Alors je refais mon topic prenant comme base une anecdote mais ouvrant la voie à un questionnement important sur la modification des comportements des consommateurs de jeux vidéo, où l’automatisme consumériste prend le pas sur la réflexion constructive de l’achat raisonné et raisonnable et où le joueur achète plus ce dont on lui fait la pub que ce qui apporte matière à l’évolution du jeu vidéo.
Cette anecdote,la voici :Il y a une semaine de cela,mon petit frère à qui j’essaie d’entretenir une culture vidéoludique complète afin qu’il ne me sorte pas que la seule console qui existe est la « play2 » a discuté de jeu vidéo avec ses copains.Le soir,il me raconte que ses copains ne connaisent pas la console de prochaine génération de Nintendo qu’est la Révolution.Alors,je lui réponds que ses copains ne connaissent pas grand-chose au jeu vidéo et que, ce qu’est le jeu vidéo aujourd’hui est essentiellement dû à d’autres firmes que Sony et Microsoft tel que Nintendo (et Sega,paix à son âme !) .Il me répond que ces copains n’en ont jamais entendu parler et qu’ils savent même pas qu’elle existe !
Et là,un constat s’est imposé à moi : Même avec tous les efforts du monde pour sortir le jeu vidéo du réductionnisme dans lequel il s’engouffre,Nintendo ne pourra (re)conquérir un public sans une politique de pub agressive qui s’adapte aux changements de mentalités des consommateurs. En l’espace d’une décennie,il y a eu un changement des comportements des joueurs . « Les copains de mon frère » sont issus de la génération « Sony » et de sa philosophie où on consomme du loisir vidéoludique contrairement à moi qui suit issu de la génération « Nintendo,Sega » et où on jouait plus au jeu vidéo pour se distraire. Ce changement des comportements se traduit inévitablement sur la consommation et sur l’appropriation de l’identité du jeu vidéo et ce dont-on veut qu’il soit :bien de consommation lambda ou loisir de distraction.
Plusieurs questions s’imposent et ouvrent le débat :
ce changement de comportements des joueurs sur la consommation du jeu vidéo traduit-il une mutation irréversible de ce qu’est le jeu vidéo ?
L’innovation a-t-elle sa place dans ce constat ?
Et Nintendo peut-il s’adapter à ce changement ?