Niveau jouabilité:
C’est du très classique. Les développeurs n’ont pas cherché à réinventer le paddle et, quelque part, c’est tant mieux : le jeu est assez coton sans cela. Car oui, même en mode facile, vous allez mourir à tour de bras dès les premiers instants. Bourrins s’abstenir. Il va falloir jouer la ruse, user des grenades, vous planquer derrière les obstacles, chercher le bon angle de tir… Une touche de tir, de tir secondaire, de changement d’arme (pas si pratique mais qui heureusement met le jeu en veille), de lancer de grenade, de corps à corps et une autre pour s’accroupir, sans parler du stick qui permet aussi de zoomer. Voilà grosso modo ce avec quoi vous allez devoir jongler.
Graphiquement:
C’est très loin d’être révolutionnaire. Certes, de loin, les environnements sont réussis. Surtout ceux des villes. Mais dès que vous progressez dans la végétation, c’est l’horreur : buissons pixellisés, textures hideuses… sans parler des murs qui, de près, sont tout aussi repoussants. D’autre part, d’un point de vue tout personnel, certains morceaux du décor sont tout sauf naturels : murs écroulés taillés à la serpe mais tous lisses et sans une égratignure, tôles à peine froissées… ça manque de sueur et de sang. Enfin, l’architecture des niveaux est ultra linéaire. Genre couloirs. Autrement dit, vous ne pourrez que très rarement contourner une position ennemie ou adopter une stratégie alternative.
Difficile, pas si beau que ça (et que l’on ne me parle pas du fait que c’est un jeu de sortie de console, qu’il faut être clément… nous ne sommes pas là pour juger les capacités futures de la PS3 mais pour donner notre avis sur un jeu présent), super linéaire… de quoi repousser les ardeurs des plus fans des joueurs de FPS… pourtant, l’ambiance y est plutôt réussie, malgré quelques (grosses) incohérences scénaristiques. Reste à confirmer cette impression mitigée ou à l’infirmer lors du test. Tout en sachant que la preview, oui, a été réalisée sur une version finale française (certaines voix y sont d’ailleurs un poil trop étouffées).
http://www.inpactvirtuel.com/articles/d/51/2.htm