Une flatulence est la production d´un gaz digestif, souvent expulsé hors du tube digestif par la bouche (rot) ou l´anus (pet, vesse).[1]
Flatulence vient du latin "flatus" qui signifie "souffler".
Les flatulences sont le résultat de la fermentation des matières décomposées ; on y trouve notamment des gaz non odorants : du méthane (gaz inflammable produit par des bactéries), du dioxyde de carbone, de l´azote, de l´oxygène, de l´hydrogène, et des gaz odorants sulfurés.[réf. nécessaire]
Un exemple de flatulence écouter
Leur intensité dépend de nombreux facteurs : la constipation, certaines maladies intestinales... En fait, on distingue plusieurs sortes de « pets ». En effet, il y en a des longs, des bruyants et des sourds qui produisent souvent un effet de dégoût.
Issus de la fermentation intestinale, ces gaz sont d´autant plus présents que les aliments se décomposent : les protéines complexes, notamment. Les consommateurs de flageolets, cassoulet, soja, et viandes rouges seront donc meilleurs producteurs. La mauvaise absorption de certains glucides (lactose, fructose...) peut aussi provoquer des flatulences. Plus rarement, la giardiase, une parasitose bénigne de l´intestin, est la cause de flatulence.
En moyenne, une personne libère par jour de 0,5 à 1,5 litre de gaz, en 12 à 25 occasions. Les herbivores en produisent plus.[réf. nécessaire]
Sommaire [masquer]
1 Effets sur la santé
2 Impact sur l´environnement
3 Anthropologie
3.1 Savoir-vivre
3.2 Humour
4 Anecdotes
5 Voir aussi
5.1 Bibliographie sur le sujet
5.2 Liens internes
5.3 Liens externes
5.4 Sources
5.4.1 Notes
Effets sur la santé
Une étude européenne sur les effets des flatulences sur la santé n´a pas pu déterminer de différences significatives entre les populations suivant leur fréquence de flatulation. Néanmoins, il a été prouvé que les personnes ventilant le plus fréquemment étaient plus heureuses (contrairement à leur entourage).[réf. nécessaire]
Impact sur l´environnement
Le méthane étant un gaz à effet de serre, les rejets de celui-ci par flatulence contribuent au réchauffement climatique. Les principales sources de rejet de méthane proviennent de l´élevage (notamment bovin produit par les rot principalement[2]) et des termites.
À ce propos, dans les années 1990, des scientifiques anglais ont apporté une nouvelle hypothèse pouvant expliquer la disparition des dinosaures. Leurs flatulences, trop importantes, seraient à l´origine de leur perte, le réchauffement de la planète ne les ayant pas épargnés.[réf. nécessaire]
Anthropologie
Le pet a fait l´objet de nombreuses études scientifiques. Les scientifiques semblent même lui porter un intérêt tout particulier. Par exemple, le Prix Ig Nobel de biologie a été attribué en 1994 à W. Brian Sweeney, Brian Krafte-Jacobs, Jeffrey W. Britton, et Wayne Hansen, pour leur étude sur la prédominance de soldats constipés dans les troupes déployées par les États-Unis, et particulièrement pour leur analyse numérique de la fréquence des mouvements d´entrailles.[3]
Savoir-vivre
De tous temps, les hommes se sont posés la question de savoir comment faire face à un pet imminent. Les réponses à cette question font partie du savoir-vivre.
Flatuler en public, sauf cas rares, est en effet perçu comme un manque de délicatesse, et peut être interprété comme une offense particulièrement grave par la personne victime de ces vapeurs nauséabondes. La preuve en est que la flatulence est à l´origine de nombreux conflits. Dans certaines sociétés, on pète devant une personne pour exprimer son désaccord.[réf. nécessaire] Il est en Angleterre, devant la loi, une cause de divorce ; et les couples anglais les moins heureux sont les plus producteurs.[réf. nécessaire]
Humour
D´un autre côté, les flatulences suscitent aussi le rire chez certaines personnes, ce qui pour d´autres est d´assez mauvais goût.
Certains usent même de leurs talents de maîtrise musculaire pour jouer diverses mélodies avec leurs pets tels Le Pétomane et M. Méthane. Des gens rient à cause de leurs petits bruits, d´autres pour l´odeur.
Dans Le Vieux qui lisait des romans d´amour il est relaté qu´au moins certains Indiens d´Amazonie lâchent des « pets sonores » pour éloigner les esprits.
Dans La Soupe aux choux, un extra terrestre est attiré par les pets lachés par deux paysans du centre de la France.
Anecdotes
Socrate formula-t-il l´hypothèse que le vrombissement des moustiques était le résultat d´une expulsion continue de gaz ? Aristophane le laisse en tout cas à penser dans Les Nuées.
L´empereur Claude autorisa ses invités à se lâcher en public, quand il apprit qu´un des convives de l´un de ses derniers repas était mort pour n´avoir pas osé péter à table.[réf. nécessaire]
Edward de Vere, comte d´Oxford péta pendant qu´il prêtait serment à la reine Élisabeth I, et s´infligea pour cela lui-même un exil de sept ans. Après son retour, la reine le rassura : « my Lord, j´ai oublié cette histoire de pet ».[réf. nécessaire]
Voir aussi
Bibliographie sur le sujet
Pierre Thomas Nicolas Hurtaut, L’Art de péter, 1751
Jean Poirier (Dir.), Histoire des mœurs, « L´Homme et l´excrétum », tome 1.
(en)Livestock’s long shadow: environmental issues and options. H. Steinfeld, P. Gerber, T. Wassenaar, V. Castel, M. Rosales et C. de Haan. 2006. Rome, FAO. ISBN 9251055717