La tentative de rachat de Take-Two par Electronic Arts continue de faire parler dans les couloirs de l'industrie du jeu vidéo. Si en tant que telle, l'affaire semble être au point mort, les éditeurs voisins n'hésitent pas à y aller de leurs petits commentaires. C'est par exemple le cas de Robert Kotick, PDG de Activision, qui vient de donner son avis personnel sur le sujet à l'occasion de la Goldman Sachs TIS 2008 Conference. Robert Kotick y a expliqué que dans le cadre de la tendance à la consolidation du marché, Activision avait - avant de signer avec Vivendi - également dressé un profil type des entreprises voisines et concurrentes susceptibles de l'intéresser tout en précisant que : "Non, Take-Two ne répondait pas exactement aux critères que nous nous étions fixés". Robert Kotick a donc déclaré : "Sur un marché aussi concurrentiel, nous devons sans cesse anticiper et nous avions donc dressé en interne depuis quelques mois une liste exhaustive des critères qu'une entreprise devait présenter pour que nous puissions nous y intéresser dans le cadre d'un rachat. [...] Profitabilité, management de qualité, outils technologiques propriétaires et licences historiques multimillion-sellers, voici à quoi nous faisions attention".
"Pour nous, Take-Two ne répond pas aux critères que nous nous étions fixés. Mais sans doute que Take-Two répond aux propres critères d'Electronic Arts" a donc clairement expliqué Robert Kotick. Le PDG de Activision explique cependant que le rachat de son entreprise par Vivendi (cf. cet article) a bel et bien mis le feu aux poudres : "Quand dans votre propre industrie, vous voyez vos concurrents s'allier pour former une entité aussi énorme que celle que nous avons formé avec Vivendi, vous ne pouvez que penser que les autres vont réagir pour tenter de maintenir leur rang. [...] Sur ce marché, les décisionnaires aiment parfois prendre des risques. Aujourd'hui, Take-Two est un risque compte tenu de sa situation financière. Mais en prenant ce risque, il y a évidemment la possibilité de faire une excellente affaire. EA a décidé de prendre ce risque, si l'affaire se conclue, nous verrons dans quelques années si c'était la bonne décision. [...] Mais dans la situation de leader qui était la nôtre, nous n'étions pas prêts à prendre d'aussi gros risques. Notre stratégie d'expansion était plus réfléchie et pour aller encore plus loin, nous avons alors pris la seule décision possible, accepter l'offre de Vivendi". Rappelons que la bourse s'est effectivement enflammée dans la sphère du jeu vidéo suite à l'annonce d'EA. Le cours de l'action de THQ a par exemple gagné près de 10% lundi, celui de Midway a grimpé de 7% et celui d'Atari de 13%, ces éditeurs étant eux aussi suspectés d'être dans le collimateur de plus gros poissons.
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Suite au prochain épisode,restez fidèles ^^ 