C’est la lumière du cœur qui crée l’ombre...
Blue Dragon est à l’image de ces aventures imaginaires que nous vivions enfants, fantastique et épique, offrant ainsi une narration naïve, attachante et agréable. Toutefois, le soft est loin d’être le port étendard de la niaiserie aberrante, ni même d’être une volonté absolue de perdre le joueur dans une réflexion tortueuse et psychologique. Blue Dragon est tout simplement la preuve matérielle ludique qu’un jeu vidéo peut être réalisé pour faire rêver le joueur et le transporter dans un univers simple où règne avec brio, la fraîcheur et le drame.
En effet, la narration, narre l´aventure épique de cinq compagnons d´infortunes qui se dresseront face à un dangereux scientifique mégalomane, à la recherche de l’héritage des anciens. Véritable conte vidéoludique d´une quarantaine d´heure, le jouer est amené à découvrir en même temps que nos héros, le monde qui les entoure. Cet exercice de style, qui coupe rapidement le rythme de l’aventure sur tout le premier DvD, a pour ambition de nous faire connaître les différentes cultures et peuples de ce monde. Ceci n’est pas anodin, puisque ce procédé permet par la suite de lancer l’ultime quête, à savoir une lutte à mort entre les différents protagonistes, le tout avec un temps mort quasi inexistant et révélations tonitruantes.
Dans un sens, le jeu est l’exemple même du projet maîtrisé, capable de rallier plusieurs aspects à sa cause. D’un point de vue technique, le soft souffre d’erreurs de jeunesse dues à l’exploitation d’un premier jeu Next Gen comme un framerate capricieux, des temps de chargements trop fréquent et longs ou encore un effet de Blur parfois exagéré, mais dans l’ensemble le soft reste une perle visuelle et auditive. Le gameplay est lui aussi un aboutissement du travail effectué dans le milieux du tour par tour nippon, nous proposant une évolution dans un gameplay solide qui a fait ses preuves. C’est ainsi que l’on peu compter sur une centaine de compétences à obtenir, réparties sur plusieurs jobs/classes comme les habituels Mage Rouge (brasier, glace, vent etc.), Guerrier et Mage Blanc (soin, bouclier etc.) et une amélioration bonus des caractéristiques de nos personnages comme la force, l’agilité et la défense. Concernant les combats, les ennemis sont directement visibles sur la partie exploration, permettant aux joueurs de choisir entre plusieurs options comme le ´combat de monstre´ ou encore la possibilité de combattre plusieurs groupes de monstres les uns après des autres
Blue Dragon, ne se contente donc pas d’être un simple RPG dans lequel les actions ne se renouvellent pas et propose donc des jeux en QTE comme des batailles en vaisseaux ou encore, des jeux de réflexe et de rapidité. A côté, le jeu propose de rechercher un certains nombres de livres dévoilant le background du jeu, rechercher des médailles que l’on échange chez Toripo (l’avatar de Akira Toriyama) pour des objets rares mais aussi de rechercher des matériaux dans le décor comme du fer, de l’argent, de l’expérience bonus. Fait intéressant, même quand votre recherche se révèle inutile, vous trouvez des ‘rien’ que vous pourrez échanger chez un savant fou. Pour finir, une compétence du jeu vous permettra de pirater des portails libérant des coffres et des donjons optionnels, rallongeant la durée de vie et servant de quêtes annexes pour affronter les grands monstres de l’univers.
En conclusion, Blue Dragon exploite des critères connus des rôlistes nippons sans pour autant devenir une référence novatrice. Il est l’accomplissement d’un genre qui méritait un tel honneur et là-dessus, Blue Dragon est une incontestable réussite qui se doit d’être vécue !! !
Note : 16/20
Note coup de cœur : 4.5/5