Chez Ubisoft c´est la qualité...
Le second volet de notre découverte des studios de création français nous emmène chez Ubisoft,deuxième force mondiale de développement de jeux vidéo.
Ubisoft est un incontournable.Le chef de file du jeu vidéo français. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si les ministres de l’Industrie,François Loos, et de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, avait choisi de venir annoncer dans le studio de Montreuil le soutien du gouvernement au jeu vidéo par la création d’un crédit d’impôt. Et Dominique de Villepin ne s’y est pas trompé non plus, en revenant y faire son petit tour quelques semaines après.
Ubisoft, créé en 1986, c’est 3 500 personnes dans le monde, dont 3 000 attachées uniquement au développement,
un chiffre d’affaires de 538 millions d’euros en 2004-2005, et une stratégie de développement planétaire :Ubi a des studios en France (siège social), au Canada, en Chine, en Roumanie, mais aussi aux Etats-Unis (rachaten 2000 du studio de Tom Clancy, Red Storm) et… au Maroc (c’est le seul éditeur à créer des jeux sur le continent
africain). A Montreuil (Seine-Saint-Denis), le studio historique d’Ubisoft, et le plus gros de l’Hexagone, les 170 salariés
se sont spécialisés, depuis 3 ans, dans le développement du prochain Ghost Recon,“advanced warfighter”, de
Tom Clancy. Avec des titres tels que Rayman, King Kong, Ghost Recon, Brothers in Arms, etc. Ubisoft s’est forgé une réputation mondiale, celle de la “French Touch” du jeu vidéo.
de Nicolas Richoffer
LE CHIFFRE:
TOM CLANCY’S GHOST RECON, ADVANCED WARFIGHTER,
qui sortira en France en mars prochain, a été essentiellement
réalisé à Montreuil, où les développeurs résolvent actuellement les derniers bugs avant la commercialisation
La priorité du Gameplay :
• Brahim el-Belqasmi, 34 ans, dont neuf passés chez Ubisoft, “level designer”, et Jean-Baptiste Rollin,31 ans, cinq ans dans le jeu vidéo dont un chez Ubi, graphiste, travaillent actuellement sur les derniers détails de Ghost Recon.
• Chaque jeu naît avant tout dans un cahier des charges,réalisé par les chefs de projet, qui en fixe l’esprit et les caractéristiques.
• Brahim intervient ensuite. “On commence à penser interactivité avant de penser habillage. Je façonne donc le gameplay en respectant à la lettre le cahier des charges. Je décide de placer des ennemis ici ou là, la façon dont ils réagissent, etc. Mais si j’ai besoin d’un bâtiment, je met un cube.”
• C’est alors que Jean-Baptiste reprend le “bébé” en main. Il est là pour façonner les décors, dessiner de beaux bâtiments, des paysages… “On discute constamment. C’est un vrai travail d’équipe. Il faut que l’on soit tous cohérents, mais la priorité est toujours donnée au gameplay. C’est le maître mot d’Ubi. On ne peut pas faire un bon jeu sans un bon gameplay, mais on peut en faire un avec des graphismes moins léchés.”
• Brahim : “En permanence, on ajuste notre travail pour faire monter le stress du joueur, puis le faire redescendre. Et il ne faut pas que ce soit trop dur non plus.”
• JB : “Il est important pour nous de connaître les contraintes des autres. Et la force d’Ubisoft, ce sont ses talents et son organisation, tous au service de jeux de qualité. Cette culture de la qualité est entretenue au quotidien.”
Article du "Métro" Journal gratuit du Métro parisien édition d´aujourd´hui