point. On finit par se lasser des batailles navales et des pêches aux trésors. Surtout que, dans un mouvement très paradoxal, ce Wind Waker rappelle énormément Skies of Arcadia (qui s'inspirait de Zelda, comme quoi). Que ce soit les principes de navigation, de découvertes, quelques séquences entières mêmes (l'entrée sous les eaux fait totalement penser aux changements de niveaux aériens du chef-d'oeuvre absolu de la Dreamcast), The Wind Waker entretient plus d'un point commun avec Skies of Arcadia.