Après le très spécial Killer7 sur Gamecube et Playstation2, Suda51 revient avec un jeu à la hauteur du précédent : violent, décalé et divisant la communauté des joueurs, bien que plus accessible.
Sans trop spoiler voici la trame scénaristique :
Travis Touchdown, un otaku le plus commun du monde passant ses journés à glander décide un jour de faire quelque chose de sa vie en achetant sur Ebay un sabre laser. Travis éxécute quelques contrats et tue sans le vouloir le 11e meilleur assassin de Santa Destroy lui prenant au passage son grade.
Travis fait alors la rencontre de Sylvia Christel, la bombe qui gère le syndicat des assassins de Santa Destroy. A partir de cette rencontre Travis décide de devenir l’assassin numéro 1, ne serait-ce que dans l’espoir de passer une nuit avec Sylvia.
Ceci n’est qu’un résumé très approximatif, en réalité le scénario est beaucoup plus fouillé et décalé avec de multiples clins d’œil.
Parlons maintenant des assassins, au nombre de 11 ils possèdent chacun une personnalité très forte (lolita samouraï, vieux cow-boy chanteur, yakuza au sabre démesuré). Leurs combats tranchent énormément avec les petits ennemis que vous occirez en deux coups de cuiller à pot, ils sont au contraire très longs et demandent une stratégie particulière.
Nous en venons donc à parler du gameplay, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les combats se jouent principalement aux boutons. Très sommaire au premier abord, on apprend en jouant à utiliser les petites finesses du gameplay. Les seuls mouvements utilisés durant les combats constitueront en un mouvement pour achever les adversaires, et en un enchaînement de mouvements pour les prises de catch. Les combats sont super bien mis en scène et sont impressionants. Malheureusement, de légers problèmes de caméra viennent plomber la jouabilité excellente jusque là.
Graphiquement, le soft possède une esthétique indéniable inspiré d’une farandole d’univers qui viennent compenser la faible technique, notemment dans la ville ou clipping et aliasing sont omniprésents.
Venons en maintenant au gros point faible du jeu : les phases entre les boss, phases ou l’on doit se faire de l’argent pour payer sa prochaine rencontre. Pour se faire de l’argent on peut soit faire des jobs débiles à souhait (ramasseur de noix de cocos, nettoyeur de graffitis), soit faire des missions d’assassinats répétitives.
On pourra également dépenser son argent en vêtements, cassettes de catch, lequelles permettent d’apprendre de nouvelles technique ou encore en armement pour perfectioner sont savre laser.
Voici maintenant l’aspect le plus critiqué du jeu : j’ai nommé la censure. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’est pas trop gênant durant les combats mais le devient lors des cinématiques ou cela enlève l’aspect kitch du jeu.
No more heroes est donc un titre pour le moins atypique qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui possède une esthétique colorée et bariolée magnifique, un gameplay très sympathique, un scénario excellent et une bande son du tonnerre. C’est titre qui vous plaira pour peu que vous ayes un coté hardcore gamer.
Note : 17/20