Lisez atentivement cet article d´overgame.com.
Microsoft aurait donc choisi de nouveaux partenaires pour concevoir la console qui succèdera à la Xbox. Bien que la firme de Redmond n’ait fait aucune annonce officielle précise, il semble acquis qu’ATI se chargera de fournir la puce graphique, et IBM le processeur.
Ce changement de partenaire entraînera-t-il une incompatibilité entre les deux consoles ? Autrement dit, les jeux actuels pourront-ils êtres utilisés avec la future console de Microsoft ?
Une question qui se pose depuis que Sony, avec la PlayStation 2, a pour la première fois dans l’histoire des consoles de jeux vidéo, assuré une compatibilité descendante entre deux générations de consoles : les jeux PlayStation peuvent être lus sur une PlayStation 2. Une fonctionnalité qui s’est révélée être un redoutable argument marketing ; à la fois rassurant et fidélisant, qui a grandement contribué au succès de la PlayStation 2. Qu’en sera-t-il avec la future console de Microsoft ? Le PDG de Nvidia, fournisseur de la puce graphique de la Xbox, et le PDG de ATI, probable fournisseur de la puce graphique de la future console de Microsoft, donnent leur avis sur la question.
Selon Jen-Hsun Huang, le PDG de Nvidia, la future console de Microsoft ne sera pas compatible avec la Xbox actuelle. ‘’C’est quasiment impossible sur plusieurs niveaux’’ explique-t-il, ‘’au niveau de la propriété intellectuelle, ainsi qu’au niveau pratique´’. Les jeux développés pour la Xbox utilisent en effet des algorithmes spécifiques aux puces conçues par Nvidia, liés à leur architecture matérielle. L’architecture des puces de Nvidia, tout comme les jeux d’instructions, sont protégés par des brevets, ATI ne peut donc les reproduire.
Pour que sa future console puisse lire les jeux Xbox actuels, Microsoft a deux solutions : ajouter à sa future consoles puces Nvidia capables de lire ces instructions. Cette solution assurerait une compatibilité parfaite, mais augmenterait le coût de production de la console. Encore faudrait-il que Nvidia accepte de jouer les seconds rôles dans la future console de Microsoft, ce qui est peu probable, vu l’avis du PDG de Nvidia sur la question de la compatibilité.
L’autre solution est de recourir à l’émulation logicielle, c´est-à-dire utiliser un programme tiers, qui se lance ‘’par-dessus’’ le jeu, et qui traduit les instructions Nvidia en instructions compréhensibles par les puces ATI.
Dave Orton, le PDG de ATI, ne partage pas son avis. ‘’C’est dans le domaine du possible’’ affirme-t-il. Il appuie son argumentaire sur la loi de Moore, loi empirique énoncée par Alan Moore, le cofondateur d´Intel, selon laquelle la puissance des processeurs double tous les 18 mois. Avec cinq ans d’écart entre les deux générations de consoles, selon la loi de Moore, la future console de Microsoft sera huit fois plus puissante que la Xbox. Un surplus de puissance suffisant selon le PDG de ATI pour assumer une émulation logicielle.
La compatibilité est possible, c´est une question de prix. la question est de savoir combien Microsoft est-il pret à dépenser pour l´offrir aux joueurs?