Inutile de tourner autour du pot, la première chose qui frappe avec la puissance d´un uppercut, c´est la réalisation technique. Elle est proprement incroyable. Il n´est pas exagéré de dire qu´aujourd´hui, aucun jeu ne rivalise avec Gears of War sur ce point précis. Même les cinématiques in-game de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriot sur PlayStation 3 paraissent fades en comparaison.
Sur le plan du gameplay, Gears of War est loin d´être bourrin comme pouvait laisser supposer son titre. C´est un TPS tactique dans lequel on peut donner des ordres simples à ses coéquipiers via le bouton gauche ou bien laisser l´IA faire le boulot. Les commandes sont très bien adaptées au genre : un bouton pour recharger (X, les habitués de Halo apprécieront l´attention), un bouton pour activer l´attaque au corps à corps (B) via la tronçonneuse intégrée à l´arme, un bouton qui permet de faire un focus sur un objectif, le D-pad servant pour sa part à switcher les armes. Enfin, le bouton le plus important, c´est le bouton contextuel A qui fait office d´homme à tout faire. A découvert, il permet de courir ou de faire des roulades vers l´avant ou sur les côtés, en conjonction avec une direction. Il permet surtout à proximité d´un mur ou de toute autre couverture de se mettre à l´abri avec des mouvements très complets. Il permet enfin de passer d´un mur a l´autre à la manière de Splinter Cell : Pandora Tomorrow. La maniabilité est donc bien étudiée et surtout très instinctive. Le plaisir de jeu et l´immersion sont ainsi immédiats.
Au final, Gears of War répond à toutes les attentes et bien plus encore. C´est un jeu magnifique et extrêmement prometteur sur les capacités d´évolution de la Xbox 360, une console qui n´arrête pas de nous surprendre par la qualité de ses jeux et le dynamisme de Microsoft pour la promouvoir.
C´est pas demain la veille qu´ils diront ça d´un jeu ps3.
